Selon Jean 8, 1-11 Des pharisiens en colère s’adressèrent à lui pour l’éprouver :
« Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit
d’adultère, la loi de moïse nous dit qu’il faut lapider des femmes comme
elle, maître qu’en penses-tu ? »
Il enseignait en écrivant sur le sol. Comme ils continuaient à
l’interroger, il se redressa et leur dit : « Que celui d’entre vous qui
n’a jamais fauté jette la première pierre contre elle. » Puis il se
baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol. »
Ce passage de sagesse du nouveaux testament suffit à placer l’enseignement de
Jésus au-dessus de tous les positionnements religieux légalistes et formels confondus.
Il parlait. Ce jour là, exceptionnellement il écrivit et sauva une
femme de la lapidation. Pour ceux qui entendent, sa pédagogie empathique
démontre que l’intelligence du cœur vaut mieux que la loi, l’ordre, la
morale et l’exemple. Il s’agit
cependant de l’expression pure du raisonnement.
Il
domine sur l’injonction légaliste formelle et l’émotivité de notre
nature humaine complexe et contradictoire.
Gollum dénonce les manifestations de masse propres au catholicisme. Celles ci intégrèrent dés le haut moyen âge, toutes les croyances et pratiques dites païennes, d’inspiration germanique archaïque, issu de la communauté de l’être. En partie pour cette raison, le rayonnement de Jésus transpire de la confusion et du chaos imputable à l’humanité. Émergèrent toujours des êtres exceptionnels atypiques qui s’appropriaient merveilleusement ce qui fait l’essence du christianisme.
Hegel, L’Esprit du christianisme et son destin, 1797
« Aux commandements qui imposaient simplement de servir le Seigneur,
exigeant une soumission aveugle, une obéissance sans joie, étouffante,
sans amour, c’est-à-dire aux commandements du culte, Jésus opposa leur
exacte antithèse, un instinct et même le besoin inhérent à l’homme. »
Démarche qui s’apparente à la philosophie des ante-socratiques qui vivaient souvent doctement, le tout de l’être, le sacral, peut être assez proche de ce que l’on peut nommer le panthéisme.
Il existe des convergences étranges entre Héraclite, Lao-Tseu, Empédocle, Anaximandre et Jésus qui lui se présenta six siècles plus tard. Il émergea du judaïsme, dont le système légaliste mosaïque plombait le peuple hébreux dans un certain asservissement de religiosité. Encore une fois difficile à concevoir hors de la communauté d’être proposée par Jésus.
Maintenant, si je n’ai pas le privilège de partager son quotidien, une vie de déconstruction nietzschéenne, puis de reconstruction à travers jung, Marx et finalement Nietzsche me réconcilie avec la spiritualité d’abandon. Bien entendu, la dernière ligne droite de ma vie participe à cette évolution.
A propos de votre remarque, il est des réalités que l’on peut qualifier de physiques, pour certains d’entre nous, il existe des réalités psychiques, la spiritualité, l’inspiration, l’intuition créative de l’artiste et du scientifique, tous les phénomènes éprouvés inexplicables. Confrontés à ces réalités sur lesquelles la science s’interroge sans dénégation, des voies s’ouvrent mais se poursuivent dans la subjectivité, c’est l’affaire de chacun, nous sommes tous uniques.
"L’Évangile au risque de la psychanalyse" de Françoise. Dolto et les travaux de cette veine qui suivirent donnèrent selon moi une nouvelle épaisseur aux évangiles, privées depuis toujours de cette approche à la fois sensible, intuitive et scientifique.
J’ai entendu n’importe quoi, comme d’habitude, les commentaires ont complètement occultés le support du raisonnement. La communication est difficile. Nous avons tous besoin de nous faire entendre, bien au-delà du texte et du document proposé, je suis bien entendu dans le même travers égocentrique.
En revanche, je l’avoue, la personnalité réelle ou mythique de Jésus, m’est toujours apparu d’une immense complétude. J’ai toujours une grande sympathie pour tout philosophe , artiste ou autre cherchant qui me parle de Jésus. Un peu comme un enfant qui affectionne qu’on lui raconte son histoire préférée. La part de notre enfant intérieur, est comme un volcan gris qui toujours peut s’éveiller.
Pour cette raison, j’ai beaucoup de tendresse pour Françoise Dolto qui put de surcroît se vivre comme une ante-socratique dans une espèce de sacral, ce tout de l’être, de complétude, mariant toutes les dimensions de l’âme, physique, mental et spirituel dans ses travaux.
Merci de m’avoir permis, par votre intervention, de m’être laissé aller en toute simplicité. L’essentiel est simple, comme l’âme d’un enfant et le temps m’est compté.
Une note de fraîcheur et de profondeur dans ce monde de "brut."
Cet enseignement que vous dévoilez à travers ce sympathique personnage, appartient au patrimoine de la communauté de l’être,il se transmet toujours au-dessus de la tête des athées de la société de l’avoir qui ne vit que du capital aussi colossal qu’illusoire et inculte.
Les touches de vérité sont toujours là, c’est à nous de les saisir et de les partager entre "cherchants."