A présent, je vais répondre à votre question : « Le politique serait donc, selon vous, légitime pour limiter voire interdire cette publication et toute expression reprenant les conclusions de cette thèse ? »
J’aimerais bien pouvoir empêcher le politique de s’en mêler, mais il faut être cohérent et songer au fait que la loi s’exprime en formules générales. Donc, comment justifier formellement le fait qu’un livre ou qu’un article de cette nature échappe au principe du contrôle politique... et non tous les autres livres et articles de presse ?
Il serait peut-être possible au niveau constitutionnel (ou un autre niveau méta-politique ?) de soustraire les publications de recherche et de communication du champ de l’autorité publique, en invoquant la primauté de la liberté de recherche et de communication individuelle sur la souveraineté populaire en matière de publication ?
Quelques indices montrant comment la puissance publique considère que toute publication s’inscrit par principe en tant que forme publiée dans son espace de contrôle, même si "l’imprimerie et la librairie sont a priori libres en France et dans de nombreux pays". https://www.sne.fr/realiser-un-livre/mention-a-porter-sur-les-livres/
"Le fondement juridique du dépôt légal est donc une prérogative de puissance publique, au même titre que l’impôt. Dans les pays où il est obligatoire, le fait de ne pas s’y conformer est généralement considéré comme une infraction réprimée pénalement." https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9p%C3%B4t_l%C3%A9gal
La loi sur la (l’encadrement et la limitation de la) liberté de la presse est assez stricte également :
"Tout écrit rendu public, à l’exception des ouvrages de ville ou bilboquets, portera l’indication du nom et du domicile de l’imprimeur, à peine, contre celui-ci, de 3 750 euros d’amende.
La distribution des imprimés qui ne porteraient pas la mention exigée au paragraphe précédent est interdite et la même peine est applicable à ceux qui contreviendraient à cette interdiction.
Une peine de six mois d’emprisonnement pourra être prononcée si, dans les douze mois précédents, l’imprimeur a été condamné pour contravention de même nature."
@maQiavel "C’était le sens de ma question « Le politique serait donc, selon vous, légitime pour limiter voire interdire cette publication et toute expression reprenant les conclusions de cette thèse ? »"
(Cette partie est évidemment la citation de votre message)