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Fataliste de nature, je ne me fais guère d’illusion et accorde à la réalité toute sa prépondérance.

Les œuvres humaines me laissent dubitatif, et la nature me paraît elle bien mieux équilibrée... Et accessoirement bien plus incidente sur nos existences que nos vaines gesticulations...

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  • 1 vote
    loph loph 21 mars 2013 12:00

    Mouai, mouai.


    Cette logique qu’on applique, à savoir ceci est trop coûteux, ceci rapporte, ne sert qu’une chose : faire perdurer nos structures civiles, qu’elles soient étatiques, collectives ou commerciales.

    Mais dans aucun cas elles ne se préoccupent de ce qu’il en coûte à plus grande échelle.
    Alors au moment où ce cadre de plus grande échelle deviendra un barrage à cette croissance qu’on dit civilisée, direz-vous toujours que ce sont les fonctionnaires qui coûtent trop cher ?

    Ou bien vous rendrez-vous compte que c’est l’ensemble du développement humain qui implique ce coût ? On ne vit pas dans un domaine dont on fait ce qu’on veut me semble-t-il, alors évidemment faut-il aussi accepter ce cadre et s’y plier.

    Et donc, que cette société soit mal gérée ou pas ne modifiera pas le cours des choses, et celui-ci aura je suppose toujours prééminence quelles que soient les décisions que nous prendrons par le biais des représentants élus ou pas, des décideurs et des manipulateurs d’influence.

    En outre, voyez-vous combien coûtent nos idéaux à vouloir vivre avec un maximum de confort ? Eux aussi représentent une charge dont nous avons à nous acquitter, sauf qu’eux laissent des traces qui se résorberont moins facilement que celles laissées par nos existences individuelles.

    Cette collectivité mondiale avec toutes ses incohérences finira par devenir trop coûteuse, et j’imagine bien que la société du futur composera autrement avec les réalités qui lui échoiront. Le fonctionnariat, l’industriel, le service reprendront sûrement un format moins développé, tout simplement parce que le cadre général avec les lacunes que nous creusons avec notre consommation actuelle ne permettra plus de s’en affranchir comme nous le faisons présentement ; moins d’énergie fossile, des restrictions budgétaires ou tout simplement le rééquilibrage naturel impacteront toutes nos structures basées avant tout sur les réalités matérielles plus que sur nos desideratas idéologiques ou intellectuelles...

    À terme donc, cette civilisation connaîtra forcément le revers de sa médaille, et puisque nous en avons fait quelque chose d’incontournable pour la plupart d’entre nous, chacun en aura sa contrepartie... 

    Salutations


  • vote
    loph loph 18 mars 2013 17:35

    Mouais, j’aime bien... On va là bas où la croissance grimpe, mais c’est quand même sa vie qu’on met à contribution. Pour quoi au final ? L’édification d’un système galopant de plus en plus vite, et passez moi le mot, cramant l’environnement.

    Je me répète, mais sans lui, ni croissance, ni même vie... Quand donc reprendrons-nous nos esprits, largement détournés par les leurres artificiels auxquels la majeure partie de la population mondiale contribue ? Pour une meilleure vie ? Ou pour justifier notre hégémonie sans précédent et remettant en cause les équilibres naturels ? De ce que je retiens du reportage, c’est qu’elle étudie dans le marketing (mouais), et lui s’est endetté pour suivre son cursus...

    Merci News360x

    loph



  • vote
    loph loph 18 mars 2013 17:15

    Pauvres êtres humains soumis aux diktats de sociétés qui n’ont plus rien d’humaine. Et qui ont encore moins de cohérence que le seul modèle viable ayant fonctionné jusqu’à présent, le cycle vital bien sûr... Mais ça c’était avant qu’on veuille s’élever, et même dépasser, ce schéma.

    Décidément, d’un côté des chômeurs à qui on demande de rembourser, de l’autre, des créanciers qu’on finance à coup de millions d’euros, quand ce ne sont pas des milliards... Il faudra qu’on m’explique à quoi ça rime ?

    Ça me fait juste penser qu’une société apparaissant un jour disparaîtra un autre. Mais là où est intervenue la croissance, ce ne sont pas une ou deux personnes qui en font les frais, c’est toute une frange de la population ayant contribué, ou cru, aux mirages matériels ou idéologiques qu’on leur a fait miroiter qui en pâtissent.

    Décidément, nous resterons toujours les mêmes irréalistes, et quelques idéalistes peu scrupuleux envers leurs semblables continueront allègrement de tirer les marrons du feu puisque la majorité se laisse prendre dans ses filets contraignants : bosser, consommer, faire confiance à des entités se foutant éperdument des conséquences dites civilisées de nos agissements sur la sauvegarde environnementale, accessoirement base de toute vie et mort sur terre !

    Ça montre au moins qu’on a encore beaucoup à apprendre avant de se dire réellement intelligent, et pour moi, instrumenter la vie n’est pas le signe de grandes capacités intellectuelles...

    Salutations, et bon vent à tous !

    loph



  • vote
    loph loph 15 mars 2013 10:51

    Simple réflexion, en plus un peu longue à venir comme les dates des commentaires en attestent...

    Mais que la société est pourvoyeuse en paradoxes. Pendant qu’une partie de la collectivité lutte contre les effets néfastes produits par les industries, ou d’autres causes, l’autre partie vise à escamoter ses responsabilités pourtant réelles dans la détérioration de l’environnement.

    Or, comment ignorer que c’est par notre seul fait que la situation actuelle avec toutes ses incohérences a pu émerger ?
    Hélas, tant que la population terrestre ne reviendra pas à une vision objective des choses lui montrant combien elle vit au dépend des règles naturelles, les industries et autres activités collectives, pour ne pas parler des activistes et autres lobbyistes, continueront d’avoir le vent en poupe. Et continueront accessoirement de causer des dommages à l’environnement, difficilement réparables.

    L’unes des issues à ces situations hors de contrôle serait de revenir à des dimensions nécessitant moins d’exploitations industrielles, et par là même que nous consommateurs nous réhabituions à un train de vie plus allégé.

    Mais je me le demande, qui en a réellement envie ? Malgré toutes nos "œuvres", nous ne restons, et resterons, que des rouages ou des cellules vivantes inscrits d’une part dans le contexte naturel comme d’autre part, dans un destin inévitable qui, l’un comme l’autre, nous dépassent et ne nous laissent que peu de choix.

    Finalement, au lieu de lutter contre les agissements d’entités qui nous dépassent, ne vaudrait-il pas mieux lutter contre nos faiblesses individuelles qui, multiplié par le nombre que nous sommes à la surface de la terre, la rendent de moins en moins viable ?

    Bien à tous, et bravo tout de même à soumayahastalavictoria de s’impliquer.

    loph



  • vote
    loph loph 13 mars 2013 16:57

    de Talion : "Mieux vaut en effet éviter de trop tomber malade de nos jours"

    Tomber malade n’est qu’un des aléas auxquels nous sommes soumis en tant que corps vivant. C’est inévitable.

    En revanche, s’acquitter d’une mutuelle permet d’être remboursé de frais parfois conséquents. Et en tant que parents, individus lambdas ou malades potentiels, mieux vaut en être pourvu...

    Pour autant, ce milieu dit de la santé me laisse, comme beaucoup d’autres choses, dubitatif ou perplexe. Effectivement, il me parait être une orchestration tendant à nous retrancher des coups du sort : maladies endémiques, accidents, pathologies héréditaires.

    Dans la mesure où cela permet à des opérateurs genre sanofi - aventis d’engranger des bénéfices substantiels, et d’acccroître leurs influences sur beaucoup de plans (recherche génétique, applications onéreuses, développement d’une pharmacopée, et cætera), alors que dans le même temps on assiste à un accroissement des déficits, qu’ils soient des caisses de retraites ou de la sécu, ET un accroissement démographique par le fait qu’on vive plus vieux maintenant qu’auparavant, cela me fait penser que les mutuelles comme tous participants à cette sphère d’influence dite sanitaire jouent un rôle polémique dans la montée de notre influence au sein du monde vivant.

    En gros, sans mutuelles et systèmes de protection sociale, qu’en serait-il de la croissance tant désirée par les élites qui nous gouvernent ? À mes yeux, tout ceci contribue à l’assujetissement du milieu ambiant à nos faims inavouées ou instinctives, et laisse présager des crises où nous ne serons pas les seuls à pâtir de nos excès.

    Comme je le pense, on ne se protège que dans une certaine mesure de la réalité, mais celle-ci finit toujours par nous rattraper. Finalement, les mutuelles, et plus généralement nos systèmes sont-ils bons pour l’équilibre général ? Vu la croissance collective (quand individuellement, nous comptons si peu) à laquelle nous soumettons l’environnement, je me le demande...

    Il reste clair qu’en définitive les mutuelles comme les caisses de sécurité sociale contribuent à une croissance difficilement compatible avec les limitations naturelles. À force de vouloir en plus canaliser au maximum les flux vitaux ou létaux à nos avantages, on détériore parfois irrémédiablement le milieu même où on vit.

    Est-il alors si dommage que 4 millions de personnes en France soient dépourvues de mutuelles ? Et combien dans le monde n’ont d’autres horizons que la réalité crue, pour ne pas dire cruelle ? Je sais combien mon propos peut être choquant pour certaines sensibilités, mais il reste indéniable qu’on ne vit pas éternellement, et la santé n’est qu’une résultante instable de l’équilibre corporel... En faire une fin en soi pourrait-il nous exclure du mouvement menant à notre terme ? Justifie-t-elle l’existence d’une industrie dont les mutuelles sont l’unes des facettes et concourrant à l’émergence de troubles de plus en plus profonds : résistances des "germes" aux médicaments, mutation des bactéries, microbes, et cætera ?

    La nature, longue vie à elle, s’en accomodera. Mais nous ?

    Salutations

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