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Fataliste de nature, je ne me fais guère d’illusion et accorde à la réalité toute sa prépondérance.

Les œuvres humaines me laissent dubitatif, et la nature me paraît elle bien mieux équilibrée... Et accessoirement bien plus incidente sur nos existences que nos vaines gesticulations...

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    loph loph 13 mars 2013 12:11

    @ juluch

    Jeunes cons, vieux cons, qu’importe ?

    L’état d’esprit dans lequel on se situe ne dépend pas de l’âge. J’en ai 44, parfois je me sens intelligent ou plutôt en phase avec la réalité, d’autres fois, mes réactions sont fortement influencées par ce qu’on doit bien appeler de la connerie (précipitation, manque de recul, oisiveté intellectuelle...).

    Peut-être qu’on fait plus preuve de "connerie" par manque d’expérience ou de ressenti vis-à-vis d’une situation qu’on ne maîtrise pas ? De ce point de vue là, nous sommes bien tous confrontés à des réalités qui nous dépassent... Et le fait d’avoir à choisir si oui ou non on consomme des boissons énergisantes, ou d’autres produits ayant forcément des conséquences, ne dépend hélas pas que de nos propres décisions.

    Pour ma part, je trouve difficile de savoir mesurer l’avantage et l’inconvénient dans des contextes où tous les tenants et aboutissants ne nous apparaissent pas clairement (la norme en somme), faisant alors de nous des ignorants en puissance... Quand en plus ceci est instrumentalisé par des groupes (il n’y a pas que les boissons énergisantes...) dont les aspirations vont à l’encontre du bon sens (progression du chiffre d’affaire), il devient d’autant plus difficile de s’y retrouver.

    Tout au plus cela peut-il servir à renforcer son expérience, si toutefois on n’est pas victime avant d’une mode comme le "binge drinking" ou autre mouvement annihilant la personnalité.

    Bien à vous juluch,

    loph



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    loph loph 11 mars 2013 15:57

    Après avoir lu les commentaires, et sans vraiment bien connaître Daniel Darc, j’aurai juste envie de faire le constat qu’on ne s’occupe bien que de soi même, à défaut de savoir être proche d’autrui.

    Comme lui l’a tenté, je tente aussi de trouver un certain équilibre. Chose ardue s’il en est, en ce monde sans cesse mouvant. Et la plupart du temps, cet état nous est refusé, comme le montre son décès, causé sûrement par le manque d’équilibre qui est notre lot à presque tous.


    Parfois aboutit-on à ce dernier, mais plus fréquemment, est-ce une course perdue d’avance car les éléments jouant leur rôle le font rarement à notre avantage dans un cadre qui nous dépasse. Si équilibre il peut y avoir, celui-ci se trouve plutôt au tréfonds de nos âmes ou dans le mouvement perpétuel animant l’univers lui même, et sûrement aussi au sein du vide.

    Mais pour lui, cette issue est la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Au moins est-ce mon sentiment vis-à-vis d’un ancien punk...

    S’il m’entendait, ce qui selon moi n’est que fantasmagorie, je lui dirai "soit tranquille maintenant, ton temps est accompli", et retirerai de sa disparition la simple certitude qu’individuellement, c’est l’un des points communs qui nous rapproche tous...

    Seule finalement reste l’absence de la personne partie, pour ceux qui lui survivent.
    Mais qu’importe, car le cadre de nos existences reste toujours le même, qu’on soit Daniel Darc, Stéphane Hessel ou tout autre.

    Bon vent à la vie, comme à sa collatérale.



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    loph loph 11 mars 2013 12:56

    Quelle question intéressante !

    Les droits de l’homme mènent, selon moi, à la catastrophe parce qu’ils édictent une manière d’être qui en ces temps d’industries triomphantes mène à des situations ô combien déséquilibrées.

    Ces droits de l’homme là valaient bien au moment où ils ont été établis. Mais maintenant qu’un système a tourné les choses à son avantage, ils pourraient bien (les droits de l’homme) évoluer vers les droits qu’on a détournés : ceux de la planète et de ses équilibres.

    Eux méritent plus, maintenant, qu’on s’en préoccupe puisque en leur absence, les catastrophes vont aller crescendo aussi bien dans leurs gravités que dans leurs multiplication. Ils transcendent d’ailleurs l’existence de chaque chose sur terre.

    Alors les droits de l’homme pourquoi pas, mais sans oublier les droits "supérieurs" de l’environnement... Seuls garants de la viabilité planétaire à héberger la vie, dont nous ne sommes que d’éphémères profiteurs...



  • 4 votes
    loph loph 11 mars 2013 12:11

    Toujours dubitatif lorsque je considère notre espèce et son sens des responsabilités...

    Comment peut-on effectivement se croire responsable, alors que le mouvement naturel a une prépondérence bien plus incidente que la nôtre ?

    Sur ces questions énergétiques, et leurs conséquences létales en cas de catastrophes naturelles, j’y vois l’irresponsabilité de notre système collectif produisant des éléments parasites au sein de l’environnement, exposé évidemment à plus d’un titre aux conséquences de nos actes.

    Selon les règles existentielles, chaque chose n’a qu’un temps limité d’apparition. Ces industries dépassant donc largement ce cadre des incidences individuelles, finiront bien par représenter une menace non seulement pour nous, ce qui est avéré par les faits qui se sont produits le 11 mars 2011, mais surtout pour l’environnement. Avec en plus des activistes comme le patron d’areva pour croire encore en l’inocuité de nos agissements, ça me laisse songeur quant à notre éventuelle prise de conscience...

    Comme nous ne saurons en outre pas maîtriser les effets indésirables de ces créations réputées civilisées, mieux vaut se réjouir de notre mortalité plutôt qu’espérer une prise de conscience collective menant à une cessation des activités parasitant l’équilibre naturel...

    Salutations



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    loph loph 28 février 2013 11:53

    Bonjour Edwig,

    Vos commentaires sont pour moi toujours aussi lumineux. Et j’en retire une satisfaction m’amenant à me sentir en phase avec la réalité. C’est peu dire que j’apprécie de voir que le réalisme n’a pas déserté toutes les têtes pensantes...

    Au sujet de cette médecine moderne qui voudrait qu’on agonise le plus longtemps possible, ça m’incite à penser que loin du salut qu’elles voudraient incarner (sciemment ou pas, je me le demande), il y a tout à gagner à s’en détacher, comme à se détacher d’un destin collectif montrant combien nos aspirations n’y trouvent pas leur compte.

    Au moins, je considèrerai ma vie accomplie en acceptant mon terme. Cela va bien sûr contre l’idéologie prégnante faisant passer la croissance comme une fin en soi, et c’est bien là que le bât blesse. Entre la grégarité, phénomène naturel, et le profit mercantile qui en est fait, phénomène artificiel, nous avons tendance à nous y perdre.

    Mais rien n’empêche de faire passer son opinion avant toutes les convenances dont nous affuble la société dite civilisée...

    Bien cordialement Edwig

    loph

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