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Fataliste de nature, je ne me fais guère d’illusion et accorde à la réalité toute sa prépondérance.

Les œuvres humaines me laissent dubitatif, et la nature me paraît elle bien mieux équilibrée... Et accessoirement bien plus incidente sur nos existences que nos vaines gesticulations...

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  • 1 vote
    loph loph 28 février 2013 10:56

    Après s’être arrogé des droits issus de notre main-mise sur le monde, on devrait s’étonner qu’ils conduisent à des dérives ?

    Allez, je me repince pour vérifier si je suis bien réveillé ! Eh oui, je le suis, et Dupont-Aignan énonçant qu’on se couche devant l’Europe, la grande Europe, la belle Europe, ça n’est pas du rêve non plus ! Mais ça fait longtemps qu’on se couche devant nos responsabilités. C’est même un travers humain !

    Si j’envisage donc une réponse (pour moi même), c’est de me dire que quelle que soit l’entité décisionnaire, elle n’agit que dans une optique d’intérêt plus ou moins avoué. Mais en définitive, ces intérêts dits collectifs ne mènent qu’à des impasses.

    D’ailleurs, Stéphane Hessel récemment décédé montre combien les aspirations à vouloir améliorer notre sort restent vaines. D’ici à penser que nos capacités intellectuelles sont employées à tort pour la satisfaction d’un idéal collectif, il n’y a qu’un pas que je franchis en toute connaissance de cause.

    Vivre heureux ne peut se concevoir qu’en atteignant sa plénitude, physique, intellectuelle, sensuelle, que sais-je... Quant aux dérives collectives auxquelles j’assiste, elles ne reflètent qu’un refus de se plier à son sort, et se manifestent par des regroupements soit politiques, soit religieux, et toutes autres manifestations grégaires. Mais toutes ont le même point commun, elles ne peuvent rien contre la marche du monde.

    Mieux vaut finalement s’occuper de nos vies passant si vite, plutôt que contribuer à des systèmes ne valant pas les efforts consentis, et menant parfois à ce que des "criminels empoisonnent les peuples" de toutes les manières possibles, tant que le fric investi rapporte !

    Salutations



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    loph loph 27 février 2013 18:07

    @ lambda

    Changer de système ? Mais le système, dès qu’il est humain, est forcément corrompu !!!

    Du moment où on est conscient, la contrepartie est qu’on se voit comme irremplaçable. Et de là, chaque instauration de système tend à SE privilégier soi même.

    Alors mettre un énième système en place pour revenir systématiquement aux schémas connus de tout temps : élite, masse besogneuse, qui tous sont dépassés par les évènements, à quoi ça rime ?

    Le jour où nous nous complairons d’être juste en vie et bien portant n’est pas prêt d’arriver en voulant édifier des systèmes collectifs voués aux déséquilibres que nous percevons de partout, et dont les "élites" se servent pour justifier leur avantage, tout en saccageant la nature. Systèmes n’escamotant d’ailleurs ni la réalité pleine et entière, ni le mouvement général animant toute chose. En voilà un de système qui fonctionne, le cycle vital !

    Passons, de toute façon rien n’est figé, et tout fout l’camps. Pas besoin de sortir de l’ENA ou d’ailleurs pour s’en rendre compte !!!

    Bien à vous lambda, je vous souhaite de vous recentrer sur vous même plutôt que prêter crédit à des fabulations fantaisistes...

    loph



  • 1 vote
    loph loph 27 février 2013 14:19

    Bien dit L’Andalou,

    Je rajouterai ceci : mais je sais pertinemment que le gros balèze et le gringalet seront à un moment balayés par une rafale de vent. Et plutôt que le vent, ce sera le mouvement cyclique de la planète qui les balayera...

    Nos prétentions, qu’elles prennent place sur un ring, ou au sein du contexte ambiant, ne tiennent pas face à ces dimensions qui nous dépassent. C’est peut-être une des rares leçons que nos prétentions m’inspirent.

    Cordialement L’Andalou,

    loph



  • vote
    loph loph 27 février 2013 12:02

    "Depuis, il a découvert à quel point ils étaient puissants". Puissants, sûrement, mais physiquement soumis aux mêmes lois que tout le monde.

    Si leur puissance ne sert en outre qu’à déréguler le contexte ambiant, ou justifier les conflits ponctuant toute l’histoire de l’humanité, c’est qu’on est arrivé à un degré hallucinant d’arriération mentale.

    En tout cas, si conflit il doit y avoir, d’une, ça sera l’oppportunité encore une fois pour relancer un système en perte de vitesse (après la deuxième guerre mondiale, on a appelé ça les trentes glorieuses), et accessoirement redonner leur lettre de noblesse aux puissants de ce monde, prompts à réédifier les systèmes dont la nature pâtit plus qu’autre chose.

    Serai-je assez con pour me précipiter vers ce miroir aux alouettes ? Tout ça pour conserver des avantages conférés par une civilisation en pleine crise de conscience ?

    L’avenir me l’apprendra, ou pas !

    Salutations



  • 2 votes
    loph loph 26 février 2013 15:24

    Par ailleurs, ce Dominique SEUX intervient régulièrement sur l’antenne de france inter, et le vendredi, "débat" avec Bernard MARIS (peut-on débattre du réel en s’appuyant sur notre interprétation ?), véhiculant son idéologie avec un maximum d’impact sur l’auditoire.

    Pour ce qui est des banques, voilà un secteur d’activité qui me paraît obnubilé par quelque chose devenant de plus en plus virtuel, mais prenant paradoxalement une importance démesurée en ces temps de déséquilibre non seulement financier, mais aussi sociétal et en définitive, ambiant...

    Faudra-t-il un nouveau krach boursier pour que nous nous rendions compte dans quelle situation nous nous sommes fourrés ? La démesure des pouvoirs financiers, des entités collectives (parlement européen entre autres pour ce qui nous concerne) ou du contexte civil introduisent au sein d’un système s’auto régulant des contraintes grandissantes dans la régulation auquel est en principe soumis le monde naturel.

    Mais avec des intervenants tels que ces B. Arnault, D. Seux ou ces décideurs juges et parties donnant leur directive en fonction du ressenti qu’ils ont de la situation économique, nous ne sommes pas prêt de sortir du cercle vicieux de la croissance, pesant incidemment sur l’équilibre même du contexte ambiant.

    Alors que la vie, loin de s’acheter, se donne en procréant, s’entretient en s’alimentant et s’hydratant, et se quitte un jour ou l’autre, on en est loin avec ce système artificiel voulant imiter la complexité vitale sans en avoir la cohérence, cherchant à échapper à des limites que quiconque ne peut éviter, et finissant par corrompre tout ce qui lui est soumis : financiers, politiques, ayants-droit, rentiers, environnement, que sais-je...

    À avoir soumis justement l’environnement, on se retrouve finalement avec une charge que nul ne peut supporter, et les appétits banquaires et autres vont bien finir par nous précipiter dans une crise que personne ne saura réguler. Il reviendra donc à la nature de jouer son rôle, et le contexte auquel beaucoup auront contribué se transformera en plongeoir pour retomber à la stricte réalité terrestre : chacun fait son temps à la surface du globe, le reste ne relève pas de nos compétences, ou si peu !

    Mieux vaut le prendre pour argent comptant, ça évitera les déconvenues. smiley

    Salutations

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