"...l’une deviendra peut-être plus riche que l’autre" Ce n’est pas à cause de la diversité, mais à cause de la classification de la diversité que l’un deviendra plus riche que l’autre.
"vous prônez l’étatisme communiste, ou bien vous interdisez carrément le commerce, la monnaie et autres." Non, j’interdis juste le vol
"Et n’est-il pas, lui-même, soumis au devoir de reverser une partie de sa richesse dans le pot commun ?" Pas forcément, sans vol, le pot commun devrait être suffisamment conséquent. Vouloir de l’argent en plus, ça ressemble plus à de la jalousie ou à un nivellement par principe qu’à un véritable besoin. Si le pot ne suffit pas, alors oui, chacun donne en proportion de ce qu’il a.
"ce qui nous amène très loin" Mais pourquoi s’arrêter ?
"il vous faudra en passer par la politique" Certes, je n’ai jamais dit le contraire. Mais la politique populaire, la démocratie quoi.
"comment serez-vous fondé à réprouver certains comportements ?" Mais démocratiquement bien sûr
"Nicolas, croyez-vous qu’il y ait des choses universelles ?
" J’en sais rien. Les lois de la physique peut être ? En tout cas les interprétations personnelles ne le sont pas, ça j’en suis sûr.
"Mais vous aurez alors autant de définitions du commun que vous convoquerez d’individus !" Quelque chose comme ça oui. Mais pourquoi vouloir donner une définition ? Si dans un village ils décident de faire un four à pain en commun et pas dans un autre, il est où le problème ?
Sinon je n’ai pas compris la contradiction. Normal qu’on ne se comprenne pas... Permettez moi, mais j’ai l’impression que vous raisonnez en termes de classes. Et que vous ne pouvez pas en sortir.
Par exemple, pour "justifier" une organisation politique élitiste, vous prenez un exemple de société élitiste. Comme si celui-ci était une vérité "universelle" Forcément vous êtes cohérents...
"les riches doivent reverser une partie de leur richesse dans le pot
commun" Vous prenez l’exemple d’un système de classes pour me prouver que celui-ci inéluctable.
Non, les riches ne doivent pas reverser une partie de leur richesse. La solution est en amont. Les riches ne doivent pas s’octroyer des richesses. De quel droit le feraient-ils ? Le riche qui reverse, c’est un voleur qui apaise.
Un riche qui ne vole pas ça existe oui, par exemple un artiste qui vend beaucoup de disques. Même si le disque est cher, personne n’est obligé de l’acheter. Un autre riche pourrait être quelqu’un qui travaille démesurément par rapport aux autres, mais ça c’est très difficile vu qu’il y a des pauvres qui travaillent démesurément. Mais ça représente une infime minorité des riches, les autres sont des voleurs, de ressources et de sueur principalement.
Dire que les riches doivent redistribuer, c’est comme dire qu’il faut voter, ça permet dans un cas de légitimer les classes, dans l’autre légitimer le pouvoir.
Au sujet de Kant : "car il est au contraire l’apôtre des droits de l’homme universels, et de l’universalité en général" J’ai donc bien compris, il pense qu’un truc pondu par un groupe est universel.
"ce n’est peut-être même pas souhaitable" Un avis que je ne partage donc pas.
"mais pris au sens strict, cela suppose, mathématiquement, une parfaite similarité entre les êtres" Alors cherchez plutôt dans une fractale naturelle : une lisière de bois par exemple. Faite d’arbres et de plantes diverses.
"que dans une optique bien particulière, l’optique d’un projet commun, d’une direction commune, au moins sur un plan politique" C’est le contraire, un direction commune part d’en haut, d’une classe. Par exemple le NOM. Là le seul aspect qu’on pourrait penser commun est le fait de communiquer, de trouver des interactions. Ce qui d’ailleurs n’est pas obligatoire, seulement naturel et probablement souhaité d’une manière générale.
"nous devrions nous considérer d’abord comme éléments d’un tout et nous
construire en tant qu’individus dans le respect de ce tout" Je suis d’accord avec ça, c’est très fractal... avec cependant la précision que personne ne doit définir ce qu’est ce tout. Vous comprenez la nuance : soit on part d’en haut, d’un architecte, qui "pense" le tout, soit on part d’en bas, de la diversité, qui est déjà le tout.