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O Scugnizzo

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  • Premier article le 26/04/2013
  • Modérateur depuis le 21/05/2013
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Derniers commentaires




  • 3 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 28 mai 2013 22:27

    J’essaie de mieux m’expliquer peut-être. La Suisse est un paradoxe, à la fois semi-démocratique et néo-corporatiste. Semi-démocratique essentiellement grâce à la possibilité de l’initiative populaire ainsi que du référendum. Néo-corporatiste car les contenus de loi sont décidés au Parlement par une concertation entre politiciens et les lobbyistes les plus influents. L’idéal me semble-t-il est de tendre vers une plus grande démocratie, plus participative, donc également plus locale. Alors quelle est la voie à suivre ? Celle de Freysinger, libéral, amant du capitalisme, de la libre entreprise, de la concurrence et de la pseudo propriété privée, qui revient à renforcer de plus en plus banques et multinationales (vu que le capital est de plus en plus centralisé, suivant sa logique même, comme le démontre bien Marx) (UBS, Crédit Suisse, Nestlé, Novartis et j’en passe) ou celle de penser une autre voie et de renforcer la participation citoyenne ? La Suisse se trouve à un point où elle va se polariser, et la question est de savoir s’il faut tendre au néo-corporatisme (et de faire de l’animation culturelle au lieu de politique comme le fait Freysinger pour cacher les vraies questions économiques), ou tendre à plus de démocratie ? Ce que je dis simplement c’est que Freysinger est incapable de voir ça et court à sa propre ruine en prônant toujours plus de libéralisme et pointant du doigt un faux ennemi. Ce qui est par ailleurs propre tant aux gauches qu’aux droites européennes. Il est donc d’après moi le plus politiquement correct qu’on puisse trouver, se trouvant - peut-être à son insu - dans la droite ligne de l’Empire.



  • 1 vote
    O Scugnizzo O Scugnizzo 28 mai 2013 22:09

    Merde erreur de manip’, je profite pour répondre au commentaire du dessus, pertinent par ailleurs. L’enjeu est précisément de garder ces "privilèges", et de voir comment est-ce possible sur le long terme. J’ai suivi les discours sur le revenu inconditionnel, ici et en Allemagne. Et justement, cette mesure va à l’encontre du libéralisme des partis bourgeois de droite. Pour autant, force est de constater qu’elle est malheureusement inutile. Ce montant ne suffit même pas à avoir une vie digne en Suisse, on y paie même pas les taxes avec. Faut réfléchir contextuel. Or, comme le précise justement Paul Ariès (et tous les gens en faveur du revenu de base), celui-ci ne doit pas être l’équivalent du SMIC pour tous, mais servir à avoir une vie digne même sans travail. On ne peut pas payer les taxes nécessaires (logement + assurances + autres taxes obligatoires) et se nourrir correctement avec cette somme. SI les PME se portent bien, force est de constater (je connais bien le domaine) une saturation de quasiment tous les marchés, une exaspération générale et un retard des paiements de plus en plus problématique (les résultats généraux ne comptabilisent pas ça, mais l’entrepreneur doit vivre avec). Et si travailler 8h30 par jour dans un bureau est un indice de bonne santé, je dois dire que je ne partage pas votre vision de la société idéale. Concernant l’éducation, force est de constater également un quasi analphabétisme d’une grande majorité des jeunes ayant suivi une scolarité obligatoire et standard. La création artistique est ridiculement faible comparé aux pays voisins par exemple. Et c’est bien normal, en travaillant 8h30 par jour, on a pas le temps de lire Balzac, Flaubert et compagnie.


    Finalement, le revenu de base sert à se libérer de la centralité du travail, pour avoir la liberté de se rééduquer, de refuser un travail aliénant, de redevenir des créateurs et participer pleinement à la vie politique locale et nationale. Ce n’est ni le propos du libéralisme ni celui du revenu de base dans cet état-là. Je ne dis pas que la Suisse va mal, mais qu’elle se trouve à un chemin ambigu où elle oscille entre plus de libéralisme et plus de social, ce qui crée des tensions. Il faut ainsi être très lucides sur les évolutions qu’une libéralisation majeure nous apporteraient, et Freysinger est le dernier des lucides, ne comprenant ni un camp ni l’autre.


  • 1 vote
    O Scugnizzo O Scugnizzo 28 mai 2013 21:56

    Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant à affirmer que le capitalisme néo-libéral est à long terme incompatible avec un système fédéraliste et semi-démocratique (ou encore mieux, démocratique) ?



  • 1 vote
    O Scugnizzo O Scugnizzo 28 mai 2013 21:54

    Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant à affirmer que le système capitaliste néo-libéral n’est pas compatible sur le long terme avec une organisation fédéraliste et semi-démocratique ?



  • 2 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 28 mai 2013 21:09

    " Capitalisme qui est transfrontalier, expansioniste et surtout centralisateur ! D’où l’incompatibilité avec les formes de fédéralisme et de particularisme si cher (à juste titre par ailleurs) à Freysinger. C’est fini le temps du libéralisme appliqué où chacun pouvait jouir de sa propriété privée et lancer son entreprise (année ’70 et ’80). Tous les marchés sont saturés, y a plus de profit à se faire. Faut trouver de nouveaux marchés, la finance, inaccessible au peuple lambda. C’est les banques qui peuvent bouger ces gros capitaux, y a centralisation du pouvoir économique. Y a de moins en moins de propriétaires, de plus en plus de salariés, une standardisation des comportements et des normes. Et ça c’est pas de la faute aux immigrés ! C’est la culture qu’engendre le système total si cher à Freysinger, et il est pas capable de voir ça. Il aimerait retourner aux années ’70 et ’80, quand les immigrés étaient profitables, amenaient du profit au sens de Marx (travail gratuit), parce qu’ils coûtaient moins chers au maintien, sans comprendre que c’est ce système qui nous mène où on est. Et il répercute son idéologie sur le système éducatif, qui de toute façon est pourri, une élite intellectuelle est formée dès le plus jeune âge, et la masse abrutie prête à travailler (les fameux apprentissages). Alors immigré ou pas ça change rien à l’école, ça ralentit personne tellement les programmes sont mauvais, c’est juste que maintenant y a plus les profits qui permettaient d’assurer une éducation générale pour le travail dans les PME. Mais il comprend pas que refuser tout ça c’est refuser le capitalisme, effectivement de plus en plus autoritaire, parce que revenir en arrière on peut pas. L’accumulation par définition c’est du toujours plus, c’est l’idéologie de la croissance, faut être lucide jusqu’au bout !

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