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O Scugnizzo

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  • Premier article le 26/04/2013
  • Modérateur depuis le 21/05/2013
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Derniers commentaires




  • 11 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 3 juin 2013 11:06

    Comme je le soupçonnais aisément, tous les pd qui se marient maintenant n’ont pas soif d’amour mais de pouvoir, de médiatisation, d’apparences superficielles et de médiocrité égoïste. Si j’annonce à mon entourage sur un coup de tête que je vais me marier (eux n’y pensaient pas la semaine d’avant, mariage organisé en 10 jours), personne ne me soutiendra, mais si c’est des gays, alors là... c’est fabuleux !


    "Soyons les premiers mon Amour, on passera à la télé putain, c’est, du haut de notre médiocrité réduite à la politisation de notre trou de balle, notre seule chance de marquer l’histoire !"

    Que d’émotions ! 

    "Et un groupe d’extrême droite qui conteste avec beaucoup de force mais en silence, au moment du mariage même. Tension."

    La lettre du Collectif de la manif pour tous que je n’apprécie nullement par ailleurs, est d’une finesse certaine, d’une respectabilité rare, et tout ce que vous trouvez à dire c’est "présence d’extrême droite". Prouvez-le ? Prouvez-le ou vous êtes des journalistes tout aussi nuls et autant vecteurs d’aliénation cognitive que ceux des merdias de masse et alors ça sert à rien de faire une télé poubelle de plus on en a assez merci d’avoir un peu de pitié pour ceux qui essaient tant bien que mal de penser.

    Ah et "tension" comme ça ça veut rien dire, je pense pas qu’il n’y ait eu qu’"une" tension générale, mais risque de tensions, camarade journaliste :)


  • 2 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 2 juin 2013 13:58

    Je suis assez d’accord, c’est ce que je pense d’instinct, mais je suis très limité en philosophie antique et ne peux en parler, c’est ce vers quoi il faut que je me tourne ces prochaines années. Je suis en plein dans le monde des sciences sociales (et politiques) et j’en ai conclu que la validation scientifique de concepts uniquement opérationnels fait perdre toute aspiration subversive à ces branches. Rendre valide uniquement ce qui est, typique base de la sociologie et autre psychologie sociale, empêche ou limite fortement de penser ce qui pourrait être, au-delà de ce qu’on observe (fétichisme de l’empirie), et tend à rendre naturel un comportement humain biaisé par un certain système, alors même que la prétention des sciences sociales est de dé-naturaliser ce qui nous semble évident, tout en rendant ses résultats extrêmement instrumentalisables par les pouvoirs. Ce qui se trouve en dehors de ce qui est, est moqué, comme le surréalisme, la Beauté et l’Idéal en littérature, la philosophie classique, antique (dernièrement la prof rigolait de la médecine des humeurs par caricature en rendant risible toute curiosité pour ses farfelus), les grandes questions etc.



  • 3 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 2 juin 2013 12:53

    Y aurait pas mal à dire sur le sujet, mais bien sûr que d’une manière générale je vous rejoins, tant socialisme et libéralisme reposent sur les mêmes socles d’une philosophie politique libérale, c’est-à-dire aspirant à une émancipation des liens et affects communautaires pour accéder à la liberté individuelle (et par-là collective). Bien qu’on traite Marx de holiste, l’émancipation de l’individu comme monade sociale est omniprésent dans ses écrits. Je dirai simplement qu’au XVIIIème et XXème (voire XVIIème si on remonte jusqu’à John Locke précurseur), c’était compréhensible et il est d’ailleurs toujours intéressant de relire Locke, Smith, Marx et d’autres, pour autant qu’on contextualise leurs pensées. Ce qui m’irrite, c’est ceux qui ne peuvent pas en voir les résultants actuels, c’est-à-dire la sainte alliance libérale-libertaire comme le dirait Clouscard, libérale culturelle et libérale économique pour Michéa. D’où la nécessité d’une révision philosophique dont semble impossible le bon gauchiste, et là est sa véritable faute. Ou comme l’explique simplement Lasch, l’émancipation des liens communautaires, en crachant sans cesse sur la famille, la tradition, la culture populaire, rend simplement l’individu plus soumis au marché, à la création d’une identité par la consommation, détruit donc toute forme de particularisme. L’identité se fait par la création d’une fausse culture populaire, c’est-à-dire d’une culture de masse, où les objets proposés sont fabriqués par des industriels, donc des riches. Divertissement, cinéma spectacle, vacances de 5 jours totalement organisées... On s’aperçoit que le Marché a gagné la sphère du loisir par le remplacement d’une culture populaire par une culture de masse (Kulturindustrie de Horckeimer), processus légitimé par la diabolisation des liens communautaires comme empêchant de faire marcher la raison par les mouvements progressistes (dont la gauche hérite). J’illustre ça par l’exemple édifiant et génial d’Herbert Gans, qui affirme que la ménagère libérée des contraintes familiale, va enfin pouvoir exprimer sa propre volonté, sa propre identité en décorant sa maison comme elle le souhaite !

    Il résulte aussi que les formes les plus connues de socialisme et de libéralisme économique s’appuient sur une méthode qu’on prétend scientifique, qui amène à tous les excès d’un homme amélioré, déshumanisé je dirai.

    On peut quand même noter que des gens comme Pierre-Joseph Proudhon dans un style plus polémique, avaient déjà prévu les ravages d’un individualisme trop poussé, mettant en premier plan la famille comme monade sociale et vecteur de redistribution (donc de progression vers plus d’égalité et de liberté).

    Je dirai de manière générale qu’il faut absolument repenser le rôle des cultures populaires, des traditions dans les révolutions historiques et dans la contestation de l’ordre supérieur en général. Par ailleurs, une démocratie participative ou active ne me semble possible que par une relocalisation du pouvoir politique, mais sans oublier une relocalisation de l’économie et surtout de la culture, comme il se passe actuellement dans toute l’Amérique du sud pour répondre à la perte d’identité causée par le libéralisme anglo-saxon.


  • 5 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 2 juin 2013 10:11

    Le libéralisme ne peut se penser qu’en fonction du capitalisme existant. Tout comme il peut se penser qu’en fonction d’une anthropologie existante. Il est né dans un tel contexte de toute façon. On doit arrêter de penser le libéralisme en dehors de ce qui existe, dans le monde des idées, pour faire un peu de matérialisme. David Eduardo a entièrement raison, il explique la logique et non la prétention du libéralisme dans un tel contexte. Je voulais te répondre, j’ai fait une fausse manoeuvre mais ma réponse se trouve plus bas. Merci de commenter ça m’intéresse :)



  • 16 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 2 juin 2013 10:08

    Bon j’avais pas trop envie de poster sur un article concernant le libéralisme ça me les gonfle un peu mais un p’tit effort. Tout d’abord c’est pas parce que c’est pas du libéralisme pur que c’est du socialisme ! Bonjour distance, bonjour nuance, bonjour intelligence ! Si ce qu’on vit n’est pas du libéralisme reconnaissez alors que l’URSS n’était pas du communisme au sens classique, c’est-à-dire selon Marx 1) par sa course à l’armement, où ce budget aurait du être redistribué (alors que dans un pays libéral ça booste le PIB, youpi !) 2) y a pas eu de dictature du prolétariat permettant une abolition de l’Etat et des classes. Donc on peut tenter ! Si on veut jouer avec les mots, faisons le jusqu’au bout, honnêtement, passionnément, ainsi apparaitra l’absurdité de la logique employée. Bien sûr que non, le libéralisme n’est pas purement appliqué, pour la simple raison qu’il n’est pas la solution naturelle comme le prétendent ses défenseurs. Il nécessite une ouverture artificielle de l’anus avant d’y rentrer le canon jusqu’au bout. Et la France, pays d’art et de lettres (ce qui a fait sa réputation), en même temps pays d’une forte tradition populaire, domaines traditionnellement en dehors du monde des affaires, nécessite un plus gros bistouri. Le libéralisme économique c’est la standardisation, le déracinement du même coup, tout le monde entrepreneur ou salarié, soumis aux caprices des marchés. On oublie d’où on vient pour mieux aller vers le Marché tout puissant. Le libéralisme culturel, c’est créé des fac de prostitutions comme le dit Michéa, vu que tout métier se vaut et que la morale est privatisée. On peut comprendre que l’application pure soit compliquée.

    Le libéralisme n’assure aucunement l’égalité en donnant les mêmes chances formelles à tous, c’est mettre la lièvre et la tortue sur la même ligne de départ !



    Pourquoi libéralisme et néo-libéralisme :) ? Au début je pensais aussi que ça servait à rien, jusqu’à ce que la relecture de Sieur Marx m’éclaira une nouvelle fois. Le libéralisme c’est pas un système total, il se conjugue avec des institutions en place. Le néo-libéralisme, c’est une nouvelle étape du libéralisme, suivant les évolutions du capitalisme. On fait quoi quand tous les marchés ou presque sont saturés ? N’apportent pas le meilleur retour sur investissement possibles (oui... un marché, ça se sature aussi) ? On va chercher toujours plus loin, dans des secteurs demandant toujours plus de capital de départ. Et aucune personne moyenne/normale ne peut bouger ce genre de capital. En prétendant illusoirement (prêtons nous à ce jeu débile) que nous sommes partis à zéro, seule une petite élite ayant vraiment réussi leur business peuvent aller titiller les banques, alors que c’est déjà les marchés saturés, la concurrence entre petits dont le peuple entrepreneur devra se satisfaire. C’est le début d’une polarisation entre riches et pauvres (plus ou moins enrichis). Et ainsi toujours plus, on va d’abord dans le pays voisin, puis toujours plus loin. Pour aller prendre les graines de café au Brésil, Nestlé a besoin de fonds importants. Le marché est juteux, prometteur. Si la banque peut lui prêter une grosse somme faisant office de capital de départ, c’est parce que tout un tas de gens ont leur bien à la banque. C’est la socialisation/centralisation (que ce nom les emmerde, c’est ainsi) du capital. Les p’tites gens entrepreneur de fortune amassent un peu de capital, pour en former un gros centralisé, dont bénéficieront uniquement les plus riches (qui peuvent fournir des garanties). Ainsi se forment les oligopoles, qui ont en plus la puissance méprisante de racheter tout nouveau jeune prometteur. Sans compter qu’avec les énormes bénéfices tirés de ces nouveaux marchés réservés aux plus riches (qui deviennent toujours plus riche), ceux-ci peuvent pénétrer les marchés saturés pour se faire de l’argent (si y a des p’tites marges, faut du gros chiffre, que seul un gros capital de départ permet), balayant les p’tits entrepreneurs qui restaient, c’est le monopole !

    Le néo-libéralisme définit ce double processus : 1) légitimation des monopoles/oligopoles et légitimation de la prise de pouvoir de ceux-ci de toutes les sphères dont s’occupait l’Etat (privatisation du secteur public dans les mains des puissants) 2) processus de changement d’organisation des affaires tant publics que privées sous la forme du management le plus rationnel (une ONG, une multinationale ou une famille devraient s’organiser de la même manière), pour préparer effectivement à un libéralisme total et jusqu’au bout-iste, c’est-à-dire en totale contradiction d’avec ses promesses de départ (car irréalisables, les libéraux sont incapables de penser le changement, l’évolution d’un système). Un libéralisme pour les riches, et une socialisation du capital pour les pauvres. Tout rendu marchandise pour une privatisation de la totalité. Ce qui se terminera par une ex-propriation de la masse, on loue tous et les logements appartiennent à des grandes familles ou des grandes entreprises, ce qui est déjà le cas en ville et dans les grands villages, reste à conquérir l’entier de la campagne ("ouais mais justement c’est pas du libéralisme ça, c’est du socialisme !" "C’est le résultat justement, un peu de matérlalisme et moins d’idéalisme siouplait m’sieur ! Restons dans le réel, la science économique n’est pas une science. Relisez Proudhon qui avait déjà prévu l’ex-propriation capitaliste).



    En ce sens le néo-libéralisme est un pré-libéralisme qui prépare psychologiquement la masse par un processus de destruction anthropologique à un libéralisme total, c’est-à-dire, comme il en est né (il est né en Angleterre, pays le plus riche et le plus avancé industriellement d’alors, et c’est pas pour rien) pour satisfaire les plus riches de leurs ambitions financières, sans que les plus pauvres (comme l’ont fait l’Allemagne et les USA alors, en théorisant le protectionnisme de Friedrich Liest par exemple, qui sont devenus comme par hasard riches, et qui prônent aujourd’hui - alors qu’ils sont puissants - le libéralisme le plus éhonté, comme par hasard une fois de plus), se révoltent ou en empêchent une totale application.


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