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O Scugnizzo

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  • Premier article le 26/04/2013
  • Modérateur depuis le 21/05/2013
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    O Scugnizzo O Scugnizzo 21 octobre 2013 13:56

    Là vous touchez quelque chose d’important, qu’on perçoit aisément d’instinct mais qui mérite que quelques sociologues d’Etat se penchent sur des études de cas. Leurs études étant la plupart du temps tellement prévisibles, si pour une fois elle pourraient au moins être utiles en montrant empiriquement ce que tout le monde sait déjà, ce serait pas mal. Bon on peut dire que même si Finkie avait eu une heure et demi de disponible, il n’aurait pas terminé son idée, mais c’est autre chose. Maintenant, il faut aussi considérer que la société devient toujours plus "spectacle", elle se met toujours plus en scène, jusqu’à creuser le ridicule à des profondeurs abyssales, quelques fois. Dans cette optique-là, on peut dire que la télé a encore de beaux jours devant elle, pour autant qu’elle réussisse à se rendre plus attrayante, par l’illusion de la diversité de l’offre (Bourdieu a au moins le mérite d’avoir prouvé l’illusion). Peu de penseurs réfléchissent à la place que les médias devraient prendre dans une société décente. Je pense que la discussion destructive, la mise en scène d’un duel prévu d’avance où la seule surprise réside dans l’insulte la plus originale prendra une place toujours plus importante.


    De manière générale, on peut dire sans doute que la véritable formation intellectuelle se passe dans les livres, et non pas sur France 2 ou Youtube.


  • 2 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 21 octobre 2013 12:30

    Merci pour la suggestion de Farabi, si vous connaissez un peu la philosophie arabo-musulmane et que vous pouvez m’aiguiller sur quelques auteurs reconnus c’est avec plaisir. Pour préciser ma réflexion, il me parait clair que ce metteur en scène est un charlatan de la pensée. Ceci dit il est pour moi sur la même ligne que Finkie, malgré la différence de jargon, tous deux fils d’une culture de la haine, de la caractéristique principale du capitalisme (détruire constamment ce qui a été construit), empêchant une élévation baudelerienne.Je n’appuie pas les paroles du metteur en scène, mais j’observe ce qui ressort de cette discussion plate (sur le site de France 2 et non pas à partir de cette vidéo, bien sûr). Finkie ne fait que "condamnééééé", "taiiiiiire" les autres. Il devient insupportable. Il est possible, à l’image d’un Juvin, de partir d’une critique du communautarisme pour expliquer en quoi un certain hermétisme des cultures serait bénéfique à la société. Ca prend direct une autre ampleur. Sauf que bien sûr pour Finkie le "juif laïc", c’est une figure plus ardue que le Grand Ecart, parce que si la France appliquait le même régime que celui du chéri Israel où personne ne veut aller, ça ferait longtemps qu’il se serait fait botter les fesses direction Moyen-Orient. C’est ça qui m’exaspère chez lui. Ca reste un communautariste dans les faits, qui critique le communautarisme en théorie, simplement parce que le juif c’est bien (certes il le critique également mais participe à un nombre incalculable de conférences sur le sujet) mais le musulman non !


    Après concernant l’amour chrétien des socialistes... bon effectivement ça peut se défendre, mais c’est rien de transcendant. Faudrait déjà savoir de quels socialistes on parle. Du socialisme utopique à la française ? Ok effectivement, mais il ne faut pas oublier que la libération de la nation a toujours été l’accord transversal de toute la théorie socialiste, de Babeuf jusqu’à Marx. Seuls les anarcho-communistes n’étaient pas d’accord, voulant eux d’abord libérer le quartier, puis le village, et ensuite d’autres formes de groupement supérieur, mais ce mouvement du bas vers le haut a toujours primé sur l’universalisme abstrait. On parle du socialisme scientifique ? Il ne me semble pas que Marx et ses meilleurs disciples étaient trop portés vers l’amour de l’humanité toute entière. Des socialos gauchistes actuels ? Ok, mais je vois leur confusion mentale dans ce n’importe quoi qui a caractérisé ces deux derniers siècles, notamment du mélange politique (et donc culturel sur le long terme) entre socialistes et libéraux (Michéa), et je dirai alors que cet amour naïf et totalement instrumentalisé pour l’alterité abstraite est plus fils d’un relativisme culturel et moral typique de la tradition libérale que de la tradition chrétienne. Le pape Benoit XVI disait d’ailleurs que le relativisme culturel n’avait comme but que son propre égo et ses propres désirs. 


  • 12 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 21 octobre 2013 11:00

    Ce qui est marrant c’est qu’avant ça Finkie a coupé les deux intervenants précédents, trop insignifiants à ses yeu, s’est allègrement moqué d’une jeunesse homogénéisée par ses soins "qui aime trop mais ne réfléchit pas", trop chrétienne à son goût (or on sait tous ce qui reste de chrétien dans notre civilisation), ridiculisant par le même tour de passe-passe toute une religion déjà réduite en cendre "qui dit aimez-vous les uns les autres uniquement pour se dorer l’égo mais qui ne connait rien à la réalité". C’est clair que lorsqu’on se prend à être l’élu du Ciel, et non pas de la masse vulgaire et sans signification des hommes, notre matière première n’est pas vraiment l’humilité principielle chère à Lévi-Strauss (qui, pour en arriver là, a du se séparer des siens et passer une vie dans les forêts) et les plus grands oxymores se réduisent en peau de chagrin. Cet acrobate "juif laïc" (sic !) de la pensée doit néanmoins exercer un certain pouvoir social, au vu de la tête crispée d’un Taddeï toujours plus petit lorsque son chéri Finkie se met mal.


    Je voudrais également ajouter que si ce metteur en scène que je ne connais pas peut porter un argument dérangeant sur cette "France qui n’existe plus" et pourtant tant aimée par son peuple, il ne se situe que sur la même ligne horizontale de pensée que des nostalgiques à la Finkie ou encore Zemmour (à qui je porte certes plus de considération) (putain mais ils sont tous de la même famille les gens qui me viennent en tête :) ). Ils sont simplement à des pôles opposés de la même réflexion plate : la haine de la France. Celle de maintenant pour ceux-ci, celle de hier pour ceux-là, cela ne change rien. C’est en cela que malgré tous ces défauts, Soral est méritant. Sa nostalgie est constructive, il sait ce qu’il y avait de bien, il aime toujours autant ses compatriotes, il sait qu’à l’heure actuelle ce sont eux qui peuvent reconstruire une belle France. Il embrasse le mouvement dialectique de l’évolution (ou du changement pour les puristes), "détruire tout en conservant" dirait Hegel, mêler du neuf à ce qu’on a de meilleur pour évoluer. La destruction est la caractéristique principale de l’idéologie capitaliste. On ne peut pas être, aujourd’hui, hors système en tant que nostalgique conservateur qui a la haine de ses contemporains. Ils sont les idiots utiles, qui, par leur haine du présent, légitiment la destruction du passé (quand je vois Finkie il est légitime que je ne veuille pas de ce pain-là).




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