Ce qu’il faudrait soigner chez toi, c’est ta parano et ton conspirationnisme. Que valent tes arguments, basés seulement sur tes impressions et tes suppositions ?
Apparemment, tu n’as pas rencontré beaucoup de malades de la Covid-19.
Bien au contraire, le problème avec le Pr Raoult, c’est justement qu’il minimise les effets délétère de son traitement, et qu’il n’a produit aucune étude permettant d’orienter sa prescription afin d’y faire face (ce qu’on fait pourtant habituellement lorsqu’on développe un médicament). La plupart des études indépendantes qui ont tenté de démontrer son intérêt en évaluant a postériori son rapport bénéfice/risque se sont heurtés à des résultats décevants, qui ont poussé certaines autorités médicales à en interdire la prescription chez certaines populations à risque.
Avec Qwant, le mirage ne semble pas se limiter aux réponses données par le moteur de recherche.
En effet, alors que le principal argument avancé auprès du public était une protection de la vie privée assurée par un service « souverain », il s’avère que le fonctionnement du site repose entièrement sur une infrastructure américaine, avec les problèmes d’espionnage systématique que cela implique.
Alors que les internautes français étaient invités à utiliser ce service notamment pour pouvoir échapper au regard indiscret des firmes américaines, leurs requêtes transitaient en réalité par le réseau et les serveurs de l’américain Cogent Communications. Et, cerise sur le gâteau, en 2019 Qwant est passé au cloud computing Microsoft Azur.
En d’autres termes, ceux qui ont choisi d’utiliser Qwant parce qu’ils avaient de bonnes raisons de veiller à la confidentialité de leurs activités vis-à-vis de l’Oncle Sam n’ont fait que se jeter dans la gueule du loup.
On pourrait aussi trouver des centaines de milliers de patients guéris du covid-19 qui n’ont pas été traités à la choroquine (ni au cocktail médicamenteux effectivement dispensé par le Pr Raoult).
Vous êtes-vous jamais interrogé sur la valeur réelle des témoignages que vous citez ?
On peut raisonnablement se demander qui sort des « mensonges de m*** », car vos arguments ne semblent pas s’encombrent de la vérité.
Ça fait aussi plus de 50 ans qu’on boit de l’eau du robinet javellisée, mais ça ne rend pas les bouteilles d’eau de javel plus consommables. De la même manière, l’utilisation courante de l’hydoxy-chloroquine n’empêche pas certains usages de cette molécule toxique d’être dangereux, voire mortels. Alors que la marge thérapeutique (i.e. entre la dose efficace et la dose dangereuse) de ce médicament est étroite, la prescription pour tuer le plasmodium responsable du paludisme était de seulement 200 mg par jour, tandis que le traitement utilisé à l’IHU de Marseille implique une dose de 600 mg par jour, qui plus est associée avec de l’azithromycine dont les dangers de l’interaction médicamenteuse avec l’hydoxy-chloroquine sont reconnus.
Notez que l’hydoxy-chloroquine n’est plus prescrite contre le paludisme, car il y a longtemps que le parasite a fini par développer une résistance à ce médicament.
Concernant les décès survenus à l’IHU de Marseille, il paraît facile de faire état d’une seule victime alors que personne ne s’est vraiment donné la peine de les compter (parmi les patients qu’on a rapidement perdus de vue, notamment). Quoi qu’il en soit, très récemment l’agence du médicament a fait état d’une centaine de réactions à ce traitement en moins de deux semaines, avec 79 cas graves dont 4 décès.
Quant au « plus grand virologue au monde », tandis qu’on met de plus en plus en évidence ses erreurs, il tend plutôt à apparaître comme un plagiaire des virologues chinois, et aussi comme un piètre chercheur compte tenu des biais méthodologies et éthiques et des résultats scientifiquement peu exploitables de ses « études ». Cela n’empêche peut-être pas le bonhomme de soigner des gens à travers le monde (ce qui est un tout autre métier que de développer un médicament), mais alors c’est plutôt lui qu’il faudrait qualifier de « médecin de campagne » (terme qui n’a d’ailleurs rien de péjoratif).