Cette réaction suscite en moi la réflexion « quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt ».
En effet, les propos de Michel Onfray relèvent d’un constat et d’une critique parfaitement justifiés. Le fait que l’énoncé de la vérité puisse blesser n’est pas à considérer, sauf à vouloir imposer le « politiquement correct » qui accompagne inconditionnellement l’enfumage médiatique que nous subissons quotidiennement.
Que dit Michel Onfray ? Il dit le manque d’humanité que l’image de Greta Thunberg renvoie (car c’est une fait), note l’hypocrisie autour de l’énoncé de son autisme, et pointe l’inadéquation entre sa situation et ses propos. Il rappelle également à quel point elle dépasse les bornes. En substance, la chose qu’il dénonce se situe quelque part entre l’erreur de casting et la manipulation médiatique.
Car enfin, lorsqu’on désigne un porte-parole pour aller s’exprimer jusque devant les plus hautes assemblées de pays étrangers, ce dernier ne devrait-il pas au moins un peu avoir le profil de l’emploi ? Sur la forme, sa personnalité et son apparence ne devraient-elles pas refléter a minima le discours qu’il porte ? Sur le fond, sa position et ses actes ne devraient-ils pas au moins s’accorder avec les arguments qu’il avance ? Ne devrait-il pas être irréprochable sur ces points, particulièrement quand son but est de mettre ses auditeurs en accusation ?
Si j’avais endossé son rôle, moi qui présente pourtant un CV beaucoup plus convainquant que cette adolescente, j’aurais parfaitement admis qu’on critique les défauts de ma personne et de ma façon d’être, parce que j’aurais eu conscience qu’ils n’auraient pas bien convenu à cette tâche. Ce n’est pas comme si l’on avait manqué de candidats.
Or, de par sa situation et sa personnalité, ignorante de la vie et incompétente dans la chose scientifique, Greta Thunberg aurait dû être parmi les dernières personnes autorisées à donner des leçons à nos députés, particulièrement en ce qui concerne leur méconnaissance de la vie et leur incompétence scientifique !
Alors, plutôt que l’une des milliers (millions ?) de personnes beaucoup mieux placées qu’elle, pourquoi l’a-t-on justement choisie ? Très certainement parce que ceux qui l’utilisent jouent sur les sentiments plutôt que sur la raison et tablent sur le « politiquement correct » pour faire taire les critiques, ce qui, à mon sens, mérite suspicion.
On doit à Michel Onfray de ne pas être tombé dans ce piège et de nous l’avoir désigné sans sensiblerie ni conformisme mal placé. Ceux qui le lui reprochent endossent juste le rôle d’idiots utiles, car ni la lutte contre le réchauffement climatique ni l’autisme ne sont en question dans cette affaire.
« Vous avais parfaitement le droit de remettre en question le constat établit par le Giec et la signature des 15000 scientifiques qui vont dans le même sens »
En l’occurrence, ce n’est pas la présentation argumentée d’un scientifique que les députés français ont été sommés d’entendre, mais la diatribe moralisatrice d’une gamine suédoise de 16 ans peu assidue qui, à l’évidence, est loin de disposer des compétences lui permettant de juger de ces arguments scientifiques.
Indépendamment du bienfondé des éléments rapportés par le GIEC et les scientifiques indépendants, ce à quoi nous avons assisté le 23 juillet à l’Assemblée était bien l’expression des croyances de l’intéressée, et un discours de peur plutôt que de raison.
Rappelons qu’il est assez courant que des sectes se réfèrent à la science pour justifier leur dogme et leurs pratiques, et que l’écologie qui a maintenant le vent en poupe est déjà le prétexte à des business juteux et à des manipulations (notamment médiatiques) visant à les promouvoir.
On peut dès lors s’interroger sur la finalité du mouvement particulier dont cette adolescente est la porte-parole improbable.
Je rejoins donc tout-à-fait le point de vue de floyd dans sa remarque (9/08 10:02) où il ne prône pas le climato-sceptisme (relisez bien), mais où il dénonce la propagande et le caractère sectaire de mouvements pseudo-écolos pro-climat. Je pense qu’il convient de ne pas céder aux injonctions médiatiques basées sur les croyances et la sentimentalité, mais de considérer avec raison les constats scientifiques dont vous faites justement état.
Contrairement à floyd dans son dernier commentaire (9/08 12:17), je pense que les changements climatiques actuels sont anormaux et que l’activité humaine en est l’une des raisons, mais ce n’est pas le sujet du commentaire auquel vous répondiez.
Le fait que la personne en charge de la présidence de la BCE soit de nationalité française ne signifie pas que les actions qu’elle y mènera seront favorables à « la France » et encore moins à la population française.
D’ailleurs, Mario Draghi a-t-il favorisé l’Italie durant le temps où il occupait ce poste ? Christine Lagarde a-t-elle favorisé la France quand elle était directrice générale du FMI ? ...
Il paraît bien plus pertinent de considérer les objectifs de ces personnes et l’idéologie qu’elles cherchent à satisfaire. Or, si on les a placées à ces postes, c’est dans le but d’administrer un système qui, par essence, fonctionne au profit de l’Allemagne, généralement aux détriments des autres pays européens, notamment du sud.
Mais rappelons tout de même que le homard reste assez symbolique dans cette affaire. Ce qu’on reproche à De Rugy c’est d’avoir bénéficié (entre autres choses) de l’organisation de repas fastueux pour ses amis, de travaux de rénovation et de la location d’un appartement, grâce à de l’argent ou à des moyens publics.
Ce n’est pas tant son train de vie personnel qui dérange, mais le fait que ce soit nous qui devions le payer.
L’arnaque vient du fait que les pro-UE avaient laissé croire (tout au moins à un public non averti) que la présence de l’article 50 suffirait à garantir une sortie libre de l’UE pour ceux qui le souhaiteraient. (Toutefois, l’enfumage aurait pu prendre une autre forme.)
En pratique, et comme on le voit actuellement avec la Grande Bretagne (qui, près de trois ans après son référendum, n’a toujours pas quitté l’UE malgré le dépassement de la date butoir), les européistes font tout pour saboter la mise en application de l’article, en cherchant à empêcher cette sortie ou bien à la rendre la plus insupportable possible.
Ce n’est donc pas tant l’article 50 qui est en cause, que les institutions de l’UE et leurs dirigeants qui se refusent à honorent cette part de l’accord passé, ou que la naïveté de ceux qui leur ont fait confiance à tort. Mais avec un minimum de pragmatisme, ces difficultés étaient fort prévisibles et il était clair que seuls des rapports de force favorables permettraient de les surmonter.
En d’autres termes, l’article 50 n’engage que ceux qui y croient, mais il offre une voie juridique possible aux pays qui disposent par ailleurs des moyens de sortir de l’UE, notamment pour résister aux attaques de sa part ou menées en son nom.