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  • Premier article le 19/07/2018
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Derniers commentaires




  • 1 vote
    PumTchak PumTchak 29 juin 2018 04:24

    @Lucadeparis

    J’ai lu la maladie de Sachs de Martin Winckler. L’histoire d’un jeune médecin qui ouvre cabinet en milieu rural. La chronique des patients qui viennent avec des maladies plus ou moins vagues. Le médecin qui ne sait plus s’il soigne des pathologies, ou des maladies sociales, affectives, économiques... S’il est là pour traiter des maladies du patient ou de la société. Bien écrit.

    Le taux de suicide est à 14% des décès des moins de 65 ans chez les médecins, alors qu’elle est à 5,5% dans la population générale.



  • 3 votes
    PumTchak PumTchak 29 juin 2018 04:09

    @Zatara

    Merci pour ces deux vidéos.

    Dans la première, on voit bien le pharmacien en fin de carrière, qui a du métier, du terrain, qui en gros sur la patate. Ca fait mal quand il parle du nourrisson, deux moins, quelques kilos, le corps pas encore fini, chargé déjà de 11 vaccins, puis tous les rappels qui viennent ensuite. Ce pharmacien, Serge Rader, accumule les questions qui tuent. On aimerait bien le contradicteur en face. Mais on imagine vite le techno, l’expert qui n’a que chiffres, dossiers, stats et affirmations sur foi d’études qu’il n’a pas conduites et qui ne peut répondre qu’en fonction de sa spécialité.

    Exemple de question qui tue : A entendre les experts, l’aluminium est absolument nécessaire et c’est ce qui fait l’efficacité du vaccin. Ils disent qu’un vaccin sans aluminium est un vaccin inefficace. Alors pourquoi on a utilisé le vaccin DTT (diphtérie – tétanos – polio), pendant 47 ans, de 1961 à 2008, qui n’avait pas d’aluminium. Donc si on a vacciné pendant 47 ans avec un vaccin inefficace ? 

    Il y aurait une solution simple, si le monde était normal : pas immunité médicale pour l’industrie pharmaceutique. La règle : si un laboratoire met sur le marché un médicament (ou vaccin...) et si des patients en subissent des effets secondaires, c’est le laboratoire qui paye les dommages subis à la santé. Avec une telle loi, le scandale de la dépakine n’aurait pas duré 7 ans avec toute cette accumulation de gosses devenus autistes dans les familles.



  • 1 vote
    PumTchak PumTchak 28 juin 2018 12:47

    @Zatara

    LTEB= La Tronche En Biais. Je ne connais pas, à première impression, il la joue sympa et ironique un peu blasé. Ca a l’air vite sentencieux, avec des jugements rendus sur la science sans vraiment expurger des contenus. Chez les vulgarisateurs scientifiques, il y en a d’autres de cet acabit : Hygiène mentale, Mycéliums, le site web pseudosicences.org. Le mot "pseudoscience" a d’ailleurs complètement envahi wikipédia. Etat d’esprit qu’on retrouve avec Conspiracy Watch, et les rubriques « fact cheking » du mainstream : on finit par utiliser les mêmes méthodes hypercritiques pour justement dénoncer l’hypercriticisme des pancomplotismes. C’est le pompier pyromane, l’anti-complotiste qui vit des complots à dénoncer. Il y a à la fois une paresse de l’esprit et à la fois cette attitude de peine à jouir qui éteint la science, si ce n’est de la réduire à la technologie qui épate la galerie. L’enthousiasme du chercheur qui expérimente des hypothèses cède la place au planqué dans les coins pour tirer sur ce qui sort de ce qui est déjà établi.

    Pour comparaison, du côté des positivistes, on peut penser à l’émission Ce n’est pas sorcier, aux chaîne You tube Science étonnante, e-penser, Dirthy Biologie, Balade mentale, où le scientifique (du moins celui qui en prend la posture) est tout à son plaisir de montrer les découvertes extraordinaires que la science permet. On comprend avec ces émissions à quoi ressemble la démarche scientifique sans avoir besoin de faire iéch le voisin.

    Durant les années 70, il y a eu l’arrivée des OVNIS, en France, et des soucoupes volantes (la grande sécheresse de 1976, a bien boosté ça). C’était sympa, spéculatif, créateur d’imaginaire, éveilleur de curiosité. Le CNRS s’était penché sur ce phénomène, avec des instances d’observations et de collectes. D’ailleurs le Paysage Audiovisuel Français, ancêtre du mainstream est tombé dans l’excès qu’on dirait complotiste, aujourd’hui, avec Jacques Pradel qui partait en vrille avec l’extra terrestre Roswell. Mais c’était la privatisation de TF1, qui s’est mis à marcher à l’Audimat (au buzz), avant que le mainstream ne devienne une entreprise de gestion des opinions. Aujourd’hui, il suffit de lancer « soucoupiste » et on n’en parle plus.

    En remontant plus loin, on peut évoquer les bricolages hallucinants d’Auguste Piccart, qui lui a permis de monter à plus de 16 km d’altitude et de faire descendre son fils à presque 11 km sous l’eau. Piccard était nourri de foi scientifique, fait de naïveté et d’audace, alimentée par des Jules Vernes et Georges Méliès.

    On peut comparer l’égyptologie et la « sumerologie », qui n’existe pas. Avec le déchiffrage de Champollion, puis les fouilles commencées en 1850, il y a eu toute une passion délirante qui s’est emparé des sciences, des arts et de la littérature. Elle a été nécessaire pour expurger ce monde oublié de l’Egypte antique, qui trône aujourd’hui à côté de la Grèce antique, dans l’historiographie scolaire, commune, comme société créatrice de grande civilisation, au génie encore non complètement exploré. A l’inverse, à partir de la découverte du monde sumérien, bien plus récente, on a affaire à un monde universitaire et scientifique maintenant bien plus timoré, aussi peut-être à des autorités hostiles, quand on voit comment les sites et musées ont été vandalisés pendant la guerre d’Irak, qui ne permettent plus d’offrir de nouveaux savoirs et manières de voir à l’humanité. La « sumérologie » a été décrédibilisée et réduite aux mumuseries qui n’occupent que les déjantés, contents de se chamailler sur les reptiliens et les illuminati et qui font peur aux curieux.

    Je vois que suis parti dans les grandes largeurs, tant pis. Au fond le constat est que l’enchantement fait partie de la science si on veut quelle soit fertile. Le désenchantement du monde finit par éteindre la puissance créatrice des sciences (hormis, peut-être, la physique, encore épargnée) et fabrique de la pensée stérile qui fait la joie acide des negacomplotistes



  • 3 votes
    PumTchak PumTchak 28 juin 2018 01:32

    @Belenos

    .

    Commentaire autrement plus équilibré, qui pose le cadre de réflexion, là où le psylab ne propose qu’une simple loupe. 

    On comprend bien l’approche individuelle, avec les fragilités affectives et sociales pouvant libérer des tendances semblables à la paranoïa et le sentiment exacerbé des complots partout. 

    Il manque à ces psychiatres le contexte de société qui est le développement des conspirations (en tout cas de leur visibilité). On en a des exemples récents, avec l’affaire Skripal et la question du bombardement chimique de la Douma : on a assisté à des accusations sans preuves qui ont suffi à justifier les retraits de personnels des ambassades et les bombardements. Punir avec des accusations n’est pas pareil que punir avec des preuves. Dans un tel contexte, on ne peut que développer la suspicion et la méfiance devant les informations données. Ce basculement a même été spectaculairement provoqué avec la fiole de Powell qui a pris l’opinion publique à témoin sur un mensonge au coeur de l’instance du droit international. Et pour la petite histoire, les tout premiers des 274 articles du code Hammurabi portent sur l’accusation sans preuve : c’est dire s’il s’agit d’un vieil aspect essentiel à la viabilité d’une société.

    .

    Dans la fabrication du négacomplotisme, je pense qu’il y a l’évolution dans la formation de l’opinion, depuis 30/40 ans. On avait affaire à l’époque à deux modèles antagonistes : le communisme et le capitalisme. Se faire une opinion était, de fait, une activité de choix, de positionnement (avec toutes les gradations possibles, y compris "non aligné" ou "original"). Différentes pensées étaient valables, elles pesaient selon les arguments posés. 

    Aujourd’hui, avec un seul modèle restant d’idéologie vers lequel tout converge, en force centripète qui absorbe tout, l’opinion est déjà donnée en soi. Pour la formation d’une opinion, on est passé d’une activité de choix à faire, à une détermination d’attitude "être dedans" (pensée unique) / "être dehors" (dissident, contestataire...). 

    Le négacomplotisme prend alors toute sa place : ce n’est plus une affaire d’opinion que l’on se forme avec son exercice critique, mais d’adhésion à la pensée officielle ou de rejet par la pensée suspicieuse.

    .

    Il y a un autre vecteur, ancien, mais qui vient se renforcer avec le négacomplotisme : c’est le scientisme. Attitude qui a tendance à nier ce qui n’est pas démontré par la science, au lieu simplement dire ce qu’elle sait et ce qu’elle ne sait pas. On a parlé d’homéopathie il n’y a pas longtemps. Avec une pensée unique comme seul cadre, la réflexion devient binaire. Le négacomplotiste se laissera aller à penser que cela ne soigne pas (charlatanisme). Par réaction contre le cadre, le pancomplotiste aura envie de penser que cela soigne. L’incertitude n’est plus acceptée, qui permet la liberté de chacun, et qui laisse la disposition à la science une possibilité d’évoluer vers une vision élargie de la santé et de ses stratégies.

    .

    Du côté des pancomplotistes, il y a ce fonctionnement cognitif, hérité de notre vieux rationnalisme qui est de chercher toujours une cause à un effet. Alors qu’un phénomène peut être le résultat de plusieurs raisons différentes qui se sont corrélées. On recherche ainsi l’unique manipulateur. Ou bien le cui bono, qui est une méthode de recherche, devient un système explicatif.



  • 1 vote
    PumTchak PumTchak 26 juin 2018 18:23

    Mam’zelle Jeanne : "Rhoo, vous êtes un poète Gaston".

    Ce qui démontre en tout cas que NDA a peut-être montré l’épingle qui perce l’épaisse pensée étouffante du pays. Peu importe la tenue générale des propos : il a su trouver les punchlines (on en est là, aujourd’hui), pour dézinguer une des émissions du PAF qui sert de prescripteur d’opinions.

    Après, ce n’est pas fini : cela fait partie du job mainstream que de soulever la soupape de temps en temps pour évacuer le bon sens populaire qui s’accumule.

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