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Rounga

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  • Premier article le 25/01/2014
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Derniers commentaires




  • vote
    Rounga Rounga 29 juillet 2015 11:42

    @Éric Guéguen
    Si je comprends bien, vous êtes pour un retour à une anthropologie aristotélicienne de l’homme zoon politikon, plutôt qu’à une conception naturaliste de la constitution des sociétés et son cortège de notions (droit naturel, état de nature, physiocratie). 

    Pour le reste, je suis d’accord. J’attends de voir ce que MaQ va répondre.



  • vote
    Rounga Rounga 29 juillet 2015 11:11

    @Gollum
    Pour préciser encore mon propos, je dirais que l’objet de la politique étant la vie humaine collective, et que l’être humain étant un être aspirant (par nature ?) au spirituel, séparer radicalement la pensée politique de toute considération spirituelle (mais aussi éthique, esthétique, métaphysique), c’est la condamner à rater son objet. Paradoxalement, c’est penser la vie humaine uniquement sous l’ordre de la nature naturée, celle des animaux, des plantes, des lois physiques, et pas sous l’ordre de l’autre nature. Toute la modernité est là.



  • vote
    Rounga Rounga 29 juillet 2015 10:57

    @Éric Guéguen
     Il vous dira plus simplement que de son point de vue elles ne sont pas du tout politiques.

    C’est justement là que se trouve l’erreur, à mon avis.



  • 1 vote
    Rounga Rounga 29 juillet 2015 10:51

    @Éric Guéguen

    Dans ce cas, je pense que nous devrions nous interroger davantage sur la notion de nature, qui, comme je l’ai souligné, est au moins double.

    Si nous disons que la hiérarchie est naturelle, que disons-nous ? Que la hiérarchie ne s’instaure pas arbitrairement, mais que nous la reconnaissons spontanément, comme si elle préexistait avant même que la société ne soit formée. Mais alors je vois deux ordres possibles à laquelle peut appartenir cette hiérarchie, et que nous pouvons qualifier de naturels : soit à l’ordre des animaux et des éléments (le monde de la phusis), soit à l’ordre céleste, éternel (le monde des essences de Platon, la cité de Dieu de St Augustin, etc.). Je suis d’avis que le premier ordre ne saurait légitimer quoi que ce soit dans cet entre-deux qui est le monde humain, culturel, mais que pour prendre en compte le second, il faut faire rentrer dans l’équation politique des hypothèses d’ordre métaphysique et spirituel, et c’est ce que répugne à faire Machiavel. Il est à mon sens significatif qu’il ne juge de la République de Platon qu’en prenant en compte les propositions politiques et pas le reste (sur l’âme, le Beau, la Justice), puisque justement le projet de Platon trouve sa justification dans les théories que Machiavel juge accessoires ou de peu d’intérêt.



  • 1 vote
    Rounga Rounga 29 juillet 2015 10:12

    @Qaspard Delanuit
    J’ai l’impression que le débat piétine et se perd dans des subtilités inutiles à propos du sens des mots.

    Essayons de revenir à la question qui nous occupe : l’idée d’une hiérarchie au sein de la société est-elle légitime ? Je crois que tout le monde est d’accord pour dire que le recours à la nature (naturée) pour résoudre cette question est une impasse. Mais, au sein d’une société, quand un individu dispose d’une capacité exceptionnelle et rare (que celle-ci vienne d’une différence naturelle ou non), doit-on accorder à cet individu une place qui lui permettra de l’exploiter au mieux ? Cela doit-il concerner toutes les capacités, ou seulement certaines ?

    Je prends le parti de répondre que certaines capacités sont à valoriser davantage que d’autres (un bon mathématicien est plus utile à la société qu’un jongleur de talent), et que ce serait du pur gaspillage d’accorder aux individus doués une place similaire à ceux qui ne le sont pas (la place du mathématicien est à l’université, celle du jongleur sur la scène, ils ne devraient pas être serveurs de bistrot). 

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