Merci pour les définitions, surtout la première, qui m’éclaire. Pour la deuxième, je complèterai prosaïquement : faire des promesses tout en sachant qu’on ne pourra pas les tenir.
Si je suis ce que vous dites, ce que je tentais de justifier avec la "pensée mosaïque" sur laquelle je réfléchissais, serait tout simplement de la démagogie scientifique : utiliser ses connaissances pour dire ce qu’on veut avec. Pourquoi pas.
Ce qui pour moi confirme son côté mégalo (et non pas mythomane) : baratiner, juste pour impressionner. Et son côté singe savant que j’avais dit lui trouver. Possible.
Je maintiens quand même que s’engager du côté des gilets jaunes et dénoncer le covidisme (quoiqu’on en pense sur ces sujets), ce n’est pas bon pour son bizness, s’il voulait se contenter du fric et de la gloire et d’honneurs officiels.
Donc sa mégalomanie lui a été utile pour percer et répondait (mon avis) à un complexe d’infériorité. Maintenant, il prend des risques, pour un parcours plus accidenté. Ça peut le mener à sa perte, ou à un succès de plus en plus surfait, comme ça peut le fortifier en débarrassant de ses défauts de jeunesse.
Pour faire des presta auprès des entreprises et des organisations, il ne faut pas sentir le souffre. Pour les conférences, pourquoi pas, mais plus celles institutionnelles, simplement s’il rencontre un public libre et demandeur.
Je ne sais pas ce que veut dire "populisme" : il n’y a pas de mal à gagner en popularité si on apporte une contribution utile à un public. Ou alors une confusion avec la démagogie ?
Sinon, effet gourou, oui : quand on gagne en charisme, il y a toujours cette possibilité. Après, quand assiste à la vaste expérience de Milgram en direct avec le covid, puis l’Ukraine, puis le prétexte écologique aux manques de ressources en raison de l’incurie et des besoins de détruire la Russie qui ne nous concerne pas il y aurait beaucoup à dire, on peut relativiser.
Après, sur Aberkane, je n’ai pas d’opinion définitive le concernant. Je réfléchis en écrivant.
Surdoué, certainement. J’ai vu sa conférence au Cercle Aristote, en favori sur la page d’accueil d’avox. J’y ai appris des choses, et intéressantes. Il reconsidère la géopolitique en ajoutant, de l’histoire des sciences et des découvertes ; ce qui permet une vision plus large.
Son titre est "La géopolitique de la connaissance" : ce qui ne veut rien dire.
C’est là dessus que je ne sais pas. On est habitué à la méthode synthétique d’assimilation de connaissances, avec l’analyse pour aller dans le détail. Je pense que cela n’est pas suffisant et il nous manque l’approche organique, pour refaire nos cerveaux adaptés aux réalités et enjeux d’aujourd’hui. J’ai l’impression qu’il essaie plus loin, une approche que je dirais "mosaïque", faute de mieux. Comme si en rajoutant des pièces, on pourrait non seulement compléter le paysage, mais encore le modifier, car il y a toutes sortes de manières de considérer un phénomène. C’est intéressant, c’est une bonne gymnastique, mais sans savoir où ça mène. Ça peut aussi être piégeant : quand toute devient relatif, on tourne en rond. En tout cas, il est jeune, il a le temps, peut-être qu’il contribuera à une nouvelle façon de penser. En attendant, il est utile pour la culture générale, le brainstorming et la sérendipité.