Oui, les pays du M.O. avaient et ont encore d’autres problèmes. Ce n’est pas en les accumulant qu’ils arrivent mieux à les résoudre, c’est l’inverse.
Le moteur d’Israël est une aventure théologique, conduite par des ex-européens, d’après un bouquin oriental de presque 2500 ans expliquant qu’il faut reprendre le territoire du Nil a l’Euphrate. Les Palestiniens bombardés dans le camp de concentration gazaoui, ou écrasés en Cisjordanie sont parfaitement au courant. De même, les pays voisins, le Liban, la Syrie et l’Iran en conversation avec des éléments métalliques qui arrivent chez eux. Il n’y a guère de partenariat à faire avec l’atout qu’ont les Israéliens à s’installer à leur place.
Raconter la guerre civile du Liban n’était vraiment pas une simple affaire.
Une remarque : vos commentaires sur le site sont souvent péremptoires, alors que vous vous montrez apartisan dans vos vidéos sur un sujet où il est très difficile l’être.
On comprend mieux la guerre civile avec les deux acteurs externes (les plus visibles), comme vous les avez présentés : la Syrie et Israël. Durant la guerre Israélo-arabe de 1948/49, le Liban a eu la sagesse de ne pas s’y impliquer, alors qu’il avait voté à l’ONU contre le plan de partage de la Palestine mandataire avec création d’Israël. Mais c’est bien la présence des Palestiniens chassés d’Israël durant la Nakba qui a fini par déchirer le Liban.
Si Israël n’avait pas été créé, les pays du M.O. auraient bien plus facilement pu se développer en paix après la sortie de l’empire ottoman. D’autant plus à l’époque du panarabisme promouvant des Etats laïques permettant d’éviter le régime de la charia.
Oui, j’ai entendu parler de cet endroit Je vous souhaite bon spectacle si vous y allez. Ce sera aussi pour vous l’occasion d’en savoir un peu plus sur les réalités du pays et ce qu’ils en disent, dont on nous raconte tout et l’inverse. Les voyages apprennent beaucoup.
J’ai essayé de suggérer en effet que la question des incendies de forêts, à l’échelle d’ensemble, est une complexité qui recouvre toutes sortes de réalités, présentes comme lointaines. Demander à certains groupes des efforts tandis pour que d’autres s’en foutent fait partie de la complexité. Ainsi que le "j’ai raison, tu as tort" aussi, ou si c’est naturel ou anthropique ne change pas la réalité des choses, hormis des enfermements mentaux. Si on est 8 milliards, tort ou pas, c’est ainsi. Maintenant, c’est comment faire de la biosphère une préoccupation commune et partager l’envie de réparer l’habitus dont on a besoin pour vivre.
Les Kanaks avec qui je suis ont pratiqué le brûlis. Maintenant, ils n’ont plus besoin : il est très facile de faire ici de la bonne terre, avec des humus épais disponibles partout, du vieux bois qui s’écrase facilement, on passe notre temps à couper l’herbe devenu un besoin pour le paillage. Reste la prégnance du feu, qui marque le recommencement agricole en pays où les saisons sont moins apparentes. Pas passée complètement d’ailleurs, des jeunes gens existant encore qui font brûler, comme ça, par atavisme des forêts. Mais ils ont en eux la pleine de la notion de terre nourricière, l’autoconsommation alimentaire restant dominant dans les tribus et ont pris mesure qu’il est inutile de la maltraiter pour qu’elle donne. Mais ça, c’est possible en contexte d’existence apaisée, permettant de concerter des transmissions de pratiques filiales et communautaires, pas de tensions, d’animosité, encore moins de guerre.
Quand la foudre tombe, il pleut, il est donc rare que ça déclenche un incendie.
Le réchauffement climatique est naturel, il existe depuis 1850, la sortie du Petit Age Glaciaire. Le Roy Ladurie avait déjà relevé le cycle climatique depuis l’antiquité, confirmé avec les différents cycles solaires que l’on connait maintenant, c’est raccord, même si pas toujours, car il y a d’autres interférences.
Mais ce réchauffement est amplifié par la présence humaine, CO2 ou pas, qui a profité des avancées techniques pour changer d’ère avec la Révolution Industrielle et la mansuétude climatique (cultures plus productives) a permis de se multiplier comme des lapins, en milliards. Les humains meurent, encore aujourd’hui, bien plus de froid que de chaud avec l’âge venant. Mais avec leur appétit incomparablement plus élevé que les autres animaux, et en plus le nombre, ils ont fini par dégrader la biosphère. Celle-ci est résiliente, mais en tension, pouvant causer des emballements et des décompensations violentes. Un grand minimum solaire est prévu pour 2030, fermant plusieurs cycles internes d’activités. C’est un moment possible de glaciation, qui peut être très rapide (c’est alors d’autres problèmes). La suite dira si ce minimum pourra au moins baisser un peu la température, ou ne pourra plus.
Une forêt vierge subtropicale ne fait pas de grands incendie, l’humidité ambiante et les mousses finissant par l’étouffer. Sauf qu’ils ont commencé à être ravageurs durant les années 2000 en Amazonie, je ne sais pas si vous vous souvenez de cet étonnement à l’époque. Le réchauffement climatique étant l’une des raisons. Ils sont d’origine humaine.
En Sibérie aussi, les incendies ravageurs se multiplient depuis les années 2000 dans la taïga. Alors qu’ils n’existaient pas avant, le permafrost empêchait encore les incendies de s’étendre. Cette fois ci, c’est bien la foudre la raison première, à 60/80% des incendies, les orages secs (peu de pluie, venant après) ayant là bas toujours existé.
On ne parle jamais de la forêt du Congo, où les incendies sont plus nombreux que ceux de l’Amazonie. Les cultures sur brûlis continuent, les pratique agricoles n’évoluant pas en raison notamment de la guerre civile qui perdure. Et le brûlage pour faire du charbon de bois s’est développé, en activité familiale comme industrielle pour fournir les villes.
Bref, il y a un laxisme de gestion et un manque de lois plus féroces, pour préserver les forêts indispensables à la stabilisation de la biosphère qui a la fièvre. Mais les occasions d’incendies se multiplient aussi.
Eh bien vous voyez, micnet, il vous fait un mensonge qu’un enfant de 6 ans ne pourrait pas tenter à ses parents sur un fait déjà là. A moi, il me répond que nous n’avons pas de désaccord, puisqu’il a raison et moi tort. Son futur, peut-être proche, ressemble à celui de Moa Sait Tout, raison pour laquelle il lui parle souvent, sans doute. Les gens qui souffrent de se sentir des génies pas reconnus perdent facilement la boule.