C’est surtout une adaptation des universités américaines au fait que beaucoup de jeunes américains, découragés par le coût prohibitif des études et la crainte de ne pas pouvoir trouver un emploi après s’être mis un crédit sur le dos, préfèrent sortir du système scolaire et prendre directement un ou plusieurs petits boulots alimentaires.
Dans les faits seuls les plus motivés, les plus intelligents et les plus disciplinés parviendront à raccrocher les branches avec ce système. Et puis au niveau du CV, les employeurs feront naturellement la différence entre un cursus classique et un cursus "alternatif"....
Bref encore une belle idée réactionnaire repeinte aux couleurs chatoyantes du modernisme libéral, et qui dissimule en réalité des inégalités criantes.Et puis cette société d’individus-monades livrés à eux-même qui se replient derrière un écran pour communiquer, étudier, séduire, non merci ...
Ca veut dire quoi "ne pas rembourser la dette" ? Désolé, mais c’est de la pure incantation, ça ne marche pas comme ça.
Un tiers de la dette est détenue par des Français, donc tous ces gens - pas tous riches - perdraient le bénéfice de leur épargne, assurance-vie, etc.. Autrement dit, il ne s’agirait nullement d’une annulation, mais d’une spoliation par l’Etat en bonne et due forme. Rien que ça suffirait à entraîner un exode fiscal et déclencher des troubles politiques profonds, à moins, évidemment, de mettre en place une dictature...
Un autre tiers est détenue par des fonds spéculatifs, les fameux hedge funds, à majorité américains. Autrement dit le soldat Mélenchon devrait expliquer aux Américains que les Français ne paieront plus leurs retraites (par capitalisation). On peut évidemment cracher sur ce système, mais le petit retraité américain qui a réussi à mettre un pécule de côté ne l’entendra évidemment pas de cette oreille, et son gouvernement le défendra, bien entendu. La France serait aussitôt marginalisée et verrait tous les capitaux s’enfuir du pays, ce serait l’effondrement comme en Argentine, les guichets vides, la ruée dans les supermarchés, etc. Les Argentins, ça fait quinze ans qu’ils se saignent pour éponger leur dette...
La France a fait défaut en 1793, on a eu le droit ensuite à 70 ans de guerre civile. Nous ne sommes pas l’Islande, les conséquences d’un défaut ne sont pas sur la même échelle. Le dernier tiers provient de fonds souverains. Pas sûr que les pays créanciers l’entendent également de cette oreille... quoiqu’il en soit la France perdrait toute "crédibilité" internationale.
La seule solution réaliste serait un défaut généralisé (au moins à l’échelle européenne) sur une partie de la dette, afin de ne pas ruiner les petits porteurs (cf. emprunts russes...) tandis que le reste serait rééchelonné et monétisé en partie pour ne pas faire exploser l’inflation. Mais ça n’arrivera pas, car l’Allemagne refusera d’envisager cette solution... là réside d’ailleurs le danger. Les Français n’ont pas tort mais les Allemands ont raison. Du reste, tout le monde le savait, les politiques débattaient déjà de ces sujets dans les années 90, nous sommes allés consciemment dans le mur européen, et Mélenchon fait partie des responsables.
C’est une fonctionnaire, ou tout au moins une salariée d’une radio publique financée par l’impôt, elle devrait normalement subir une mise à pied pour ces propos qui auraient déclenché un tollé s’ils avaient été prononcés par Zemmour.
La Russie, le Brésil et le Vénezuela sont loin devant les pays anglo-saxons.
La violence n’est pas créée par la télévision, ni même par les jeux vidéos à partir du moment où le cerveau fait la différence entre la réalité et une simulation.
Au cours de l’histoire, le même type d’accusation a été portée contre l’imprimerie, les romans, etc...
Ca me fait toujours marrer de voir des gens s’extasier sur eux-même et se donner en exemple parce qu’ils ont "arrêté de regarder la télévision".
Wahou ! Bravo. Sans déconner, ça mérite une médaille.
Derrière cette idée apparemment héroïque, il y a surtout un postulat réducteur et dangereux selon lequel l’être humain serait incapable de libre-arbitre et que son esprit serait comme une boîte vide que l’on remplit avec n’importe quoi. Donc, pour isoler son cerveau de la "dégénérescence", il vaut mieux se déconnecter totalement plutôt que d’apprendre la modération, la réflexion, l’exercice de la raison critique, la hiérarchisation, etc. Comme s’il était foncièrement impossible de contrôler sa consommation télévisuelle, comme on peut d’ailleurs le faire avec tout ce qui peut apporter du plaisir, ou du confort.
Non, vous n’êtes absolument pas des gens emplis de sagesse, mais juste des puritains mal embouchés avec un interrupteur dans le cerveau qui ne conçoivent que l’excès ou la prohibition. Appliquer cette vision à la sexualité, la nourriture, etc.
Désolé mais il y a des gens qui regardent la télévision sans excès et sans devenir pour autant maboules et inféodés à la "matrice". Et quand ils choisissent de ne pas regarder la télévision, c’est une question de choix personnel, arrêtez d’en faire un choix politique révolutionnaire. Par ailleurs, on peut se demander si remplacer deux heures de télé par quatre heures d’internet représente vraiment un bienfait...
Dans cette vision du monde le type qui se défonce au boulot toute la journée, qui galère dans les transports et qui, le soir, fourbu, regarde pendant une heure ou deux la télé, est un "mouton", une personne conformiste qui suit tristement le mouvement. En revanche, un autre, oisif, qui passe sa vie à se "réinformer" sur le net est un "résistant" au système.
Je caricature un peu les choses, mais il y a quand même un peu de ça...