Ca fait des années que le régime iranien prétend avoir "décodé", "piraté" et "fabriqué des répliques" du matériel américain. Pour le moment tout ce qu’on a vu c’est une maquette grossière d’un "avion de cinquième génération" assortie d’un film de propagande censé faire croire à un vol d’essai.
Les Iraniens ont une armée régulière crédible et sans doute très bien préparée, mais pour le reste....
Faudra alors m’expliquer comment on fait pour produire plus de 100%
de richesse en plus qu’il y a 40ans et qu’aujourd’hui on est dans une
optique de réduction des acquis sociaux ? Ou passe la richesse
produite ?
La France ne produit plus vraiment de richesses, l’évolution que vous relevez est en grande partie structurelle et ne fait que suivre la courbe historique des autres pays développés. Forcément, nous ne partons pas de nulle part, nous commerçons, nous avons encore quelques "fleurons" puissants et nous accueillons encore des touristes... mais il n’y a plus d’industrie, plus d’investissement. La "richesse" que nous produisons provient exclusivement de la demande alimentée par la croissance démographique (ce fameux taux de natalité de 2,1 que nous exhibons comme une grande fierté nationale) et surtout par la dépense publique, et donc, par la dette (2000 milliards d’euro, pour rappel).
C’est la raison pour laquelle notre gouvernement met la question de la consommation devant celle de l’emploi. L’augmentation mensuelle des chiffres du chômage donne lieu à un commentaire laconique. En revanche, on voit que la perspective d’une baisse de la consommation leur donne aussitôt des sueurs froides, et hop, ils redistribuent immédiatement du pouvoir d’achat ponctionné par l’impôt.
Sniff, c’est beau, j’ai failli verser ma petite larmichette à cette évocation lyrique du service public de grand-papa...
La vérité, c’est qu’une bonne partie de vos potes du service public souhaitent ardemment la privatisation de la partie la moins rentable du réseau (TER, ligne régional) où se concentrent la plupart des difficultés et dont la SNCF veut abandonner la gestion à des opérateurs privés. La moitié du réseau régional est menacé de fermeture sous 10 ans en raison du délabrement avancé des voies ou de leur inutilisation.
La SCNF ne conservera que la gestion des lignes à grande vitesse, rentables et ouvertes sur le marché européen. Et ne croyez pas que vos copains syndiqués vont se battre contre cette évolution. Le moment venu ils feront comme ont fait leurs collègues de GDF, en négociant la maintien de tous leurs avantages statutaires (électricité gratuite, etc.) en échange de la privatisation.
L’argentin, un jour il faudra descendre de votre arbre idéologique. Je suis persuadé que la vue est belle mais vous devez comprendre que la France est gérée depuis 40 ans comme un syndic de copropriété entre les "grands patrons" (que l’on devrait appeler "grands cons" ou "grands incapables") et les syndicats-forteresse qui protègent leurs intérêts réciproques depuis la fin de la guerre. Ce que vous appelez encore pompeusement le "CNR".
Demandez-vous pourquoi les syndicats ne se sont jamais opposés à l’immigration de travail alors que le parti communiste s’y opposait dans les années 70. Demandez-vous pourquoi aucune de leur foutu grève "anticapitaliste" n’a jamais empêché la moindre délocalisation ou fermeture d’usine, au contraire... la France a perdu en 20 ans la moitié de ses emplois industriels.
Pourtant Coluche l’avait compris, vous devriez pouvoir le comprendre vous aussi ?
Autant je suis pour une analyse lucide et sans concession de la situation (cf. mon autre message) autant il ne faut pas tomber dans le piège tendu par certains politiques qui essaient de détourner la colère des classes moyennes vers les "pauvres" et les chômeurs désignés comme responsables de la situation. Ca, c’est l’analyse du Figaro. La démagogie est mauvaise en tant que telle, et la démagogie médiocre d’un Laurent Wauqiez qui essaie de surfer sur l’aigreur légitime des contribuables pour monter les catégories sociales les unes contre les autres - la vieille technique de Sarkozy - n’est pas moins détestable que celle des gauchistes et des pseudo-souverainistes qui ont érigé la dépense publique en dogme. Rappelons que la dette était de 1200 milliards au moment où Sarkozy a pris le pouvoir, et de 2000 milliards quand il est parti. Cet argent n’est pas allé principalement dans la poche des "assistés" et des chômeurs, mais dans celle des banquiers, auxquels l’Etat français a prêté sans aucune contrepartie.
Si la bipédie est culturelle, alors cela veut dire que nous subissons la domination des bipèdes depuis plusieurs dizaines de millénaires et que la société nous a obligé tout ce temps à marcher debout contre notre gré.
Mon corps m’appartient, ce n’est pas à l’ordre bipédique dominant de m’imposer un mode déplacement qui n’est qu’une construction sociale au même titre que le genre ! Je suis libre de me définir comme quadripède si cela est mon choix !
Non à la l’oppression bipédique, vive la quadripédie volontaire !