Oui, probablement avez-vous raison. C’est simplement que, à en discuter avec l’un ou l’autre autour de soi, à voir un peu comment est vue la France par une bonne partie de la jeunesse, on finit par douter plus que violemment de l’attachement d’une grande partie de la population à leur pays.
Je ne sais pas si c’est du pessimisme... peut-être plutôt de la lassitude, de la résignation.
Quelle horreur ! Pardonnez-moi ces fautes terribles : "renie et hait."
C’est si triste de penser que notre grande nation a fini par enfanter
uniquement des descendants qui la renient et la haïssent, qui ont fini par la
rendre elle-même petite et laide...
Il y a quelques semaines, je disais à Bercav que les Japonais, contrairement à nous, n’avaient pas perdu toute attache à leur origine. Dans un email d’une correspondante japonaise de la même génération que moi (35 ans), et reçu aujourd’hui même, elle me signifie être très fière de ses traditions ; moi qui lui disais -comme vous ici, Alsace- que, sur nos terres, tout habit traditionnel seulement suggéré dans une conversation ne peut jamais qu’être objet de quolibet. Et cette Japonaise est, bien sûr, loin d’être la seule personne dans ce cas-là (je suis en contact avec d’autres qui pensent ainsi).
Mais qui est fier de son pays ici ? Qui est fier de sa France ? De ses origines, de ses traditions, de ce qui fait la chair de son pays depuis des siècles ? Qui ose le clamer ? Qui ose seulement le penser ? C’est si triste de penser que notre grande nation a fini par enfanter uniquement des descendants qui la renie et la hait, qui ont fini par la rendre elle-même petite et laide...