"Une préoccupante franchouillardise", dit-il. Le second terme, évidemment péjoratif, ne signifie pourtant pour nous autres qu’un attachement à l’histoire, la terre et la vie de notre patrie (en-dehors de tout délire européiste, mondialiste, dont nous n’avons rien à faire), n’est-ce pas ? Et cet attachement lui serait préoccupant ? Mais en quoi ? Il ne le développe pas : simples mots, donc, pour moquer, nous moquer.
"Modèle républicain introuvable depuis 30 ans." Est-ce la faute du peuple ? Est-ce notre faute à nous si notre parole, si notre choix (anti-Europe 2005, par exemple) sont bafoués et méprisés ? La chose du peuple ne l’est que dans cette illusion de liberté dont laquelle nous baignons ; la France est la chose réelle des élites qui s’en amusent.
"Prêchi-prêcha mondialisé", ose-t-il asséner. Le premier terme, péjoratif évidemment, prétend à des paroles maniérées sans fond, sans intérêt. Mais qui, pourtant, nous vend ce monde idéologico-économique uni et unique tout au long de la journée, sans que nous autres, les gens du peuple (et je pense que cela se vaut dans beaucoup de pays), n’en ayons pourtant l’envie ? Qui nous vend de l’Europe (hors la France, on touche déjà le monde, non ?) à longueur de temps, de cette Europe qui détruit les peuples, qui détruit les terres, qui détruit les cultures pour des raisons économico-idéologiques totalement mortifères ?
"Délégations de souveraineté successives", jette-t-il à la face des auditeurs. Mais qu’est-ce à dire ? N’avons-nous plus droit à un gouvernement supposé travailler pour et par le peuple français ? N’avons-nous plus droit de penser que nos frontières désignent une terre, une langue, une culture qui, bien loin d’être songe, sont jusque nos pensées et nos chairs ? Oui, les élites nationales sont perverties, malades et leur travail est bien loin de leur assignation. Cela est-il notre faute ?
Cet homme prétend que nous devrions faire famille avec l’Europe entière comme une seule et même chair, une seule et même langue, une seule et même culture ? Je ne me vois pas entrer dans l’appartement voisin et prétendre que c’est chez moi, voyez-vous. Et je doute que mon voisin soit dans le désir d’agir ainsi aussi.
Voilà encore un homme pour lequel France n’est que brume sale. Espérons que cette brume s’en aille bientôt pour laisser enfin briller le tranchant d’un couperet dont il serait peut-être sage de faire à nouveau usage...
L’ homme dit : "... ne pas
péter plus haut que son cul." Ecoutez ce qu’il dit au sujet de son livre
sur la mode et sur ses autres livres d’ailleurs.
L’homme dit :
"C’est de la littérature..." en traitant la question de son oeuvre
écrite. Ne disait-il pas ne pas faire de littérature dans l’interview de
mois précédent ?
Pour la partie sérieuse :
L’homme
dit : "... je commence à travailler en secret pour le Front National."
Mais quand a-t-il fini ? Oui, il prétend être sorti officiellement du
Front National en 2007/2008 (si j’ai bonne mémoire), mais ce travail en
secret n’a-t-il pas continué pour autant ?
La question se pose
légitimement quand on voit son soutien sans faille à une seule candidate
alors même qu’il lui arrive de dériver vers une certaine honnêteté lui
faisant dire que Dupont-Aignan ou Asselineau lui seraient
idéologiquement plus proches. S’il était réellement honnête, comme il
prétend si souvent, il ferait montre de respect envers son auditoire et
ses lecteurs en disant le véritable pourquoi de son soutien à Le Pen.
Pour
ceux qui prétendent que Le Pen est le seul choix valable selon Soral
(et donc selon ses thuriféraires nombreux), parce que dans la
possibilité de gagner les élections : il vous est donc préférable de
voter pour un personnage dont les convictions sont plus éloignées des
vôtres que celles d’autres, uniquement parce qu’il a la possibilité de
gagner les élections ? C’est cela, pour vous, avoir des convictions ?
Et pour réagir rapidement sur Le Pen : elle finit enfin par dévoiler sa Sarkozy-manie : celle de dire tout et n’importe quoi à tous et n’importe qui jusqu’au seul point à ne pas franchir, celui de déplaire aux véritables maîtres de France, les anti-humains européens. Tout, chez cette candidate n’est que vent...
Je ne me sens pas la force de répondre à l’un ou l’autre d’entre vous. L’ennui risque de le gagner sur l’amusement. Défendez votre opinion. Moi, j’ai exprimé la mienne.
C’est comme pour vendre une voiture, un maillot de bain ou un téléphone portable : pour attirer et séduire la clientèle, rien de mieux qu’une jolie femme. La seule différence se faisant sur les propos tenus : ici, celle-ci ne s’exprime que pour proférer -avec tous les excès de l’illuminée que cela implique- des insanités terribles qui font pourtant sourire d’émoi ses thuriféraires les plus absolus ; qui ne le seraient pas si cette même femme était un laideron de première... (ah non, ce n’est pas ça du tout, hein).
Ce qui est étrange chez Soral est son mépris affiché pour une littérature dont il semble pourtant en connaître un sacré pan (voir les différentes vidéos produites suite à cette même interview) :
Evidemment, ses thuriféraires les plus fanatisés viendront ici nous justifier, d’une manière ou d’une autre, son immense connaissance d’un monde artistique sur lequel il ne cesse pourtant de cracher. C’est ainsi : comme leur maître à penser Soral qui toujours sait, eux toujours savent. Pas les autres.