Que répondre à une telle remarque... Avez-vous été si souvent corrigé de cette manière-là ? Des dizaines de coups de ceintures, sur de nombreux endroits du corps ? Les justificatifs donnés avaient-ils tant de raison de pousser vos parents à faire usage d’un tel objet pour vous châtier ?
Si ce type d’éducation vous convient, tant mieux pour vous. Il ne me convient pas, personnellement. Enfant, ayant moi-même été de nombreuses fois cogné, violenté, frappé du pied, balancé au loin comme un vulgaire sac de chiffons, je n’ai pas votre force immense de l’oubli... Cela s’est passé, dans mon cas, il y a plus de 25 ans... Et je n’ai pas oublié, non.
Je crois en la rigueur, en la fermeté, la justice, l’équité, la morale, la tenue et je sais qu’il n’est certainement pas besoin de faire usage d’une telle violence envers les enfants pour en faire démonstration quotidienne et leur en inculquer les jolies valeurs.
Mais probablement avez-vous raison. Disons à tous ces gamins qui se plaignent des coups injustifiés (ou justifiés, donc, selon vous) qu’ils subissent qu’ils n’ont qu’à attendre de quitter la maison : ils oublieront...
Vous me permettrez de ne pas développer sur le sens de la peine de mort, sur son utilité ou non face à des exercices de violences domestiques nationales.
Simplement, je répondrais à votre dernière phrase par celle-ci : on ne résout pas la violence d’un tel être en le pendant, effectivement, mais on la supprime et on débarrasse définitivement la société d’un tel être, pourvoyeur de violence qui, comme vous le dites très bien, risque fort d’induire dans l’esprit de celui ou celle qui la subit, le désir, l’envie, la nécessité un jour de vouloir recourir aussi à la violence quand cela lui semblera utile.
Voilà un homme (comme tous les autres hommes ailleurs sur Terre agissant de la sorte, comme toutes les femmes ailleurs sur Terre agissant de la sorte) qu’il faudrait pendre sans attendre. De tels êtres ne servent en rien la société des Hommes car ils n’en sont qu’une nuisance abjecte.
Violenter un enfant (et qui que ce soit, d’ailleurs) ne se justifie jamais.
Ordre, rigueur et sens aigu de la justice comme de l’équité : voilà des attitudes et pensées morales bonnes dans l’éducation d’un enfant. Nullement le fouet ou autre manière de violenter le corps qui, parfois, finit par oublier ce que l’esprit, lui, n’oublie jamais.
Musique agréable, ample, assez répétitive et façon films noirs de la fin des 70s/début des 80s. Ce qui lui permet de donner une véritable épaisseur au film. Je la trouve néanmoins trop présente. Peut-être permet-elle de donner une forme plus dramatique à l’image qui me semble en manquer ; son acteur principal peut-être...
Quelques "peut-être", je sais. Car, grand amoureux de la trilogie de "Pusher", je suis les oeuvres de Nicolas Winding Refn avec intérêt mais les découvre toujours avec une certaine déception. Bronson et Valhalla Rising sont bons mais point transcendants. Et je trouve qu’il en va de même pour "Drive", malheureusement.