Je peux évidemment me tromper mais je doute grandement que Dupont-Aignan travaille en sous-marin pour l’UMP ou le PS (encore moins...). Cet homme a pris énormément de risque et a eu un grand courage en quittant l’UMP, à fonder son parti et à continuer de le défendre et à continuer à s’opposer fermement et avec dignité aux chiens de l’UMPS, et au dogme ultra-libéral européen. Toute cette démarche me semble bien moins confortable qu’il y parait.
Mais je crains malheureusement qu’il n’aura jamais la place qu’il semble mériter ; cet homme reste toujours et encore peu connu du grand public. Et lorsqu’on le voit s’exprimer, à la télévision par exemple, on moque souvent son manque de charisme et ses manières trop retenues (contrairement à une Le Pen qui aboie, elle aussi, très facilement). Et son propos reste alors en arrière-plan, malheureusement.
Cet homme a l’intelligence et la morale hautes... Trop pour les moutons par milliers qui ne savent toujours pas comment et quoi regarder plus haut que le cul de leur voisin.
Je ne nie pas du tout l’intérêt et la pertinence de telles questions. Seule l’insistance avec laquelle elles sont posées m’a irritée. Mais vous avez bien raison : elles valaient tout de même la peine d’être posées. Et j’ajoute un point positif concernant Robin : il laisse les interviewés parler sans les couper incessamment ; je trouve cela très agréable.
J’ai lu 60 pendant plusieurs années. Je l’ai simplement (et peut-être connement) laissé tomber à cause des nombreuses autres lectures qui envahissaient mon temps. Et je trouve bien terrible, effectivement, que le risque de se voir privatiser ne soulève pas plus d’émotion que cela... Surtout lorsque l’on entend d’où viennent les attaques contre le journal.
Je remercie Robin pour cette interview. Même si, malheureusement (mais c’est Robin), il a été bien trop insistant sur l’intérêt d’une publicité dans le journal ; probablement une nécessité de laisser transpirer son point de vue sur la chose économique et politique.
Voilà qui est très bien dit, ffi. Ce personnage respire une sorte de méchanceté contrôlée 99 % du temps et il reste le 1 % où elle ne l’est plus... comme ici.
Les manières et propos de Mélenchon lorsqu’il se lâche devant un lambda ou un journaliste me rappellent un certain Sarkozy et son joli : "casse-toi, pov’ con !". Et ils me rappellent aussi son incapacité étrange à citer ces gens d’en-haut, les puissants, qu’il prétend vouloir combattre. Jamais ne l’entend-on nommément pointer du doigt en hurlant sa rage et sa furie de défenseur du petit. Pourquoi ?