Vous noterez la difficulté avec laquelle l’interviewer anglais demande des précisions concernant les espions dans l’hôtel : Meyssan avait précisé dans sa toute première mention de quelle origine étaient ces espions, mais l’interviewer, lors de sa demande de précision, a tout simplement feint de ne pas avoir entendu le terme "US".
En tous les cas, je pense qu’on peut soutenir Meyssan car il aurait bien d’autres endroits sur Terre où se trouver plus en sureté que dans cet hôtel. Ce qui signifie un courage certain.
Mise à part la défense d’un véritable droit à la parole dans laquelle je me retrouve, je pense que Reynouard n’a absolument rien à dire d’intéressant.
National-socialiste, se qualifie-t-il. Pour le "national", le tout se réduit au "bien commun" : court, non ? Pour le "socialiste", sur deux heures, je ne l’ai pas trouvé du tout.
Reynouard me fait penser à un adulte jamais sorti de son adolescence faite d’attirance pour les idéologies extrémistes, et n’ayant fait que, une fois adulte, chercher à poursuivre cette pauvre constitution idéologique en l’intellectualisant autant que possible... pour éviter de justifier une adolescence attardée toujours perdue dans ses rêveries brutes de puissance.
Il n’y a rien de sulfureux chez ce personnage. Plutôt de proprement ridicule tant le fond est vide, inintéressant...
Celui à écouter est Barroso : entendez ce cynisme glacial, cette volonté dure et implacable dans le discours qu’il déroule, sans trembler du menton, quant à l’unique (selon lui et l’Union) possibilité de sauver la Grèce ; surtout, entendez précisément ce qu’il dit quant aux diverses confiances à retrouver : "... and overall, the confidence of the market", ce qui a été mal traduit dans les sous-titres.
Barroso le dit lui-même : ce sont les marchés qui importent avant toute chose ! Avant les pays, avant les Nations, avant les peuples, ce sont les marchés ! Voilà qu’en quelques petits mots, Barroso résume la pensée de l’Europe : la finance, les marchés, le biz... le peuple, c’est... après... bien après...
Discours délirant qui se résume à : "Ben, on verra dans le futur si nos découvertes scientifiques nous permettront un jour de mieux nous protéger du nucléaire... Ca devrait arriver... Un jour... Alors bon, pourquoi se séparer du nucléaire ? Ce n’est pas la peine.
Fukushima ? Légère erreur, déjà oubliée (voyez comme il élude totalement les effets de Fukushima sur la planète, sur les êtres humains, sur ce futur dont il parle avec tant d’emphase...) due à quelque incapacité scientifique à rendre son lieu totalement sûr et protégé de tout événement naturel..."
Où l’on s’aperçoit de son absence de rigueur (argumentaire, intellectuelle, morale...) : "je suis un Grec athée...", dit-il dans la troisième vidéo. Combien de fois l’a-t-on entendu parler de Dieu dans diverses interviews ? Et non d’un dieu dont il ne se réclamerait pas, mais bien un dieu qui serait, d’une manière ou d’une autre, une référence personnelle.
Tout petit propos qui, à mon sens, permet de montrer son incohérence et surtout sa volonté d’accaparer toujours au mieux son auditoire. Et ce, dans quel but ? Le personnage est clairement rabatteur pour le FN. Mais il cherche aussi par tous les moyens à imposer, constamment, un point de vue supérieur à celui d’autrui -ce qui lui confère donc une aura d’être au-dessus de tous ces "crétins" (les personnes honnêtes attesteront aisément des propos de Soral en ce sens)- quitte à être contradictoire avec celui d’hier.
J’ajoute que Soral dit, évidemment parfois des choses justes. Mais à découvrir d’autres "penseurs", on peut s’apercevoir aussi que lui est de ceux qui empruntent facilement aux autres sans jamais les citer ; en allant même jusqu’à prétendre être le premier à exposer telle ou telle idée. Et cela est peu acceptable... Une de ces dernières "interviews du mois" le faisait parler de la destruction des nations en entités plus petites, plus faibles. Idée que développe ardemment Hillard. Mais Soral n’en donne même pas le nom, même pas la référence pour ceux qui voudraient se renseigner sur cette théorie...
Comment donc vouloir suivre encore un tel personnage qui, au fil de ses interviews, joue les contradictions, la manipulation ("pas pour le FN, mais le seul que je promeus ; pas pour Marine Le Pen, mais la seule qui vaille la peine ; pas pour rabattre un électorat musulman vers le FN ; mais je parle de Sheitan le malin libéralo-pervers dès que possible...") ?
Et lui qui se présente comme un homme passé au PC, "de la gauche du travail" : pourquoi n’expose-t-il jamais une réelle idée sur une restructuration économique, industrielle qui rendrait au travail sa légitimité, sa noblesse, sa force, sa richesse ? Lui qui se dit penser les choses dans leur entièreté...
Et ce sans parler de son agressivité irrépressible dès qu’il a affaire à quelqu’un qui le contredit. En mémoire : l’interview par Franck Abed, par exemple.
Je suis passé par la case Soral et il est évident que celle-ci ne mène à rien...