Femme au jeu et au regard hypnotisant... Le trait noir aide, ce n’est pas peu dire :)
Les textes, quant à eux, manquent un peu de fraîcheur et me semblent trop intellectualisés ; ils me semblent trop de papier et pas assez de coeur. C’est évidemment autrement plus agréable à entendre qu’un Orelsan, mais je n’y trouve pas, pour autant, ce feu du naturel que je trouverais autrement plus captivant, pour ne pas dire touchant.
Vous savez, à jouer de ce type de rhétorique, on peut vous rétorquer ceci : si son premier morceau ne reflétait en rien une misogynie qui lui serait propre, on peut aussi penser que ce nouveau morceau ne reflète en rien sa pensée. Et que ce monsieur n’est donc en rien quelqu’un d’engagé qui fustigerait le monde. Mais plus simplement quelqu’un qui écrit des textes dans la seule idée de les rendre les plus provocants possibles... Histoire de promotion, peut-être...
J’aimerais tout de même savoir en quoi un tel texte pourrait refléter un esprit engagé. Le personnage enfile autant de thèmes que possible et ne fais que les moquer et/ou les insulter et ce, sans aucune ligne rouge, sans discriminer finement, sans non plus -faut-il le dire- de style. Si là se trouve une pensée engagée, probablement n’ai-je ni compris le sens de ce mot ni la profondeur des propos de cette "chanson".
Où l’on apprend néanmoins avec quel aplomb et culot Morano est capable
de défendre ses supérieurs, hors toute considération morale -l’appel
malheureux aux familles des victimes. La femme ne tremble aucunement et
aboie bien férocement. Où l’on voit le mépris à peine maîtrisé, par
contre, de Denisot face à Morice : "Il ne dit pas ça, le communiqué,
hein ! non !" Et plus loin : "Ca va, on a compris !", histoire de couper
court aux invectives de l’avocat.
Et ce type de violence
immorale s’exprime en majorité à la télévision, me semble-t-il. Tout
n’est que bêtise, mensonge, manipulation, tricherie, et jeux pour un peu
de pain. Le tout pour soumettre le nigaud qui, souvent, n’en demande
malheureusement pas plus....
Si seulement nos concitoyens
ouvraient les yeux et leurs oreilles, ils fermeraient le téléviseur et
chercheraient à s’informer ailleurs... Et les choses auraient peut-être
la possibilité de changer. Mais là, moutonnant comme ils moutonnent, à
bêler de plaisir à l’ingurgitation de telles immondices, ils est évident
qu’ils ne sont pas prêts à ouvrir yeux et oreilles... Mais le
peuvent-ils seulement ?