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A part le premier épisode qui était plutôt une analyse, j’ai été personnellement déçu par les suivants.
Je ne comprend pas ce dédain envers Chouard avec une devise "ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divises" sur votre Site, donc vous ne devriez pas craindre un vote "statistique" sur ce que veulent les citoyens (c’est l’avantage du tirage au sort).
D’où l’idée quand même de rester sous un principe hiérarchique quand on refuse le tirage au sort, ce qui revient seulement à changer de maître (ce qui est contradictoire aussi avec "le révolutionnaire ne fait pas ça pour la gloire").
Je n’ai rien contre Asselineau (ça serait plutôt le contraire), mais qu’est ce qu’il peut faire tout seul dans une assemblée hostile (cf Laurent Louis même si ce n’est pas le même registre).
D’autant plus que la révolution spirituelle est tout aussi utopique que le tirage au sort car nous n’avons aucun moyen d’imposer l’un ou l’autre aux structures de pouvoir actuels.
Et quand on voit que le marché transatlantique va permettre aux US d’innonder l’europe de leur viande aux hormones et antibiotiques, c’est bien beau de penser à la "terre mère", mais à moins d’habiter à la campagne et de connaître un producteur local, devenir végétarien ou faire la grêve de la faim, je vois mal comment on va y échapper en ville, comme on n’échappe pas aux produits OGM, car de plus en plus de produits sont achetés transformés.
(oui il y a les AMAP, mais les plus gros vendeurs restent les supermarchés)
Comme, de mon côté, je
m’efforce d’être réaliste, je m’en tiens à ce que les hommes ont montré,
montrent encore, et montreront dans l’avenir, parce que je tiens pour vrai, et
éternel, ce qu’Oswald Spengler en a dit : « Du peu que nous pouvons
connaître des événements à venir, une chose est certaine : les forces du
mouvement du futur ne seront rien d’autre que celles du passé : la volonté du
plus fort, les instincts vitaux, la race, la volonté de posséder, et le
pouvoir. »
Le reste n’est qu’utopie, allant contre la nature humaine.
Resterait donc à trouver le moyen de l’enserrer dans une camisole de force
chimique. Certains en rêvent certainement… Moi, je suis contre.
C’est bien ça le défi du futur, comment empêcher qu’une personne ou un groupe prenne trop de pouvoir et impose sa vision des choses sans tomber dans un système rigoriste et rigide incapable de s’adapter aux conditions futures (on aura au moins des catastrophes naturelles majeures stastiquement, même sans prendre en compte notre capacité d’auto-destruction).
Oui, mes lunettes ont une teinte très très légère de rose mais j’ai un peu de vécu et je sais que ça ne se passe pas comme ça dans la réalité.
Nos problèmes ne sont pas techniques, c’est un problème d’envisager d’autres perspectives que ce que l’on connait déjà.
La politique, c’est le réel, mais il faut une petite dose d’utopie, autrement on baisse les bras et on regarde le navire sombrer en disant "je l’avais dit/prévu".
Etre cynique/pragmatico-réaliste, c’est une bonne stratégie à titre individuel, mais en tant que société, c’est un luxe qui va nous couter de plus en plus cher, et même devenir inabordable.
Et quand les gens de pouvoir parlent de pragmatisme et de réalisme, c’est pour eux-même, pas pour la situation qu’ils sont sensés gérer.
Ce sont eux les utopistes/dystopistes quand ils imposent leur vision des choses de l’intérêt général (qui va dans leur sens et pas dans le sens de l’intérêt général)
Soit on décide ensemble de notre futur, soit on le subit et on aura pas de futur, car si les pouvoirs se concentrent encore plus, nous aurons une camisole, soit chimique (Equilibrium [ritalin/anti-dépresseurs]), soit par le contrôle mental (1984 [prism]), soit les 2 (le meilleur des mondes).
Et d’une manière ou d’une autre, nous arriverons à la situation que vous n’aimeriez pas voir arriver.
Les délires mystiques de certains utopistes, qui non seulement ne
tiennent aucun compte de la nature humaine, mais encore nient son existence,
parce qu’ils y sont contraints pour faire tenir leurs aberrantes théories
debout.
Le problème, c’est que vous ne voyez que l’aspect compétitif et dominateur de la nature humaine quand vous parlez de ne pas en tenir compte.
Vous oubliez que l’on peut être aussi généreux et partageur, et que c’est même une adaptation évolutive pour le bien du groupe.
Pourquoi les projets collaboratifs marchent plutôt bien sans pression finnancière ?
Regardez ce qui se passe à Marinela le village d’Espagne, ils arrivent à
faire marcher un système équivalent depuis presque 30 ans, et ils s’en
sortent mieux que les autres pendant la crise.
Regardez le monde du logiciel libre, techniquement aussi bien ou meilleurs que le privé, plus sûr (moins de bugs, pas de "backdoor"), et un étudiant dans sa chambre début 90 a créer un des OS majeurs d’aujourd’hui grâce à la collaboration (Linux).
La faculté de Vincenne a été rasé en 3j en plein été avec les meubles et les documents encore dans les murs pour supprimer ce symbole de l’auto-organisation qui créeait des étudiants recherchés par le monde professionnel (cf Franck Lepage).
Sur le plan technique, il n’y a aucun problème dans sa théorie, c’est de la simple comptabilité, et vu toutes les aranaques et évasions fiscales, on sait très bien faire.
C’est effectivement la volonté humaine de ne pas torpiller ce type d’initiative qui est en cause, car ceux qui ont des capitaux indécents par rapport à la capacité de travail d’un humain moyen (> x10) sont les plus compétitifs et les plus dominateurs, et ce capital indécent leur donne un bras de levier disproportionné dans les décisions politiques et ils veulent garder leur pouvoir à tous prix.
Les ressources étant limités, si on ne limite pas l’apétit des humains et qu’on continue strictement dans la même voie de la compétition et de gains à tout prix, il y aura un génocide par paupérisation au mieux, la fin de l’espèce humaine au pire.
Il y a ZERO moralité a se délécter de ce genre de spectacle et de se dire "moi je suis bien installé, ils sont dans la merde, et bien tant pis pour eux, ils n’ont qu’à crever à la tâche pour survivre ou crever tout court", parce que c’est ça le message de ceux qui ne veulent rien lâcher.
Et c’est un peu le discours que vous donnez, aucune empathie, aucune compassion et surtout garder la société telle qu’elle est pour ne pas se remettre en question à titre personnel sur la futilité de ces vanités.
A cela, Jean-Marie Rouart a très opportunément rappelé, à ce
frénétique de l’égalitarisme, le rôle décisif des élites d’un pays : "La France est constituée par quoi ? Elle est
constituée par qui ? Elle est constituée par tous les grands
entrepreneurs, tout ce qui a constitué
la richesse et même la civilisation... de Louis Renault, de l’automobile, de
l’aviation, ce sont de grands inventeurs, de grands industriels."
Les "grands entrepreneurs", ça veut dire que la famille ou les amis lui
prétent de l’argent, il ne faut pas être aveugle non plus, pas besoin de
"grand entrepreneurs" qu’on vénére comme on vénérerait des idoles.
Et Louis Renault était un petit entrepreneur artisanal au départ, c’est par la suite que l’entreprise a grossie, et ce ne sont pas les même capacités qui sont demandé entre le lancement d’un projet et la gestion d’un grand groupe.
Ce genre de système n’empêchera pas des gens motivés de lancer un projet et innover, il n’y a pas d’incompatiblité majeure, au contraire, les inventeurs n’auraient plus qu’une seule chose à penser "inventer".
Le seul élitisme supprimé dans ce système, c’est l’élitisme du dominateur par le capital, c’est tout. On peut toujours devenir une élite intellectuelle, sportive, morale,...
Quand on parle d’élite, on parle d’élite universellement reconnus pour leur capacités réellement supérieures, ou d’élites auto-proclamés avec le porte-monnaie ?
Parce que la vraie "élite", ça doit être moins de 5% de ceux qu’on appelle "l’élite".
C’est un conte de fée "l’élite", dans la vie de tous les jours je croise pleins de gens qui ont plus de bon sens, d’imagination et de capacités intellectuelle,physique,morale que "nos élites".
Rouart complète Jaurès et, dans le même temps, il rejoint le
comte de Saint-Simon, qui écrivait à la fin du XVIIIe siècle, ou au début du
XIXe : « Si la France perdait subitement
ses cinquante premiers savants, ses cinquante premiers artistes, ses cinquante premiers fabricants, ses
cinquante premiers cultivateurs, la
nation deviendrait un corps sans âme, elle serait décapitée. Si elle venait au
contraire à perdre tout son personnel officiel, cet événement affligerait les
Français parce qu’ils sont bons, mais il n’en résulterait pour le pays qu’un
faible dommage. »
Mais rien n’impose que les 50 premiers fabricants et cultivateurs soient des entreprises hiérarchique, ça pourrait être des SCOP..
Tous les exemples de SCOP ou de projets coopératifs que j’ai vu marchent
et ont des meilleurs résultats que les sociétés hiérarchiques du même
secteur.
Mais évidemment, c’est un "mauvais exemple à suivre" pour ceux qui ne veulent rien lâcher et continuer à agir selon des instincts primitifs qui ne sont plus adaptés à la puissance de feu de notre société consumériste contre la nature.
Si on continue, ça sera la nature ou nous, et vivre dans du 100% artificiel, il suffit de regarder toutes les dytopies SF pour voir que ça ne sera plus "vivre".
et en aucun cas à lui seul la cause
d’un changement majeur
Pour le coup oui, puisque c’est Edward Bernays qui a lancé cette nouvelle façon de faire qui a influencé tout le XXéme siécle.
Il reste quand même ""coupable par intérêt"" d’avoir diffusé ces idées, même si un autre aurait pu prendre sa place.
P.S. - Je voudrais ajouter que le type qui commence un exposé en
affirmant que les dirigeants d’entreprise sont des parasites
Et pourtant, c’est une réalité, Mittal gagne pleins de fric parce qu’il a plein d’ouvriers qui bossent pour créer la richesse.
Et si vous me dites, oui mais il améne l’argent, quel argent, l’argent de sa famille, de ses copains banquiers, un argent qui est là parce que des milliers de gens ont été exploités.
Le seul intérêt d’un dirigeant, c’est son réseau de relation dans les salons privés, leur valeur ajouté s’arrête strictement là, et ils sont beaucoup trop payés pour une compétence restaurant/golf (je caricature un peu).
Rien n’empêcherait d’avoir une bourse d’investissement en fonction des projets proposés et de n’avoir que des SCOP sans grand investisseur/rapace à la tête.
Le problème du revenu universel n’est pas technique, mais humain,"on ne pourra plus écraser les gens par notre capital". Quelle horreur ! ^^
On ne parle pas du petit entrepreneur qui veut créer quelque chose de ses mains et qui veut créer une équipe pour faire aboutir son idée ensemble, et pas pour les exploiter pour les exploiter.
On parle de celui qui a un capital et qui l’investit en exploitant des esclaves pour avoir encore plus de capital. Système qui ne tiendra pas dans les ressources limitées de la planète de toute façon.
Vous préférez qu’on aille tous dans le mur pour votre petit confort mental alors qu’on a de moins en moins de travail et de ressources à partager.
D’autant plus ironique que la suisse est en bonne voie pour le revenu universel, votre cauchemard commencera dans votre pays ^^
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