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A tous les idiots qui apprécient les sévices publics (il y a d’ailleurs de fortes chances que ce soient les impôts qui vous payent) :
Ce sont forcément nos impôts qui les payent, c’est la définition même du service public ! Parce qu’on en bénificie directement ou indirectement et est donc utile à tout le monde.
Exemple : un patron peut avoir un chauffeur privé (donc rien à cirer de la SNCF), mais si ses ouvriers n’ont pas de trains, et bien les ouvriers ne peuvent pas venir travailler et le patron se retrouve tout seul comme un con dans son usine.
Le patron ne profite pas directement de la SNCF, mais en profite indirectement. Sans facilité de transport, pas de développement de l’activité économique.
Il y en a marre de toutes ces analyses par le bout de la lorgnette.
Soyez un peu holistiques les gars et arrêtons le réductionnisme mortifère ! :)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Holisme
""" Le holisme se définit donc globalement par la pensée qui tend à
expliquer un phénomène comme étant un ensemble indivisible, la simple
somme de ses parties ne suffisant pas à le définir. De ce fait, la
pensée holiste se trouve en opposition à la pensée réductionniste qui tend à expliquer un phénomène en le divisant en parties."""
Ah ben c’est sûr qu’une entreprise publique sans direction stratégique peut stagner.
Le minitel était une vache à lait, c’était même le principal concurrent de l’internet pour le commerce en ligne (et loin devant) avant que les débits s’améliorent de manière drastique sur internet (les vieux savaient utiliser le minitel qui est plus simple d’utilisation, contrairement à internet qui demande plus de technicité [on parle de windows95-98 et de réseaux modems]).
Et c’est Free qui a fait baisser les tarifs, ni orange, ni sfr, ni bouygues qui étaient juste des revers de médailles privés du public FT.
C’est Free qui a lancé l’internet à 30€, l’abonnement était à 50€-60€ minimum chez les concurrents (ce qui était le tarif FT).
Néanmoins, cette concurrence tant vantée a freinée des 4 fers pour empêcher l’arrivée de free pour la 3G
Petit florilège des interventions
http://www.nextinpact.com/archive/53021-licence-3g-xavier-niel-mort.htm
Par exemple, « Un quatrième opérateur, s’il a une couverture nationale, ne fera pas baisser les prix. »
Pour rappel, free a eu le tiers des fréquences et a payé logiquement 3x moins cher, alors qu’on pouvait lire que l’état leur avait fait un rabais de 2/3
Alors si c’est pour remplacer un monopole public par des monopoles privés des copains, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.
Je ne suis pas contre la concurrence, je suis contre la tartufferie des arrangements entre copains qui font passer ça pour de la concurrence.
"souveraino marxistes"
Merci pour cette bonne tranche de rigolade 
Nous étions des usagers, et maintenant, nous sommes des clients.
Rien que le glissement de vocabulaire doit mettre la puce à l’oreille.
La SNCF qui a été crée pour être un service public à l’origine, doit assurer une certaine résilience, et donc prévoir sur le long-terme (ce qui peut amener des incoforts locaux dans le temps mais qui sont globalement applanies et qui vont dans le sens de l’amélioration continue), alors qu’un service commercial lutte pour sa survie le jour, le jour avec la pression de rentabilité immédiate, ce qui oblige mécaniquement à prendre des raccourcis sur la maintenance ou d’autres postes budgétaires pour présenter les chiffres qui font plaisir aux chefs.
Les problèmes de la SNCF ne viennent pas de la non concurrence, mais de la sclérose hiérarchique et syndicale allié avec des injoction d’objectifs de rentabilité court-termiste.
C’est vrai que les syndicats ne veulent peut être pas évoluer, mais pour les anciens, ils se sont engagés pour le "service public" avec un certain "honneur" à ce que ça marche, pas un service commercial vite fait mal fait pipo marketing qualité.
Quand à la hiérarchie, le régne de l’avancement fait qu’on est prêt à tout pour présenter les chiffres qui vont plaire, quitte a passer sous silences les manquements ou les nécessaires mesures à mettre en place pour le long terme.
La SNCF n’était pas prévue dans ce but, et elle forcément inadapté a ce nouveau paradigme.
(je n’ai jamais vu autant de retard depuis que la SNCF a commencé ce mouvement de libéralisation, quand j’étais enfant, 2min étaient déjà considérés comme un retard).
Si on doit vraiment libéraliser le transport ferroviaire, il faut faire comme dans l’aviation civile, il faut créer l’équivalent du BEA (Bureau d’Enquêtes et d’Analyse http://www.bea.aero) et imposer des règles de sécurité drastiques qui peuvent aller jusqu’à la suppression de l’agrément de circulation pour les sociétés fautives (ce qui peut impliquer l’arrêt complet de l’exploitation pendant une enquête, voir la déposséssion de l’exploitation).
Là on libéralise pour libéraliser, c’est du n’importe quoi et la course au gavage sans penser aux conséquences.
On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, la crémière et toutes ses cousines. Malheureusement, c’est un peu l’impression que l’on a quand on entend parler de la libéralisation d’un marché.
Je me demande quelle serait l’avis de nos libéraux s’ils se retrouvaient dans un accident de train causé par une abscence délibérée de moyens pour gratter quelques euros par ci, par là comme ça a été le cas en angleterre pendant de nombreuses années (regarder ce qui se passe à l’extérieur de la France pour voir le retour d’expérience).
s’ouvrira à la concurrence ..., une sécurité accrue et des tarifs plus avantageux grâce à une diminution du coût de la main d’oeuvre.
On a bien vu ce que ça a donné en angleterre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Privatisation_de_British_Rail
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/privatisation-du-rail-londres-cherche-la-marche-arriere_1449405.html
"""
" En soi, privatiser les voies ferrées fut
une décision ridicule, parce qu’il s’agissait d’un service public pur,
sans concurrence, et qui, de plus, exigeait de très lourds
investissements ", remarque Max D. Steuer, professeur de théorie
économique à la London School of Economics
"""
Suite aux multiples accidents, ils ont recentralisé la maintenance du réseau que cette belle concurrence avait délaissée a une seule société
L’entretien d’une infrastructure lourde coûte cher et ne rapporte rien et toute la population en est dépendante, laisser ça au privé, c’est se tirer une balle dans le pied. La city a perdu beaucoup d’argent avec les travailleurs en retard ou indisponibles (décés, invalidités) avec la vague d’accidents ferroviaires qu’a connue l’angleterre suite à la privatisation
Ce qui me dérange avec ton idéologie Erwanet, ce n’est pas de vouloir optimiser les coûts (ce qui améne à une meilleure efficacité énergétique), c’est de ne pas avoir une vue d’ensemble et de se focaliser sur les coûts détails par détail.
Autre exemple marquant, Ariane Espace n’a pas voulu revalider les algorithmes de trajectoires d’Ariane 4 pour Ariane 5 puisque le programme était sans défauts apparent, ils ont économisés quoi, quelques dizaines de milliers d’euros, résultat, 100 millions d’euros sont partis en fumée pour le premier tir, et autant de perdus sur les tirs suivants à "vide" pour rassurer les clients que la fusée pouvait amener leur satellites en orbite.
Quelques dizaines de milliers d’euros d’un côté, presque un milliarde de l’autre.
Est-ce que tu arrives à saisir les limites de ton exercice de bashing ???
Autant je partages le scepticisme sur la conclusion "morale" de ce conte (s’ils veulent libérer la créativité humaine, on n’est clairement pas dans la bonne structure sociale, car on écarte ceux qui créer uniquement pour le plaisir, il y a toujours un rapport avec le fait de gagner de l’argent, soit par investissement, soit par appropriation [vol]).
Mais il ne faut pas pour autant écarter
les 4 premières minutes de ce court, la société moderne, c’est une
interdépendance de millions d’individus, et pour le meilleur ou pour
le pire, nous sommes tous liés pour que ce "bouzin"
fonctionne.
A ceux qui pensent qu’on était mieux en tant que
chasseur/cueilleur (bien que je pense qu’une tribu dans son coin et
qu’on n’est pas allé emmerder ou polluer est finalement moins
névrosée que notre société), ce court rappelle que tout ce que
l’on considère comme acquis est en fait l’évolution de milliers
d’années et marche par la coopération (sans compter qu’à 7
milliards, il est impossible de revenir à ce stade pour toute la
population).
Prenons la médecine par exemple, elle a évoluée parce qu’il y a eu concentration de population, donc, des déductions ont pu être faites car une même personne sur le cours de sa vie pouvait constater les mêmes classes de symptômes sur plusieurs patients, puis a pu les noter (donc technologie d’enregistrement [papyrus, tablettes d’argile, papier, livres, ordinateurs) pour que ces observations servent de base à la génération suivante. La chirurgie a progressée quand on a pu faire des outils (donc métallurgie, artisanat de précision,...).
Remettre en cause ce processus cumulatif, c’est nier notre élan "promothéen" de compréhension de "l’univers" (dans un sens volontairement large et vague) et la volonté de ne plus être dépendant du simple hasard des forces de la nature (météo, catastrophes naturelles, prédateurs,...)
De même que rester aveugle à nos instincts de conservation et de reproduction, c’est nier les processus qui mènent à l’avidité et le non partage implacablement logique quand on arrive en position de pouvoir.
Force est de constater que les notions de moralité ne sont pas là par hasard, mais sont des mécanismes compensatoires pour équilibrer les deux tendances, car l’avidité finit par récupérer les connaissances pour mieux asseoir son non partage.
ça fait presque 8000 ans que nous sommes dans la civilisation (les plus vielles villes trouvées au moyen orient seraient datées de 5500 av J.C) et que nous avons adopté cette structure.
C’est l’éternelle question depuis ce temps là, comment équilibrer les besoins personnels aux nécessités d’interdépendances créent.
Personnellement, je pense que la réponse vient d’un niveau de compréhension minimum de ce genre de mécanisme pour toute la population, pour que chacun devienne conscient par sa propre réflexion qu’on a ses propres besoins qu’il faut assouvir, mais qu’il faut aussi partager pour aider les autres à assouvir les leurs pour arriver à une société harmonisée (cf orchestre, chacun peut se faire plaisir à jouer dans son coin, mais il faut se synchroniser pour jouer une symphonie, autrement, c’est de la cacophonie).
Il fut un temps où nos instincts ont été très utile pour survivre dans un environnement limité en échange et en information où l’on devait réagir sur l’instant,mais a ce niveau là de développement, ils deviennent des boulets si on fait tout pour que les personnes ne puissent accéder à ce niveau de compréhension par elle même (et pas parce qu’elles ont appris bêtement d’une institution).
Et c’est exactement le problème il y a toujours une poignée de sachant faisant tout pour laisser la globalité dans l’ignorance et qui établit des dogmes pour qu’il n’y ait jamais de remise en question (surtout de leur pouvoir et de leur main mise). C’est valable pour le libéralisme, mais ça a été vrai avec toutes les structures de pouvoirs mise en place jusqu’à présent dans l’histoire connue.
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