@Hijack ... "S’il avait fini par reconnaître la culpabilité de l’État français (et non de la France ni des français)..." Chirac a en effet parlé de l’Etat français, mais il s’est laissé malencontreusement entrainer en généralisant "la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable", alors que ce fut l’action abjecte d’un "gouvernement de rencontre" qui y a assigné des services de l’état. La France des Lumières, c’est la population qui a caché et sauvé des Juifs, permettant d’en préserver un plus grand nombre que dans les autres pays sous la botte nazie. Les successeurs de Chirac ont répété, pour ce crime, la généralisation "la France", plutôt que reprendre la formule "l’Etat français", mais leur "idée de la France" se borne à une vision administrative.
Macron prononçant cette formule devant Netanyahu, c’est abdiquer toute influence dans une médiation sur le conflit (et sur cette question, Chirac était résolu).
@Vraidrapo Le service militaire n’intégrait personne, les étudiants avaient des exemptions ou des affectations pantoufle ou faisaient un bataillon d’officier, les bacheliers faisaient un bataillon de sous-officiers, et pour les autres c’était considéré comme la piétaille pour faire des marches et creuser des trous pour les reboucher. Ayant devancé l’appel pour être débarrassé, j’y ai quand même gagné le permis PL avant l’âge, mais jamais utilisé ensuite. Mes 3 fils ont évité de perdre un an grâce à Chirac, sans que la sécurité nationale n’ait été affectée, on ne se bat plus à la baïonnette par assauts de 10 000 fantassins. Le rétablissement de 4 semaines de service national par Macron est une pantalonnade, il va falloir trouver l’hébergement et assurer l’encadrement pour des activités occupationnelles. Le "brassage" devrait être fait par l’école et les clubs sportifs le long de la jeunesse, quinze jour de stage n’apporteront rien.
Comme la quasi totalité des administrations et la plupart des entreprises ont continué de fonctionner sous l’occupation, ce serait près de 100% des fonctionnaires, chefs d’entreprise, etc. qui seraient considérés comme ayant collaboré (moins un ou deux pourcents qui sont passé dans la clandestinité).
Pour de Gaulle l’équation n’était pas celle là : les gouvernants étaient des traitres, les collaborateurs actifs, miliciens, etc. des félons, mais la continuité des services de l’état avait traversé cette parenthèse, et a été rétablie dans la légalité républicaine.