@DAChHtv La rationalité et les religions ne s’opposent pas si elles se concentrent sur leur domaine respectif, mais elles peuvent se complèter. La démarche de la science porte sur la connaissance du monde physique et de son fonctionnement, la démarche de la religion est de rechercher des explications sur ce qu’il y a en dehors de la matérialité (l’origine, la signification, l’objectif, la finalité...). La position a-religieuse est également basée sur une hypothèse métaphysique (hors du démontrable) selon laquelle il n’y a rien à chercher hors du monde physique. Le point de vue de la science n’est pas athée mais agnostique, ce n’est pas son domaine d’action.
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Il est puéril de prendre dans la Bible des exemples ou la dissimulation est utilisée face à la nécessité de la situation -danger notamment-, et de les présenter comme si cela était un principe enseigné par ces religions. On trouvera tout autant ce genre de situation dans des textes bouddhiques, shintoïstes, etc.
Mais d’autre part, le principe enseigné dans l’islam sous le nom de taqiya concerne des circonstances bien précises (cas de menaces...), et c’est abusivement que d’une part les jihadistes, et d’autre part les détracteurs de l’islam, la présentent comme une tactique générale de tromperie.
Qu’est-ce qui est complotiste ? C’est de prétendre qu’il y a une volonté délibérée et une organisation planifiée pour substituer une population étrangère à la population autochtone (originaire du lieu).
Néanmoins, le constat d’une proportion croissante de personnes d’origine extra-européenne, conservant des us et coutumes et souvent une langue du pays d’origine, ne peut pas être récusé. La concentration n’est pas homogènes, certains secteurs étant devenus majoritairement exogènes. La France avait certes connu au fil des siècles des mixages, mais avec des populations de culture voisine qui se sont acculturées et assimilées en peu de générations (je ne parle pas d’avant l’époque mérovingienne).
On passe du constat au complot par des extrapolations. Ainsi l’ONU emploie le terme "remplacement" pour évoquer le déficit de renouvellement des générations dans certains pays occidentaux, nécessitant pour ces pays une compensation par apport externe, il ne s’agit pas de faire disparaitre un peuple pour lui en substituer un autre. Par ailleurs, les gouvernants, malgré leurs dénégations, favorisent ou laissent passer un flux migratoire pour augmenter la population totale du pays (facteur de croissance, dixit Attali) et incorporer de la main d’oeuvre à moindre cout. Il y a aussi des motivations secondaires : être classé comme "progressiste", être bien vu sur la scène internationale, etc. Le décalage entre le discours souvent ferme et la pratique laxiste alimente la suspicion de complot contre la population historique.
Tous ceux qui ont travaillé dans une entreprise de l’"économie vraie" connaissent le dilemme de la compétitivité de la production locale par rapport à la production extérieure, dans le cadre général des multinationales et de la mondialisation. Les entreprises françaises, malgré le CICE restent parmi celles au monde versant le plus de charges. Résultat les entreprises délocalisent ou disparaissent (c’est le cas du groupe high tech où j’ai travaillé). Donc dire "il suffit de faire payer davantage les entreprises" est quelque peu "hors sol". Par contre, il y a moyen de mieux répartir l’effort entre les entreprises, notamment ne pas pénaliser les entreprises de main d’oeuvre par rapport à celles fortement automatisées ou virtualisées, en asseyant les cotisation sur le CA ou la VA plutôt que la masse salariale (le "profit" dans ce cas participera en amont à l’effort de solidarité).
Par ailleurs, le déficit de la sécu diminue, et les "complémentaires" sont généralement des mutuelles. Il faut cependant rester vigilent sur la part que voudrait prendre l’assurance privée. Au passage, les défenseurs de la retraite par capitalisation ont mis la sourdine, car le prochain krash boursier est universellement attendu.