ORIGINE DE LA PAPAUTÉ : VIIème SIÈCLE C’est avec Léon Le Grand (440-462) que, tout d’abord, les Catholiques s’écartent des institutions primitives. Dans les anciennes religions théogoniques, il n’y avait pas « un chef », mais un conseil, ce qu’on appela chez les Israélites le « conseil des anciens ». Les Juifs imitèrent d’abord ce système, que nous retrouvons dans le Sanhédrin, mais la nature de l’homme n’est pas faite pour lui conseiller de s’effacer dans les rangs, il veut dominer, c’est donc le plus ambitieux et le plus audacieux qui arrive au sommet. Il en résulte, dans les institutions masculines, une lutte incessante pour le pouvoir. C’est ce qui arriva dans l’Église. Habitués à escalader les degrés de la hiérarchie sociale, les plus ambitieux voulurent une suprématie ; de là un chef unique, non une assemblée consultative (ce qui suppose de la raison, et rien n’est gênant comme la raison des autres). Cependant, avant d’en arriver à se donner un chef suprême, l’Église de Rome fut longtemps gouvernée par un « conseil des anciens ». Mais un homme ambitieux apparut, Léon le Grand, qui visait la place de chef suprême et fut très probablement l’auteur de la légende de saint Pierre dont on fit le chef de la papauté, pour créer un précédent. Ce qui le fait supposer, c’est que c’est lui qui prononça cette parole hypocrite : « Le privilège de saint Pierre subsistera tant que subsistera sa justice. » Or saint Pierre ne vint jamais à Rome. Quant à sa justice, nous ne l’apercevons pas dans la religion catholique. En réalité, il n’exista pas de pape avant Léon le Grand, et c’est lui qui fonda la papauté. C’est ce même pape qui combattit Attila. Au début du VIIème siècle, l’autorité suprême appartient aux Conciles. Ceux que l’Église moderne appelle des papes n’étaient alors que les évêques de Rome. Les évêques des autres régions n’acceptent pas encore pour chefs les évêques de Rome. Ce fut en 607 que, sous Boniface III, l’évêque de Rome fut reconnu comme suzerain spirituel de toute la Chrétienté. Les Catholiques ont complètement pris l’appellation de « Chrétiens », ce qui est traduit par leurs ennemis par le mot « Crétins ». Rappelons que dans les premier Christianisme, on parlait de « Christiens » et non « Chrétiens » (car le Christianisme primitif avait été une doctrine sur le Christ). De 680 à 684 eut lieu le Concile de Constantinople contre les Monothélites. C’est à ce moment qu’il fut ordonné par le 6e Synode de Constantinople que désormais le Christianisme aurait pour symbole un homme attaché à une croix, ce qui fut confirmé par le pape Adrien Ier. On sait que jusque-là le Catholicisme avait été symbolisé par une croix formée de trois phallus (représentant la Trinité). Le latin avait cessé d’être la langue parlée en Italie au VIème siècle. Au VIIème siècle, l’Église établit le culte en langue latine. NB : La croix n’est devenue le signe du Christianisme qu’au VIIème siècle de notre ère, lors du Concile de Constantinople qui eut lieu de 680 à 684. Jusque-là, la religion nouvelle, c’est-à-dire le second Christianisme (le faux), celui qui triompha sous Constantin au Concile de Nicée (en 325), et qui s’édifia sur les ruines du premier (le vrai), avait pour insigne trois phallus enlacés (représentant la Trinité catholique). Le culte du « Saint Graal », « Vase sacré » des Mystères, et le « Secret de Bismillah », semblent une réaction contre ces trois phallus. Lien
Le véritable pouvoir aujourd’hui n’est pas à rechercher dans l’apparence des arcanes politiques, il se cache derrière l’anonymat des capitaux et dans les paradis fiscaux. NB : « Nous sommes aujourd’hui arrivés, avec l’avènement des institutions dites européennes, au point culminant qui consiste en l’institutionnalisation du “phénomène économique” en lieu et place du “phénomène politique”. La mise en concurrence économique et juridique des États est en réalité une façon judicieuse d’imposer aux États l’intérêt, bien compris, des multinationales. La concurrence est, en réalité, le moyen technique d’imposer la loi du plus fort. En l’occurrence, il s’agit du plus fort sous le prisme économique et capitalistique, ce plus fort étant chapeauté par l’anonymat. Peu importe que ce plus fort soit un terroriste, un assassin, un voleur et un menteur, car il est, de toute façon, anonyme. « L’histoire démontre largement que les différentes “qualités” que sont l’aptitude au mensonge, l’absence d’état d’âme, l’absence de toute empathie et bienveillance vis-à-vis de la vie, la volonté hégémonique de prédation… sont précisément celles qui définissent le “plus fort économiquement” ». (V. Bugault)
Plus que jamais d’actualité : « J’ignore ce que peut être l’âme d’un scélérat ; mais je connais celle d’un honnête homme. C’est horrible. » (Joseph de Maistre) Blog