@TchakTchak Donc pour toi, les plus grands esprits ici-bas sont les centrales nucléaires et autres Bombes H ? Soyons sérieux. Tu me fais de la tambouille New-age.
L’énergie, étymologiquement signifie "force en action". Sa définition physique varie selon le domaine (mécanique, électrique, magnétique, thermodynamique,..etc), mais elle est invariablement d’une dimension ML²/T², c’est-à-dire que cette grandeur relie soit masse et vitesse au carré, soit quantum d’action et fréquence. A toute matière, y compris lumineuse, peut être associée de l’énergie (E = mc² = h.v).
L’esprit, lui, est purement immatériel. A l’origine, il a défini toute substance, et a assigné à chacune d’elle une part d’énergie. Constamment, il s’assure que, globalement, dans l’univers, l’énergie reste constante, c’est-à-dire qu’il fait que toute part d’énergie perdue par une substance est nécessairement récupérée par d’autres.
Nous percevons cet action de l’Esprit comme "la loi de conservation de l’énergie".
L’esprit a l’intelligence des substances et la faculté à les réguler. Il n’est pas l’énergie. Il en a créé le concept, l’a mis en œuvre à travers les substances, et le soumet incessamment à son ordre.
C’est pourquoi, nous les humains, qui partageons avec cet Esprit créateur l’intelligence des concepts, nous savons tirer profit de ses lois pour organiser les choses ici-bas.
Mais nous ne pouvons que convertir une forme d’énergie en une autre, à travers les substances. Nous n’avons pas ce pouvoir
d’imposer la constance de l’énergie dans l’univers, qui est propre à l’Esprit créateur.
@Gollum @yohananda Allez voir la définition du terme manichéisme :
Doctrine religieuse conçue par Mani,
fondée sur la coexistence et l’antagonisme de deux principes cosmiques
égaux et éternels : le bien et le mal ; conception qui admet le dualisme
antagoniste d’un principe du bien et d’un principe du mal
La spécificité du manichéisme n’est pas seulement de penser selon une dualité originelle, mais de considérer un rapport antagoniste.
Les théories scientifico-politiques post-modernes : lutte des espèces (Darwin), lutte des classes (Marx), concurrence des individus (libéralisme), concours des partis au suffrage (démocratie), lutte des sexes (féminisme), luttes des genres (LGBTQI++),...etc sont toutes modélisées selon des "substances" mises en rapport antagoniste. C’est en cela que je dis qu’elles sont manichéennes.
@TchakTchak Tu ne peux pas assimiler l’esprit à l’énergie physique. L’énergie a plusieurs acception en physique, l’énergie mécanique (cinétique ou potentielle gravitaire), l’énergie électrique, magnétique, l’énergie Thermique,..etc. A chaque fois l’énergie physique a été vue comme une entité matérielle. Sa dimension est ML²/T². Elle dénote de la matière dans le temps et l’espace.
Il ne faut pas faire dire à E=mc² ce qu’elle ne dit pas. Il faut aussi ce méfier de tous ces poncifs issus de la théorie cybernétique, qui ne sont pas pour rien dans la situation actuelle.
L’esprit n’a pas besoin d’énergie.
Le terme esprit vient de "spiritus", qui signifie le souffle. Savez-vous que tout être, avant de mourir, produit 3 fortes expirations ? Les hommes ont toujours conçu ce phénomène comme le fait pour l’esprit de quitter le corps.
L’esprit donne du sens aux images qui se forment dans notre âme, telles qu’elles résultent des perceptions par nos organes sensoriels. Idea, en grec, signifie image. Notre corps perçoit le réel, ce qui forme un spectre en notre âme, que notre esprit sait lire et comprendre.
Un esprit vicié comprendra de travers. Une mythologie viciée contamine l’esprit. Il y a des virus spirituels.
@Gollum Je te le répète encore une fois (la dixième peut-être ?) : le propre du manichéisme n’est pas l’existence de dualités, mais celui du conflit créateur. (Et c’est donc cette idéologie qui se retrouve dans les doctrines politico-économiques modernes).
Par exemple, je ne suis pas contre distinguer entre des classes sociales, en revanche, faire de leurs luttes le moteur de l’histoire, c’est très manichéen, et je ne crois pas que ça tienne la route. C’est plutôt la paix qui est propice aux progrès.
Les dualités en elle-mêmes ne sont pas un problème, elles sont au contraire nécessaires pour pouvoir distinguer parmi les choses. D’ailleurs rien n’oblige à distinguer parmi les choses de manière binaire.
A contrario, la négation des dualités, et de la pluralité en général (comme dans le monisme) peut résulter en des confusions, puis en des contradictions insurmontables.
Par exemple, vouloir assimiler de force l’humanité dans une unité abstraite (l’universel des droits de l’homme), aboutit à nier tout un pan des réalités concrètes (-> l’unicité de la volonté de chaque homme, donc la pluralité inéluctable des finalités ; -> la particularité de chaque société, donc la pluralité des civilisations)
Pour s’orienter, on distingue la gauche et la droite. Est-ce une insupportable dualité manichéenne ? Non, c’est une manière rationnelle d’appréhender l’espace. En cette matière, tout monisme serait mal venu, et n’aboutirait qu’à nous faire confondre la droite et la gauche, à nous désorienter.
Est-ce du fait d’être hanté par l’idéologie du conflit créateur, et cherchant ainsi à l’abolir, que le monisme opte ainsi de nier toute pertinence aux dualités et pluralités ? Mais ce serait un remède illusoire, qui apaiserait peut-être l’individu intérieurement, mais pas le réel.
Mais c’est un vieux problème, comment rendre compte d’une pluralité par l’unité ? Le meilleur moyen trouvé cela reste l’Un qui crée Tout.
Et comment alors éviter les conflits qui découlent de cette pluralité ?
Le monisme ne saurait répondre à cette question puisque pour lui, le problème n’existe pas, il se fait profession de nier toute distinction entre les choses.
D’ailleurs le christianisme échappe à ton monisme, alors que tu devrais l’y intégrer si tu étais vraiment cohérent. Donc tu ne l’es pas.