@Gollum Celui qui avait un village sur le dos, il lui suffisait de changer de village pour avoir la paix, voire d’aller en ville. Mais la télé qui te brocarde, c’est dans tout le pays que tu es grillé. La publicité négative subsiste, elle a juste changé de forme - et de dimension.
Toute société fonctionne pareil, selon les mêmes principes universaux. Notre régime est plutôt fondé sur l’hypocrisie : Il te casse les reins en douce, par un harcèlement continuel, te ponctionnant de l’argent, ou t’empêchant de travailler pour survivre, ceci alors qu’il t’avait laissé accroire à priori qu’il ne donnait aucune limite. Je préfère encore un totalitarisme franc, qui indique clairement la ligne rouge à ne pas franchir.
Le coté soft des sanctions, ce n’est pas par humanisme, mais c’est plutôt une manière de ne pas donner prise à la critique, pour ne pas engendrer d’opposants au régime. Le régime sanctionne bel et bien, mais il fait en sorte que cette sanction ne soit pas perçue par la population, juste qu’elle soit efficace à briser l’opposant.
Mais bon, quand le régime commence à enseigner la sexualité à des enfants de 7 ans,... c’est déjà une sacré immixtion dans la vie privée.
Hard ou soft, c’est la question des moyens. Cela a son importance. Les moyens au moyen-âges étaient beaucoup plus limités qu’aujourd’hui. Donc il fallait frapper très fort pour être entendu. Aujourd’hui, avec la caisse de résonance médiatique, ce n’est plus utile, voire, il vaut mieux frapper doucement, et, encore mieux, invisiblement. Il y a eu quand même un certain nombre de morts par accident ou par suicide qui arrangeait bien le pouvoir ces 40 dernières années (Boulin, Grossouvre, Bérégovoy, Ballavoine, Coluche, ..etc).
Une société implique une certaine unité. Quand une société est trop divisée, le pouvoir tend fatalement à employer les grands moyens pour se sauvegarder : Réduire au silence l’opposition, inonder de propagande la populace, bourrer de crâne de sa jeunesse. C’est écrit : « une société, divisée par elle-même, périt ». Le régime totalitaire est cette ultime tentative, désespérée, dont un pouvoir en perdition use pour survivre. Ce régime émerge au terme d’une période de décadence.
@Gollum Mise au point : L’église ne clouait pas les hérétiques au Pilori... Le Pilori servait à exposer, temporairement, aux yeux de tous, quelqu’un qui avait fauté (L’extrême-orient avait la cangue). Ce qui était cloué au Pilori, c’était un écriteau mentionnant les motifs de la condamnation (vol,...etc). Le pilori était signe de haute justice. Or la haute justice, sous l’ancien régime, était un fait seigneurial. Et les seigneurs, ça dépendait du lieu : nobles dans les fiefs nobiliaires, prélats dans les fiefs ecclésiastiques, bourgeois dans les fiefs communaux. Le pilori n’a été aboli qu’en 1832. Maintenant, on a la télévision, bien plus efficace. Un bon reportage au vitriol, sur la face de quelqu’un, n’est pas seulement visible par quelques passants sur une place, mais par des millions de personnes d’un coup. N’importe quel journaliste qui se prend pour un justicier peut clouer au pilori...
[Définition minimale du Bien]. Certes. Ensuite, tu dis que le reste est une affaire de goût. Mais les goûts, ça ne se discute pas. Le dégoût porte à une réaction affective violente. C’est bien ceci qui fait qu’il est justement une source potentielle de conflit, parce qu’il est sans fondement rationnel. Pour éviter ces désagréments, faudrait-il interdire tout goût, toute affection particulière, toute préférence ? C’est plus ou moins ce vers quoi veut aller le système politique, mais ce n’est pas possible : c’est prôner une société d’apathiques, ce qui n’est pas viable. C’est l’amour, l’affection qui met l’homme en mouvement.
Mais même, pour la « définition minimale » du bien : il lui faut un fondement rationnel (des principes fondateurs), d’où il découle. Gare à toi si tu les écornes, car c’est remettre en cause les fondements même de la société, telle que la conçoit son pouvoir politique. Tu remets en cause les fondements du communisme ? Tu vas au goulag. Tu remets en cause les fondements de la révolution française ? Tu passe à la guillotine. Tu ne vénère pas l’empereur Romain ? Tu es bouffé par les lions dans un cirque.
Toute société fonctionne pareil. Il y a les fondements des divers groupes composant une
société. Lorsque il y a antagonisme entre ces divers fondements, il y a
conflit entre les groupes, ce que le pouvoir politique doit gérer. Puis il y a les fondements du pouvoir politique. Ne pas y souscrire expose aux sanctions du pouvoir politique.
Tu t’illusionnes en prêtant à l’église les déviances du communisme.
De tout lieu, en tout temps, celui-là qui remet en cause les fondements d’un pouvoir politique s’expose à être sanctionné durement par celui-ci.
@guepe Je sais encore ce que je dis... Où ai-je donc écrit qu’un fluide est un spectre ? Citez-moi la phrase en question...
Un spectre, c’est l’ensemble des fréquences d’une onde qui se propage dans un milieu (-> transformée de Fourier). Par exemple, une onde qui se propage dans un fluide a un spectre. On modélise une onde dans un fluide via une équation d’onde.
Ainsi, explicitement, j’ai dit que l’équation de Schrödinger modélise une onde dans une fluide pour prédire son spectre.
Éther, fluide électronique, je n’ai pas encore complètement tranché.
Un fleuve, c’est de l’eau. Une goutte d’eau, c’est de l’eau. Une molécule d’eau, c’est encore de l’eau. En français, le singulier caractérise le général, ou l’individu [ex : les français aiment la baguette (espèce) ; cette baguette est trop cuite (individu)]. C’est une notion linguistique de base.
Vous avez donc « l’électron », le fluide électronique (espèce) et « l’électron » une particule de ce fluide (individu).
Pourquoi croyez-vous que la fonction d’onde soit prise comme une loi de probabilité, si ce n’est parce que l’électron (individu) n’est jamais observé seul ? Il y en a toujours énormément qui sont observés à la fois. Vous l’avez dit vous-même : c’est la loi des grands nombres...
On ne va pas s’étonner qu’un jet d’eau goutte à goutte ne mouille pas tout l’écran tout d’un coup... Si ?
@Gollum Toujours pareil : Votre citation universitaire ne me contredit pas. C’est vous qui ne comprenez pas ce qu’elle signifie. Les forces de frottement dans un fluide sont elles aussi modélisées selon le paradigme d’une matière continue.
« Une particule fluide est un "petit élément de fluide", suffisamment petit pour que l’on puisse considérer que ses propriétés sont homogènes (pression, masse volumique, vitesse... identiques en tout point de la particule fluide)
...
Comme tous les "volumes élémentaires" classiques (terme ici abusif, car
le volume d’une particule fluide peut varier), elle subit des mouvements
de translation et rotation. Mais puisqu’elle est "fluide", elle est en outre susceptible de se déformer.
Par conséquent, sa masse est constante, mais son volume et sa forme
peuvent éventuellement varier le long de l’écoulement et/ou en fonction
du temps. »
Ainsi, je répépépépépète depuis le bédut : le paradigme de la mécanique des fluides considère une matière continue. Dans cette matière continue, elle y distingue des petits éléments de volume infinitésimaux, que l’on désigne par le terme « particules », terme qui signifie « minuscule partie », ceci pour analyser l’évolution dans le temps et l’espace des diverses grandeurs physiques du fluide.
Votre erreur est de ne pas appliquer la définition du terme en vigueur dans le domaine considéré. C’est comme si, par exemple, en électricité, vous considériez le terme « courant » selon sa définition en mécanique des fluides...