@psychorigide Cite-moi seulement un seul argument donné par Macron ?
L’euro nous protège ?
Le quitter ruinerait les épargnants ?
Macron s’est révélé comme le porte-parole des retraités dont l’assurance-vie est placée en bourse à l’étranger... Tel fut son unique argument contre la sortie de l’Euro. Les actifs qui travaillent (ou pas...) en France et dont tous les revenus sont mobilisés à leur subsistance immédiate (la bouffe et les loyers, produits et consommés en France - donc d’un prix indépendant du taux de change), ça ne lui est pas venu à l’idée...
Le débat de second tour, qui consiste à évoquer l’intégralité des préoccupations de dizaines de millions d’électeurs, oblige à rester dans le superficiel. Il est inapte à évoquer sérieusement des questions un peu techniques, tel l’euro, où c’est la cacophonie, même chez les économistes.
Macron a eu beau jeu de se débarrasser de ce thème par quelques réponses laconiques. Mais la vérité sur les conséquences de l’Euro ne s’évacuera pas si facilement. Celles-ci vont s’aggraver.
Macron, plutôt que de laisser se déprécier la monnaie en revenant au Franc, a choisi de déprécier les salaires, pour maintenir l’Euro. Pour garantir les retraites complémentaires, il choisit de sacrifier les salaires. Il sacrifie l’essentiel au complémentaire.
Tout le monde dit que Marine Le Pen ne fut pas à la hauteur pendant le débat. Pour ma part, je n’ai pas trouvé cela flagrant. J’ai trouvé qu’elle s’était bien débrouillée, pas plus mal que Macron.
L’une est donner sa vie au non-être, puisqu’on a produit du non-être (meurtre) ; L’autre est donner sa vie à l’être, puisqu’on a produit de l’être (enfantement)...
Le devoir d’être, comme prix du non-être ; Le droit de non-être, comme prix de l’être. L’être du non-être est clamé nécessaire ; le non-être de l’être est clamé contingent.
L’être de l’être est tenu pour facultatif.
Or, toute société est une récursion d’être : une société, c’est un être d’êtres.
Un être de non-êtres, comme un non-être d’êtres n’en sont point.
Pas logique sur l’avortement : On a le devoir de rendre à la société, selon ce qu’on se donne le droit d’y prendre.
Si on prend une vie dans la société, alors on doit rendre sa vie conformément à la manière qu’on a pris cette vie.
Si on prend une vie pour la détruire (par meurtre), alors on rend sa propre vie, conformément à la destruction engendrée : c’est la peine de mort.
Si on prend une vie pour la produire (par reproduction), alors on rend sa propre vie conformément à cette production engendrée : c’est la parentalité.
La parentalité, comme la peine de mort est un devoir, attaché à sa propre vie. On devrait parler de « peines de vie » : l’une est donner la sienne au néant, puisqu’on a produit du néant par un meurtre ; l’autre est donner sa vie à l’enfant, puisqu’on a produit un enfant...
En fait, la mise en place de l’avortement correspond à l’affaiblissement du devoir de parentalité. Cela n’est pas contradictoire avec l’abolition de la peine de mort. Le point commun est l’affaiblissement du principe de la responsabilité.
Le transhumanisme se caractérise non pas par une finalité d’orienter l’évolution humaine, mais par la finalité de transformer l’espèce humaine.
C’est donné par le terme lui-même : notre espèce, c’est l’humanité. Le préfixe "trans" signifie "au-delà". Le transhumanisme, c’est vouloir aller au-delà de l’humanité.
De notre nature humaine, nous tirons un certain nombre de capacités, qui sont un potentiel. Ce potentiel est réalisé à un certain degré, selon la diversité des hommes. Augmenter une capacité, ce n’est qu’augmenter le degré de réalisation d’une faculté déjà présente dans l’espèce. Ce n’est donc pas du transhumanisme.
Le transhumanisme, ce serait apporter de nouvelles facultés à l’homme, facultés non présentes dans le potentiel de l’espèce. Ce serait, par exemple, faire un homme avec 4 estomacs, qui puisse ainsi ruminer, afin qu’il puisse brouter de l’herbe.
A mon humble avis, je ne vois pas cette faculté corporelle qui manque à l’homme, puisque, grâce son intelligence, et via l’utilisation d’outils, le potentiel de l’homme ne se limite pas à celui de ses facultés corporelles. Le potentiel de l’homme dépasse celui de sa biologie, du fait de son intelligence.
Comme tu l’as dit, l’idéologie transhumanisme vient du matérialisme : Dans le matérialisme, toutes les dimensions de l’homme sont réduites à sa biologie. Pour transformer les capacités de l’homme, il faudrait donc transformer sa biologie...
Or, toute l’histoire montre que l’humanité a pu transformer ses capacités par l’intelligence. C’est donc que :
- 1° le postulat matérialiste est trop réducteur.
- 2° le transhumanisme est basé sur une incompréhension de la nature humaine.
Sachant que, de toute façon, la biologie recèle encore bien des mystères, les « transhumanistes » ne seront que des apprentis sorciers.
ET je puis m’y opposer en cela que ce mouvement vise à atteindre à l’espèce humaine. Or cette humanité, je la partage. Nous la partageons tous. C’est un Bien commun. En atteignant à l’humanité, le transhumanisme m’atteint. Ça me concerne, j’ai mon mot à dire.