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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 8 février 2011 22:49

    Un exemple ?
    .
    Le développement des dictionnaires, caractéristiques de la pensée sophiste. Les mots sont alors vu comme dotés d’une nature interne, intrinsèque, au lieu d’être pris en relation du contexte verbal. Cela provoque une pensée mot-à-mot, sorte de bégaiement intellectuel, qui consiste à comprendre une énonciation comme une compositions d’idées, plutôt que comme une seule idée simple. L’on passe d’un point de vue "globaliste" à un point de vue "spécialiste".
    .
    D’où la disparition des génies universels, capable de disserter tant en math qu’en physique, qu’en théologie, philosophie, économie... Les sujets ont alors été approfondis hors de la nécessaire cohérence de la globalité, d’où certains aveuglements.
    .
    Cela a résulté à moyen terme en une sophistication de la pensée et en son cloisonnement.
    .
    C’est à cela que je perçois le courant des lumières comme similaires aux sophistes.



  • 4 votes
    ffi 8 février 2011 22:30

    @serpico :
    C’est que vous m’avez probablement lu distraitement. Mais je peux vous le reformuler.
    .
    L’Algérie, c’est en 1830 (monarque Charles X), suite aux problèmes avec les barbaresques (razzia pour l’esclavage, piraterie en méditerranée).
    .
    La colonisation c’est Jules Ferry (1885, IIIème république) pour pallier aux désastres économiques des traités de libre-échange (déjà à l’époque...).



  • 5 votes
    ffi 8 février 2011 20:49

    @Serpico :
    Pour la justification de la colonisation, voir http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/ferry1885.asp
    .
    Jules Ferry évoque tout d’abord les problèmes économiques du pays (conséquences de accords libéraux de libre-échange de Napoléon III). Puis tente de justifier le remède à ces maux par la prétendue supériorité de la race. Je reprendrais les mots du M. de Guilloutet. " C’est la justification de l’esclavage et de la traite des nègres ! ". Justification fallacieuse, pour régler des problèmes économiques, donc.
    .
    @Sahabas :
    La France n’était pas un pays basé sur l’esclavage. Il fut interdit par la Reine Bathilde au VIIème siècle après Jésus-Christ. Ensuite, au temps de la découverte de l’Amérique, le pape Paul III avait explicitement interdit la pratique de l’esclavage aux catholique par l’écrit veritas upsas. Les catholiques de France (fille aînée de l’église) ne pouvait donc pratiquer ce commerce sans être en infraction de la volonté divine, au contraire des protestants ou des juifs du pays, non engagés par les propos du pape. C’est d’ailleurs un des très grand enjeu de la "réforme protestante". La Nouvelle-France (Québec, Acadie, Louisiane), ni la France n’étaient fondées sur l’esclavage. Cela dit, John Law, sous la régence de Louis XV, commença l’esclavage en Louisiane, signe d’un certain relâchement de l’Etat Français au regard de la loi morale.
    .
    Bref, il n’y avait pas d’esclave à Versaille... La France, si elle avait été fidèle à sa mission de fille aînée de l’église, aurait due obéir au pape et ne pas le pratiquer.
    .
    PS : J’aimerais une référence quant à l’affirmation de Pétré Grenouilleau.



  • vote
    ffi 8 février 2011 20:19

    Non point,
    je propose d’observer ces choses selon le critère des créations culturelles (Beau - Art, Bien - Morale, Vrai - Science, Utile - Economie) engendrées par les divers principes de civilisations à travers l’histoire.
    .
    Ces critères, scientifiques et tangibles, permettent d’approcher au mieux l’avantage qu’il y a à vivre dans telle ou telle cité.
    .
    A partir de ces critères, j’incline en effet à penser que la cité catholique a excellé dans le domaine culturel, plus que les cités libérales et les cités musulmanes ne l’ont pu.



  • 2 votes
    ffi 8 février 2011 18:14

    Il me semble que Dieudonné se trompe quand il affirme que l’Islam reconnaît le Christ.
    .
    Déjà, il est dénommé Issa, sa résurrection est niée, il n’est considéré que prophète et non pas Incarnation de Dieu.
    .
    Bien que le Coran affirme que le Christ est le verbe de Dieu (et donc que ses propos sont vérités), il ne respecte pas en général les réformes introduites par le Christ dans la loi juive. Par exemple :
    - L’abolition de la lapidation pour adultère (que celui qui n’a jamais péché lui jette la première Pierre).
    - L’abolition des interdits alimentaires (ce qui sort de la bouche de l’homme, c’est cela qui est impure).
    .
    Il ne respecte pas non plus la forme de la cité divine voulue par le Christ (Sur cette Pierre, je bâtirais mon église).
    .
    D’autres part, l’Islam affirme que Mohamed a été annoncé par le Christ sous le nom de paraclet. Or le paraclet est en christianisme, l’esprit-saint, cet esprit invisible apporté par le Christ afin que chaque homme soit en capacité de communiquer directement avec Dieu. Autant le Christ est Dieu qui s’incarne et se sacrifie pour apporter le Salut à l’humanité, autant l’esprit-saint qui en résulte (le paraclet) est une divinisation des hommes disciples du Christ.
    .
    Par conséquent, la forme de l’Islam est radicalement différente de la forme du catholicisme.
    .
    En Islam, le Coran (l’écrit) est la seule forme de communication avec Dieu, et celle-ci procède uniquement du modèle légal interdiction / permission. Il s’agit, pour le musulman, de répéter, d’imiter les mots de Dieu (du moins comme l’écrit les transmets), de les proclamer pour se diviniser. Mais cette divinisation n’est par conséquent que limitée aux exemples contenus dans le Coran.
    .
    En catholicisme, en revanche, c’est l’exemple vivant du Christ qui sert de référence, et la communication avec Dieu se fait par l’intermédiaire d’un être invisible, l’esprit-sein, dans la conscience de chacun des croyants. Plutôt qu’un système d’obligations légales à prétention complète, la cité catholique se réfère au seul décalogue, et procède de l’intériorisation par les citoyens catholiques du réflexe moral d’interroger Dieu pour régler ses actions au regard du bien commun. La divinisation des esprits peut donc s’étendre à toute action concrète et sans limite, même dans les cas non prévus par la loi.
    .
    On peut dire que l’Islam ne possède pas le concept de l’esprit-saint (ou disons qu’il le confond avec Mahomet). Il engendre donc une société d’Êtres dont la seule qualité valorisée est l’obéissance. L’Islam n’a donc pas pu fonder le concept de philosophie morale. La recherche intérieure des raisons morales à nos actions y est interdite.
    .
    En Islam, tout ce qui n’est pas interdit est moral (la loi divine écrite est la morale).
    En Catholicisme, tout ce qui n’est pas moral est illégal (la connaissance du décalogue assisté de l’interrogation de l’esprit-saint, inspirent le comportement moral pour chacun et pour l’autorité politique les lois politiques appliquées au contexte historique).
    .
    A noter que, de ce point de vue, la République est plus proche de l’Islam que du catholicisme, comme le prouve Tasin qui se voue à diviniser la loi Républicaine pour l’opposer à l’Islam.
    .
    La cité catholique promeut une psychologie citoyenne vouée à rechercher rationnellement une vérité morale, à partir de principes. La cité musulmane promeut l’obéissance inconditionnelle au texte. La différence d’invention, de progrès entre les deux systèmes religions vient de là.
    .
    En ne reconnaissant pas l’Esprit-Saint comme médiateur entre Dieu et les hommes, l’Islam ne reconnaît donc pas la parole du Christ. Il prive les musulmans de la possibilité d’user de leur intelligence morale en relation avec Dieu, pour les maintenir dans une psychologie exclusivement d’obéissance.
    .
    L’Islam est une aliénation obligatoire de l’esprit du croyant par celui de Mahomet.

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