« Mais la stupidité ne suffit pas. Au contraire, l’orthodoxie, dans son
sens plein, exige de chacun un contrôle de ses processus mentaux aussi
complet que celui d’un acrobate sur son corps. La société océanienne
repose, en fin de compte, sur la croyance que Big Brother est omnipotent
et le Parti infaillible. Mais comme, en réalité, Big Brother n’est pas
omnipotent, et que le Parti n’est pas infaillible, une inlassable
flexibilité des faits est à chaque instant nécessaire.
Le mot clef ici est noirblanc. Ce mot, comme beaucoup de mots
novlangue, a deux sens contradictoires. Appliqué à un adversaire, il
désigne l’habitude de prétendre avec impudence que le noir est blanc,
contrairement aux faits évidents. Appliqué à un membre du Parti, il
désigne la volonté loyale de dire que le noir est blanc, quand la
discipline du Parti l’exige. Mais il désigne aussi l’aptitude à croire que le noir est blanc, et, plus, à savoir
que le noir est blanc, et à oublier que l’on n’a jamais cru autre
chose. Cette aptitude exige un continuel changement du passé, que rend
possible le système mental qui réellement embrasse tout le reste et qui
est connu en novlangue sous le nom de doublepensée.
Le changement du passé est nécessaire pour deux raisons dont
l’une est subsidiaire et, pour ainsi dire, préventive. Le membre du
Parti, comme le prolétaire, tolère les conditions présentes en partie
parce qu’il n’a pas de terme de comparaison. Il doit être coupé du
passé, exactement comme il doit être coupé d’avec les pays étrangers car
il est nécessaire qu’il croie vivre dans des conditions meilleures que
celles dans lesquelles vivaient ses ancêtres et qu’il pense que le
niveau moyen du confort matériel s’élève constamment.
@medialter L’oeuvre de Newton ne fut pas le fruit de l’alchime.
Newton est le premier des gros plagiaires, dans la lignée d’Einstein, soutenu par des gros pouvoirs politiques - L’Angleterre dans sa phase ascendante. La Force de gravitation est pensée par Hook, et le calcul différentiel est produit par Leibniz (sur un algorithme de Fermat qui était public).
L’alchimie a surtout l’inconvénient d’engendrer une fuite en avant dans l’abstraction jusqu’au mépris des faits. On le voit bien dans la conférence : Le conférencier ne présente les faits qu’au travers du prisme de ses théories. La science, en recherche fondamentale, c’est autre chose.
La recherche consiste d’abord à caractériser les faits le plus rigoureusement possible. Ensuite elle consiste à s’interroger dessus pour déterminer les concepts qui permettent de les unifier. C’est une pensée "ascendante", qui procède de l’induction (on pourrait dire Socratique). Hélas, tout le cursus de nos chercheurs les formate au mouvement de pensée inverse, "descendant", qui procède de la déduction, d’où leur coté "condescendant" et l’impossibilité qu’ils ont d’envisager les faits sous une variété de principes.
Le sport professionnel n’a aucune raison d’exister.
Des milliards de subventions ont été versé par les mairies et l’État en soutien aux clubs, pour construire des stades, pour financer des instituts de formations. Je ne sais à combien ça se monte, et j’aimerais bien qu’un jour un audit de tous ces dons d’argent soit fait.
Tout cette manne financière a permis de fonder des filières économiques. Mais quel service ces filières économiques rendent-elle à la société ? C’est du spectacle, ok. Mais l’afflux des spectateurs ne suffit pas à boucler le budget. Donc c’est de la publicité. Mais l’afflux de publicité ne suffit pas à boucler le budget... Donc il leur faudra (à ces filières) toujours quémander des subventions pour survivre...
Avec le sport, l’économie se déporte vers des choses inutiles.