Et le communisme, et le national-socialisme, et la terreur sous la révolution, vous en faites quoi ? Ce serait dommage de les oublier comme grands pourvoyeurs d’assujettissement.
Donc : ce n’est pas la religion, c’est la politique.
On est un ouaille en religion et un sujet en politique...
-> Afin qu’en voyant ils voient et n’aperçoivent point, et qu’en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu’ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés.
Si les raisons leur étaient données clairement, alors ils pourraient se déterminer à la conversion. C’est donc au contraire l’affirmation du libre-arbitre. Il semble que Dieu attende un acte de foi plus qu’un acte de raison.
-> Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l’agneau qui a été immolé.
Ceux-ci ne sont pas précisés. Cela n’impliquent pas une prédestination, car ceux-ci peuvent être caractérisés de manière générale et pour toute l’éternité comme "ceux qui se refusent à faire acte de foi". Cela implique qu’à un certain moment du temps, les raisons de croire en Dieu seront si ténues, que seul un acte de foi le permettra encore.
De même, lorsque Dieu endurcit le coeur du Pharaon afin d’obtenir de lui ce qu’il vaut, cela montre que le Pharaon agit toujours de son propre coeur, donc que Pharaon se détermine, car il faut encore que Dieu agisse sur le coeur même de Pharaon pour que Pharaon agisse comme Dieu le veut : c’est donc encore une évocation du libre-arbitre.
Le fait que les gens soient vertueux ou pas n’a rien à voir avec le libre-arbitre.
Le déterminisme, c’est l’idée qu’une chose se meut par une cause externe.
Le libre-arbitre, c’est l’idée qu’une chose se meut par cause interne.
Faut bien que je vous instruise encore un peu, puisque, manifestement, vous faiblissez : au lieu d’apporter des arguments, vous vous bornez à répéter ce que vous avez déjà dit.
Pourtant, si, les dogmes sont étayés. Par exemple, voici comment Saint Augustin étaye son opinion sur le manichéisme :
Les manichéens posent deux substances opposées, le Bien et le Mal, et
les font se combattre. Or, si Dieu est incorruptible (au sens
métaphysique du terme, pur de tout mélange, et incapable d’être mêlé à
une autre substance), le Mal n’a aucun moyen de le combattre. Donc, soit
les Manichéens conçoivent que Dieu est imparfait (ce qui va contre la
définition de Dieu), soit Dieu est bien incorruptible pour les
manichéens, mais il a alors engagé de lui-même un combat gagné d’avance
contre le Mal. Que Dieu soit l’auteur d’une agression gratuite est aussi
inacceptable que son imperfection. La conclusion est que le manichéisme
est inapte à donner une bonne conception de Dieu.
Un dogme ne sera bien évidemment pas étayé de la même manière qu’une théorie des sciences de la nature, le sujet d’étude n’est pas le même, mais il sera étayé quand-même.
D’autre part, comment étayer une théorie en mathématique ? Par exemple, comment étayeriez-vous la théorie des ensembles ? La théorie des formes bilinéaires alternées ? Compliqué, hein ?
Mathématiques et métaphysiques ont en commun d’être des disciplines hautement spéculatives... A domaine d’étude spéculatif, étayage plutôt spéculatif.
Mais c’est vrai qu’un dogme implique en arrière-plan des choix politiques, quand une théorie de science naturelle n’en implique généralement pas. Quoique. La théorie du changement climatique implique aussi un choix politique il me semble. Alors ? Ca se passe comment pour ceux qui n’adhèrent pas à la théorie du changement climatique ?
Je vois que vous ne connaissez pas bien la recherche scientifique... Les combats entre les divers écoles théoriques sont bien souvent d’une âpreté assez terrible et sans pitié. Les chercheurs originaux, qui s’écartent du consensus, sont traités tels des hérétiques, carrière entravée, publications empêchées. Citons quelques exemples : théorie de l’univers électrique, expansion terrestre, terre hydrurée, critique de la relativité, critique de du réchauffement, pétrole abiotique,...etc
Vous vous encombrez de fausses distinctions : une démarche synthétique consiste à regarder les similitudes entre les choses pour cerner leurs points communs et parvenir ainsi aux vérités générales. Mais l’école nous a dressé à l’analyse, pour cerner les différences. Ainsi, vous cherchez, ceci par hypothèse de départ, les différences entre science et religion, couplet pas bien original soit dit en passant. Mais la réflexion montre que l’ostracisme est commun à la religion et à la science : il vient dès qu’il y a des enjeux politiques.