@JL Désolé, mais je cherche en vain dans ce qui précède les lieux où vous auriez déjà expliqué ceci... Vous me sembliez chercher à appréhender le libre-arbitre via une méthode expérimentale. Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Avez-vous un test expérimental indiscutable ? Avez-vous un instrument de mesure ? Quelle est l’unité physique du libre-arbitre ?
Le libre-arbitre est une notion métaphysique, donc très spéculative... Ce serait pareil en mathématique, qui est une science, indéniablement, mais spéculative.
Existe-t-il des tests expérimentaux pour prouver des théorèmes mathématiques ? Non, c’est du pur raisonnement. En déduisez-vous que les mathématiques sont une science ? En déduisez-vous que les mathématiques ostracisent ?
Et puis, à relire notre échange, s’il y a un maniaque de l’ostracisme et du clivage dans cette discussion, c’est bien vous...
@JL Si vous étiez cohérent, vous devriez proposer un test pour déterminer scientifiquement et expérimentalement où est le libre-arbitre. Ceci n’est évidemment pas possible : c’est un concept spéculatif de métaphysique, introduit par Aristote. Par conséquent, puisque pour l’évoquer il faut faire de la métaphysique, c’est donc une notion qui appartient aux métaphysiciens, lesquels la traitent avec leurs outils conceptuels de la métaphysique, philosophie seule pour un métaphysicien athée, philosophie et révélation pour un métaphysicien croyant.
@Gollum Vous ne connaissez pas d’autiste pour dire qu’il s’agit de personnes automatisées. J’en connais un que j’en ai vu naître et grandir. Quoiqu’il ait des comportements stéréotypés, il reste imprévisible, c’est pourquoi il lui faut une tutelle. Si l’autiste se "shoote" à certaines sensations pendant des heures,
c’est qu’il les aime. S’il ne les aimait pas, il les fuirait en le faisant savoir bruyamment...
Certes, les tribunaux se fondent sur le caractère intentionnel, suivant en cela la définition d’Aristote. Mais comment mesurer l’intentionnalité ? Y-a-t-il un test pour mesurer l’intentionnalité ? Y-a-t-il un test pour distinguer ce qui est volontaire de ce qui est involontaire ? La volonté ne se voit pas. Qu’en diront les psychiatres ? Un excès de dopamine ou de je ne sais quel neuromédiateur ? lequel traduit une volonté en acte... Les psychiatres assomment, pour annihiler la volonté...
L’intentionnalité, chose non mesurable, c’est la porte ouverte à l’arbitraire du juge. Soit tout le monde a besoin de soin, soit personne n’a besoin de soin.
Le plus simple est de considérer que :
1° chacun agit de sa propre volonté.
2° la volonté peut être réglée ou déréglée, ceci au regard des définitions sociales de la normalité. (désordre affectif)
3° Une volonté déréglée peut-elle être re-réglée par des soins oui ou non ? Il faudrait apporter des exemples concrets de ce genre de prétention.
Oui, je puis dire qu’une limace aussi a son libre-arbitre, comme tous
les animaux, comme tous les hommes, puisque la raison de leur animation
se trouve dans leur intériorité. Certes, les raisons de l’animation d’un animal sont assez simples, donc assez faciles à prévoir, donc l’animal est assez facile à piéger par la ruse. Par contre, une pierre n’a pas de libre-arbitre.
Pourquoi croyez-vous qu’une méthode de subversion politique est d’initier des perversions chez l’ennemi ? C’est que les perversions s’installent dans l’âme au point qu’une fois initié à celles-ci, s’en passer est un effort considérable.
La source de tout Bien (Dieu), tout au moins ici-bas, ne peut convertir ceux qui n’y consentent déjà par un acte de foi sincère, et encore je ne sais pas, il faudrait un miracle. L’homme est fait de chair. La grâce tombe dans l’âme, comme la graine dans la terre. Si la terre est infertile, car envahie d’épines, comment voulez-vous que la graine puisse germer ? Mais Dieu sera beaucoup plus sévère, si j’en juge ce qui est écrit dans la bible, envers celui qui ensemence les âmes de perversions pour les stériliser, qu’envers celui dont l’âme fut ensemencée de perversion par l’ennemi, piégé par sa ruse.
Pour le tueur en série, pour moi aucun doute : s’il tue, c’est qu’il aime tuer. Et même s’il peut le regretter après-coup, il n’empêche, sur le moment, il en jouit. Le tueur en série a pleinement son libre-arbitre, c’est sa définition qu’il se fait du bien en interne qui est perverse.
Pourrait-on le ramener à la raison ? Hélas, les goûts et les couleurs, ça ne se discutent pas.
Jamais les médecins ne parviendront à soigner des tueurs en série, malgré leurs promesses, tout-au-plus peuvent-ils les assommer à coup de camisole chimique. De même, un bracelet électronique ne peut pas fonctionner : la définition du Bien se fait et l’acte suit dans l’instant. Si jamais un tueur en série change, cela ne peut être que par une véritable conversion intérieure, de lui-même, mais je ne sais pas si cela est possible, quand on a aimé, on aimera.
En effet, j’estime que même atteint de Toc, du genre syndrome de Gille de la Tourette, l’homme a son libre-arbitre. On a cette définition (voir ici) : Libre arbitre ou, vx, franc arbitre.Pouvoir de choisir ou de ne pas choisir un acte, de choisir entre le bien et le mal ;
Si quelqu’un agit de telle manière, c’est qu’il l’a choisit ainsi, c’est donc qu’il le veut bien. Qu’à un moment ultérieur du temps il puisse regretter ce qu’il a fait ne compte pas : s’il l’a fait à ce moment-là, c’est qu’à ce moment-là, c’était bien pour lui de faire ceci.
Autre exemple : quelqu’un qui se drogue. S’il se drogue, c’est qu’il aime la sensation que cela lui procure. Même si à des moments ultérieurs du temps il dit qu’il voudrait arrêter et qu’il demande de l’aide pour ce faire, il n’empêche, s’il n’arrête pas, c’est parce que, au moment où il choisit de s’administrer sa drogue, il désire cette sensation qui lui semble comme un bien à acquérir.
L’homme a donc toujours son libre-arbitre, sauf éventuellement sous hypnose.
Je pense qu’il faut partir de ce principe : l’homme veut toujours ce qu’il se définit comme bien et c’est justement pour cela qu’il le veut. S’il le définissait comme un mal, sincèrement mais pas de pure forme, soit il fuirait soit il voudrait le détruire.
S’il veut des choses qui semblent aux yeux des autres comme un mal, c’est qu’il se définit en lui-même un bien qui est un mal pour les autres. Mais lui, il ne veut que son bien qu’il s’est définit en lui-même. Il est comme un Dieu, il se définit son propre bien et cherche à l’acquérir. On dira que sa volonté est déréglée.
Même un autiste qui tourne en rond pendant des heures des chiffons dans ses mains, il le fait parce qu’il aime bien cette sensation grisante. Puisqu’il fait ce qu’il aime bien, il a donc son libre-arbitre.
Ainsi, quelqu’un qui a la volonté déréglé, ceci au point d’être écarté de la société ou bien d’être mis sous tutelle, n’en garde pas moins son libre-arbitre. Il arbitre librement entre le bien et le mal. Certes, ce bien et le mal ne sont pas ceux qui sont défini socialement, non, mais ce sont ceux qu’il se définit en lui-même, librement.
Peut-être y a-t-il au fond une erreur de concept ?
En effet, quand on dit que quelqu’un n’a pas son libre-arbitre quand il ne parvient pas à choisir le Bien, de quel Bien s’agit-il ?
Il s’agit du Bien, tel que définit par la société !
Or s’il se plie au Bien tel que le définit par la société,
n’est-ce donc pas justement qu’il ne se permet pas d’arbitrer librement entre le Bien et de Mal ?