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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 4 votes
    ffi 7 mars 2015 13:33

    Souvent, les enfants s’emportent, s’emportent, sans jamais pouvoir s’arrêter : ils n’ont pas de frein. Au bout de cette excitation, c’est là qu’arrive la bêtise, parfois bénigne, mais aussi l’accident, parfois dramatique.
     
    Si un adulte était comme un enfant, il passerait pour fou, car incapable de contrôler ses emportements. Comme il passerait pour fou, les gens le fuiraient. Il serait malheureux.
     
    Pour amener l’enfant à l’état adulte, avec le contrôle de soi, il faut l’amener à la maîtrise de ses états d’âme, donc l’habileté à réfréner ses emportements.
     
    Cela passe par une étape première, qui consiste à imprimer en lui l’état d’âme contraire à celui qui l’emporte. Par exemple, s’il s’excite, c’est de la désinhibition, il convient donc de faire en sorte d’équilibrer son humeur, par un acte qui va l’inhiber.
     
    Pour l’inhiber, souvent hausser le ton suffit, mais on ne peut le garantir en toute généralité, donc on ne peut pas exclure à priori le recours au châtiment corporel.
     
    Si l’enfant s’inhibe, comme c’est sans frein également, il faut de même lui imprimer l’état d’âme contraire, qui est alors le mettre en joie.
     
    emportement de joie -> correction en imprimant la tristesse.
    emportement de tristesse -> correction en imprimant la joie.
    emportement d’amour -> correction en imprimant la haine.
    emportement de haine -> correction en imprimant l’amour.
    emportement de jalousie -> correction en imprimant la bienveillance.
    emportement de bienveillance -> correction en imprimant la jalousie.
    emportement d’espérance -> correction en imprimant le regret.
    emportement de regret -> correction en imprimant l’espérance.

     
    L’éducation, c’est un équilibre à donner. Comment l’homme serait-il libre s’il se laissait emporté par ses états d’âme ? Comment pourrait-il choisir ?
     
    C’est un équilibre qui est de plus très précaire, y compris à l’âge adulte, ce qui est d’ailleurs la raison pour laquelle l’homme ne peut vivre seul : il a besoin de son complément. Cette complémentation, c’est le couple homme/femme.
     
    Le conseil de l’Europe ne manque pas de toupet.
    En quoi est-il qualifié pour dire comment éduquer les enfants ?
    Sur quoi fonde-t-il sur ses affirmations ?
    Sur des principes généraux du droit ?
    Ces gens sont fous... Des gamins pourris gâtés.
    Il va falloir réprimer leurs emportements...



  • vote
    ffi 5 mars 2015 02:55

    @VINASAT-2
    le hic, c’est que ton "prolétaire", c’est une catégorie intellectuelle, qui sert dans quelque théorie politique, mais qui n’a pas de réalité concrète. C’est tout au plus un genre de moyenne statistique.

    Or, dans la réalité, qui agit ? N’est-ce pas des personnes réelles ?

    Ou bien est-ce des moyennes statistiques ?

    Comme l’action vient des personnes réelles, ne te faudra-t-il pas alors, pour réaliser ton projet, incarner ces moyennes statistiques en des personnes charnelles, sortes de représentants ? On les a déjà, ce sont les syndicalistes et autres élus : cela fait longtemps qu’ils mangent à la table des puissants. Quant aux apparatchiks soviétiques, de ce qu’on à vu, la représentation fidèle des prolétaires, ce n’était pas leur fort.

    La démocratie, c’est un système complexe : il faut bien l’organiser. Or ce sont toutes ces petites mains qui sont en charge de l’organiser qui défaillent et se corrompent. Ils se font des salaires confortables et ça leur suffit. La politique n’a pas besoin de tant d’intermédiaires. Surtout que les intermédiaires prennent toujours leur marge...

     

    Mais ne te trompe pas : je ne suis pas libéral, je suis pour les monopoles. Pas pour des monopoles à l’échelle de la nation, mais pour une multitude de monopoles locaux. L’État-administration centralisé devrait se retirer des localités, et se consacrer à ce qui est le Bien commun, il devrait restreindre son périmètre d’intervention. Il n’y a que dans la localité, la proximité, là où les gens se côtoient, donc se connaissent, que la démocratie directe a un sens.

     

    Sais-tu qu’avant le 18e siècle, les campagnes étaient organisées en communautés villageoises et qu’aucun champ n’était enclot ? Comment donc faisait les gens pour organiser les pâturages et les cultures, les semailles et les moissons ? Ils s’organisaient ensemble, en discutant. L’autorité supérieure n’était là qu’en cas de désaccord pour les arbitrer.

    Les gens doivent pouvoir s’organiser localement, librement, directement entre eux, sans passer par l’administration. Celle-ci ne doit être là que pour faciliter les projets, arbitrer certains désaccords, maintenir l’ordre. 

     

    On a tout ce qu’il faut par nature pour se passer de l’intermédiation totalitaire de notre État-administration, comme disait Toqueville, dans de la démocratie en Amérique : 

    ------------------------------------------------------------------------------

    Au-dessus de ceux-la s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?

    C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu a peu chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

    Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

    ------------------------------------------------------------------------------

    Et en plus, la vie serait plus exaltante !



  • 1 vote
    ffi 4 mars 2015 21:06

    @VINASAT-2
    1° Pourquoi faudrait-il nécessairement protéger les plus faibles ? Si une faiblesse résulte de fautes envers autrui, par exemple, si un tel est odieux et inéquitable avec tous ceux qu’ils côtoient, s’il est faible parce qu’il vit hors-la-loi, et qu’il s’en trouve par conséquent rejeté, pourquoi faudrait-il le protéger ? Il ne fait que subir les conséquences de ses actes. Si c’est ce genre de faiblesse qui était soutenue, cela reviendrait à favoriser l’iniquité. Le critère de la faiblesse suffit-il donc ? Toutes les faiblesses ne sont pas pitoyables, tout dépend de quoi elles résultent.

    2° C’est de solidarité qu’il est question ici. L’État-administration n’est pas trop bien placé pour s’en charger, puisque son fonctionnement interne le voue à ordonner à des ministres. De même que l’État-adminstration s’est mis hors de la société, de même, il prétend réaliser toute la solidarité sociale en son sein. L’État-administration se prétend le moyen ultime en tout. Mais qu’est-ce que serait une société, où toute solidarité ne viendrait que par le truchement de l’administration ? Ce serait un société sans lien, donc ce ne serait même plus une société, elle se dissocierait. La solidarité pré-existe à l’État administration.

    3° Pour prendre un exemple simple : À la base, la solidarité est d’abord familiale. Les parents aident leur enfants quand ils sont trop jeunes, les enfants aident leurs parents quand ils sont trop vieux. Par conséquent, les gens ont toujours faits des enfants, afin de se prémunir pour leurs vieux jours. Maintenant que l’État a pris en charge les retraites, à priori il pourrait sembler aux gens que l’enfantement n’est plus une précaution nécessaire afin d’assurer leurs arrières, mais c’est faux : la faiblesse du renouvellement démographique finit par mettre le système au bord de la faillite, et s’il défaille, plus aucune retraite ne sera assurée... Pour parer à cette perspective de défaut, l’État doit augmenter les charges, ce qui renchérit le travail, ce qui, dans un concert concurrentiel mondialisé, prend une bonne part dans l’accroissement du chômage, mais aussi grève les salaires, ce qui empêche in fine les enfants d’aider directement leur parents lorsqu’ils souffrent d’une retraite trop réduite...

    4° De cet exemple, on voit bien que l’État, s’il a récupéré la solidarité sociale, n’en est pas l’origine, il n’en est que l’intermédiaire. Mais cette intermédiation ne se fait pas gratuitement, contrairement à ce que pourrait faire la solidarité naturelle : un père peut donner gratuitement à son fils, sur ses biens propres, parce qu’il l’aime, mais un employé de la sécurité sociale travaillera toujours contre salaire, pour redistribuer des fonds qui ne sont pas les siens et qui sont prélevés par obligation légale... On ne peut pas vraiment appeler cela de la solidarité. C’est une solidarité factice, une solidarité marchandisée. C’est logique : Depuis quand la solidarité peut-elle être organisé comme un simple marché économique ? Ce n’est pas le même ordre des choses. Ceci, sans compter que la manière dont elle s’organise, le système paritaire, fait vivre des syndicats, dont la raison d’être est la lutte des classes... on a vu mieux comme persepective solidaire...

    5° Il s’ensuit que cette solidarité marchandisée, puisqu’elle résulte en un marché, implique nombre d’intermédiaire qui y participent. Ainsi, toute tentative de réforme de ce marché menace directement ceux-ci : on ne peut plus rien toucher.

    6° Ainsi l’on voit que la captation de la solidarité par l’État, les assurances et les syndicats, a rendu le peuple enclin à être moins solidaire et moins prévoyant, se reposant sur l’instrument économique proposé pour remplir cette fonction. Mais comme cet instrument fait faillite, d’une part l’absence de solidarité dans le peuple paraît de plus en plus, d’autre part la solidarité populaire sans intermédiaire de l’État qui pourrait s’y substituer est grevée à la source par les prélèvements que l’État oblige pour faire fonctionner son système.



  • 1 vote
    ffi 4 mars 2015 15:05

    @VINASAT-2
    Cela pose aussi la question du périmètre de l’État... L’État peut avoir un pouvoir fort dans certains domaines (domaines régaliens), cependant que dans d’autres il peut ne pas agir pas du tout.

    Aux temps féodaux, c’était plus clair... L’état incluait tout le monde, tant le tiers-état (les artisans, les laboratores), que la noblesse (les guerriers, les bellatores), et les intellectuels (les oratores), avec des domaines de décision propres à chaque ordre, mais aussi propres à chaque lieu, selon les coutumes. On parlait d’ailleurs des états généraux, pour évoquer un rassemblement des délégués de toutes les territoires, et de tous les ordres. Par exemple, les parlements provinciaux avaient leur mot à dire quant aux impôts royaux, les corps de métiers avaient le pouvoir d’édicter des normes économiques. Il y avait plusieurs niveaux de justice - basse justice (héritages, arbitrages) & haute justice (délits et crimes de sang), chacune étant du ressort de quelqu’un en propre (bourgmestre, abbé, évêque, noble, magistrat..etc) ou bien d’une assemblée (états généraux, parlement, corps de métier, communauté paysanne, communauté bourgeoise, communauté religieuse), le recours au roi n’étant qu’une possibilité finale en cas de conflits.

    Avec la centralisation, l’État s’est mis à part de la société, pour se réduire à l’administration centrale.

    L’administration, cela dit ce que cela veut dire : c’est fait pour transmettre des ordres aux ministres qui doivent alors s’exécuter. L’État, au sens moderne de l’administration centrale qu’il a pris, nous considère tous comme ses ministres. Par conséquent, l’administration centrale se prétend être le tout de l’État, son périmètre étant le pays tout entier, dans la totalité des décisions susceptibles d’être prises.

    C’est à mon avis en peu gros comme périmètre. Certains diront que l’État-administration est fort, tandis que d’autre diront que l’État-administration est faible, et chacun aura raison. L’État-administration est trop fort, au sens où cette administration centrale réclame un périmètre démesuré. L’État-administration est trop faible, au sens où il n’a pas les moyens de ses ambitions démesurées.



  • 2 votes
    ffi 4 mars 2015 14:22

    @VINASAT-2
    On peut d’ailleurs dire que c’est un problème de la démocratie : ce jeu consiste à affirmer le plus fort possible une "vérité" qui plaît au plus grand nombre, jeu où excellent les démagogues. Où sont les questionnements en démocratie ? 

    Socrate ne peut être démocrate, car il procède par questionnements en vue d’établir des connaissances, tandis que la démocratie procède par affirmations pour établir des politiques.

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