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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 5 votes
    ffi 18 mars 2015 11:24

    Onfray, l’athée, devrait se demander pourquoi notre civilisation est épuisée et neurasthénique et pourquoi un peuple, d’une religion aussi conne que l’Islam, selon lui, est si vigoureux.



  • 4 votes
    ffi 18 mars 2015 11:19

    C’est sûr que d’avoir inscrit dans la définition de Dieu portée par un texte révélé, une volonté exterminatrice, cela pose problème. Dans la Bible, certes Dieu a eu parfois cette volonté, lors du déluge, mais après il s’en repend, il regrette. Dans l’évangile, dans la parabole du bon grain et de l’Ivraie, le tri se fera à la fin (par la résurrection du "bon grain").
     
    Maintenant, il faut aussi lutter contre les perversions. Qui ne souhaiterait pas pour sa progéniture et soi-même la vie éternelle ? Il ne faut pas partir du principe que cette partie odieuse de l’Islam ne masque certaines choses qu’il pourrait avoir de bon par ailleurs.
     
    Mais Onfray me fait marrer : ce révolutionnaire en culotte courte oublie-t-il que le dernier épisode des décapiteurs compulsifs qui exista en France sont du fait de ceux-là même qui ont fondé la République ? La révolution par l’extermination systématique des populations n’est pas l’apanage de l’Islam...



  • vote
    ffi 18 mars 2015 11:03

    Pour illustrer ce fait des générations sacrifiées : Si une idéologie hédoniste émerge, du genre de celle des 68ards, qui prend le contrepied de tout ce qui était considéré vrai auparavant, que toute la société y succombe, mais que l’on s’aperçoit après-coup que la génération ainsi éduquée est incapable de maîtrise de soi, sombre dans la drogue, accumule les perversions, tend à prendre autrui comme des objets, a une volonté apathique,..etc, comment fait-on ? Une société peut-elle prendre le risque de mettre ainsi toute une génération au rebut pour une théorie de l’éducation frelatée ? Comment pourriez-vous alors espérer l’émergence de courant violemment réactionnaires ?

     

    Une religion, ce n’est pas un système déductif, comme une théorie scientifique. Les vérités factuelles y sont synthétisées sous un principe "flou", Dieu. En effet, les religions pourraient paraître incohérentes à première vue, mais d’une part, ce n’est pas leur sujet de l’être, leur sujet est de synthétiser les faits, et d’autre part, elle ne peuvent pas être incohérentes puisque le recours à Dieu, principe flou, permet d’agencer dans un même cadre des théories contradictoires. Il s’ensuit que si quelques faits rapportés par une religion peuvent être éventuellement faux, cela ne signifie pas que tous les faits rapportés par celle-ci le soient. L’humanité n’a pas attendu d’avoir découvert tous les principes exacts qui sous-tendent la réalité pour prendre en compte cette réalité.



  • vote
    ffi 18 mars 2015 10:43

    @Parrhèsia

    Toute démarche rationnelle se fonde sur des axiomes, pris comme principes fondamentaux, mais non démontrés, sur lesquels on s’appuie pour en déduire des conséquences.

     

    Le problème est que la réalité ne nous montre jamais des principes, mais toujours des faits. "Remonter" à ces principes est du domaine de la métaphysique. Ce mouvement intellectuel à rebours des causes, des faits vers les principes, est ce que l’on appelle le raisonnement d’induction.

     

    Or, l’on sait que le raisonnement d’induction n’est jamais parfaitement rigoureux, que la valeur de vérité de sa conclusion est au mieux probable : cela nous entraîne donc de fait dans la modalité logique de contingence.

     

    Par conséquent, le premier principe auquel nous pouvons aboutir par induction et de manière rigoureuse, est seulement probable et pour partie indéfini : c’est ce que l’on appelle Dieu.

     

    Il vous faut voir que la réalité, en premier lieu, se constate. L’humanité, depuis le temps qu’elle existe, n’a pas encore trouvée la théorie explicative ultime de tout et il est peu probable qu’elle y parvienne un jour. Dans l’attente, il faut bien prendre en compte la réalité dans son ensemble, dans toutes ses dimensions, et puisqu’il n’est pas possible de s’appuyer sur une théorie déductive du tout, il faut aussi un cadre intellectuel qui permette de collectionner tous les faits de manière synthétique, éventuellement en s’affranchissant de la pensée exclusivement déductive lorsqu’elle est en défaut.

     

    Ce cadre, qui recourt intensivement à l’analogie, est le cadre des diverses religions, et ce qui le couronne est Dieu, ce premier principe mystérieux que l’on recherche.

     

    Ainsi démontré-je que seul le recours à la notion de Dieu mène à une théorie rigoureuse. Le raisonnement d’induction menant toujours à des conclusions d’une valeur de vérité seulement probable, tous les axiomes et les principes de tous les modèles déductifs, ne sont que probables : on ne peut donc les prendre pour vrai que moyennant une certaine inconnue, que l’on désignera par Dieu.

     

    Le problème de votre modèle, "Ayez plus de respect pour ceux qui doute d’une révélation ponctuelle, car elle ne peut être que de tous les instants, ce qui donne une valeur particulière au concept de démocratie, d’où émerge à chaque instant, délibération et prise de décision de l’ensemble des consciences unies.", est que vous substituez à la vraie rigueur que j’ai présentée, celle du "principe tenu pour vrai, mais à Dieu près", une succession d’erreur dans le temps, celui du "principe tenu pour absolument vrai, jusqu’à ce que l’on s’aperçoive qu’il soit faux".

     

    L’inconvénient de votre position, au-delà du problème logique qu’il pose, c’est que votre système va nécessairement de crise en crise, et qu’il implique donc le sacrifice de certaines générations par rapport à d’autre, ce qui est clairement injuste.



  • vote
    ffi 18 mars 2015 04:19

    @la mouche du coche
    Dans la démocratie, le "Dieu" des gouvernants est, paraît-il, le peuple, dont les lois devraient suivre le logos, i.e l’opinion. Bon évidemment, comme il n’y a pas d’opinion au sens propre pour une collectivité de gens, puisqu’une opinion est toujours personnelle, les gouvernants, au sens large, ont beau jeu de "produire" à priori l’opinion à laquelle ils feignent de se soumettre à postériori... Platon appelait cela la tyrannie de l’Opinion, ce qui n’est autre qu’une manière de manipulation.

    Avec une transcendance, qui a révélé une vérité, les gouvernants ne peuvent jouer ce jeu-là.

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