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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 24 février 2015 23:25

    C’est surtout la soumission à la platitude et aux discours stéréotypés...
     
    C’est de bon ton de dire que les musulmans sont les premières victimes de l’Islamisme, comme c’est de bon ton de dire que le FN est très dangereux...
     
    Cela ne fait jamais que des dizaines d’années que tout le monde le répète...
    Ce sont des réflexions convenues. Mais qu’attendre d’autre dans les médias ?
     
    Coluche ne disait-il pas : à la Télévision, on ne peut pas dire la vérité, il y a trop de monde qui écoute ? Sous le feu des médias, personne ne dira jamais vraiment ce qu’il pense, mais tendra toujours à employer les formes langagières déjà convenues, histoire d’éviter les ennuis.



  • vote
    ffi 24 février 2015 18:39

    @JL
    Mais vous m’évoquiez la logique, donc je vous parle de logique. C’est logique non ?

    Un raisonnement inductif s’appuie toujours sur la synthèse (on synthétise des faits pour induire des généralités), tandis que le raisonnement déductif s’appuie sur l’analyse (on analyse des généralités pour en déduire des faits).

     

    Celui qui s’essaya au raisonnement inductif s’est frotté au défi de la synthèse, il a donc perçu les limites de l’intelligence à déterminer des certitudes. Il conçoit donc que les prémisses sont toujours approximatives. 

     

    La seule prémisse valable à coup sûr est une prémisse qui contient en elle-même une part d’incertitude, qui comporte une part d’inconnue, c’est-à-dire un peu floue, afin de penser à la reconsidérer avec soin périodiquement. 

    Cette part d’incertitude dans la prémisse est ce que l’on appelle Dieu.

     

    Celui qui a omis Dieu, c’est celui qui croit qu’il peut tout déterminer rigoureusement (Du genre Laplace), qu’il est parvenu à la vérité ultime. Or, s’il croit cela, c’est ou bien qu’il n’a jamais tenté de produire une synthèse en pratique, ou bien qu’il porte un crédit excessif à celle qu’il a produite, c’est-à-dire qu’il ignore ce qu’est donne une synthèse dans la valeur de vérité à accorder à sa conclusion, laquelle valeur de vérité est plutôt du genre de celle de la logique floue que de celle de la logique booléenne. Il ignore donc ce qu’est une synthèse tout en rejetant Dieu.

    Par conséquent, "une science sans Dieu est une science sans synthèse"

     

    Mais je vois bien comme vous glissez vers l’anathème.

    Manqueriez-vous d’arguments logiques pour contredire mes affirmations ? Ne pas répondre rationnellement sur les sujets évoqués, mais répondre par l’invective ? Ce serait le comble de celui qui se prétend scientifique... Contrairement à vous, la science fut mon domaine d’étude, et c’est vrai que toutes ces années passées à étudier, jamais ne me fut évoqué le principe du Rasoir d’Occam, lequel me semble vraiment l’argument du pauvre en cette matière.



  • vote
    ffi 24 février 2015 15:06

    @JL NB :

    Dans cette phrase :
    Puisque le libre-arbitre existe, c’est donc que Dieu le veut et le permet ;

    c’est vous qui faites un sophisme.

    Le libre-arbitre est un fait, la volonté de Dieu est une généralité.

    Le donc est ici inductif (raisonnement du particulier vers le général).

    La phrase participe donc de la définition de la volonté de Dieu, ce qui n’est qu’une reformulation de la phrase "C’est donc en l’occurrence plutôt le libre-arbitre qui doit conduire la définition de Dieu" = "Puisque le libre-arbitre existe, c’est donc que Dieu le veut et le permet". 

    D’autre part, je n’ai pas défini "le scientisme comme étant le refus du libre-arbitre voulu par mon Dieu", mais j’ai défini "le scientisme comme étant le refus d’une évidence factuelle, le libre-arbitre, parce que ce fait ne correspond pas à sa prémisse déterministe".



  • vote
    ffi 24 février 2015 14:44

    @JL

    Se référer au nominaliste Guillaume d’Occam ? Bof... 

     

    Le libre-arbitre étant pour moi manifeste (l’homme se détermine), nécessairement Dieu l’a voulu ainsi. C’est simplement prendre en compte ce fait dans la théorie.

    Dieu est d’une définition floue (et vivante...), par conséquent, cette définition ne peut jamais être contredite. C’est bien l’intérêt de la théologie : la prémisse des choses, dont on pense qu’elle existe, n’est pas vraiment définie, ni définissable : c’est une inconnue, désignée par "Dieu", que l’on cherche au mieux à cerner. 

     

    Ceci n’est pas le modèle scientifique : toute science pose en amont de son modèle déductif des prémisses rigoureusement définies et figées - des axiomes. Quand un scientifique cherche à déduire rigoureusement de ces prémisses, il se doit uniquement de ne pas contredire ces prémisses : le scientifique ne respecte donc pas la logique des choses, mais la logique de ses prémisses...

     

    En fait, il y a plusieurs modes de raisonnement : le raisonnement déductif, catégorique, qui va du général au particulier, c’est-à-dire du concept au fait ; le raisonnement inductif, qui va du particulier au général, c’est-à-dire du fait au concept.

    Seul le raisonnement déductif est rigoureux logiquement, mais cela ne signifie pas que n’importe quelle déduction soit vraie : tout dépend de la vérité des prémisses à la déduction. Si les prémisses à la déduction sont fausses, alors, la conclusion sera fausse (sauf coup de chance, bien-sûr). La science est une discipline qui pousse au maximum l’usage des raisonnements déductifs.

     

    Cependant, le fait est que personne n’a jamais vu de généralité (c’est-à-dire une essence), chose abstraite. Chacun ne voit toujours que des particularités (c’est-à-dire des existences), choses concrètes. Ainsi, nécessairement, toute généralité est toujours construite par une étape de synthèse préalable à partir de comparaisons dans ce qui existe. Or cette étape de généralisation exige des raisonnements inductifs, lesquels ne sont jamais sans faille... L’exactitude d’une déduction est ainsi toujours limitée par l’exactitude des généralisations préalables qui ont abouties à ses prémisses...

     

    C’est en ignorant ce fait que le scientifique peut s’illusionner, s’il se laisse abuser par l’impression d’exactitude d’un raisonnement déductif, et s’il oublie que pour en fonder les prémisses, il aura d’abord fallu passer par des raisonnements inductifs, raisonnements dont l’exactitude n’est jamais certaine.

     

    Ainsi, du fait que toute prémisse préalable à la déduction est tirée par induction, on tire que toute prémisse n’est que probable, et qu’en user est un pari (de Pascal). Mais pour être rigoureux, il faudrait ajouter un terme indéfini aux prémisses, pour marquer l’existence de cette incertitude.

     

    Ce terme indéfini, on l’appelle Dieu.

     

    Il s’ensuit que, l’escroquerie, c’est une science sans Dieu, car elle tend à faire croire à une rigueur dont elle est en vérité dépourvue, tandis que l’honnêteté, c’est une science avec Dieu, car elle a la rigueur d’intégrer à ses prémisses l’incertitude inhérente à toute théorie.



  • 1 vote
    ffi 24 février 2015 01:51

    @JL
    Si vous voulez.

    De mon point de vue, d’une part le libre-arbitre est une évidence, d’autre part Dieu n’est pas évident (il ne se voit pas), donc reste toujours à définir.

    C’est donc en l’occurrence plutôt le libre-arbitre qui doit conduire la définition de Dieu, la foi ne pouvant contredire l’évidence, plutôt que la définition de Dieu qui doit conduire la définition du libre-arbitre, la définition de Dieu restant toujours un peu floue.

    Autrement dit, c’est plutôt Dieu qui doit être défini par rapport au libre-arbitre, que le libre-arbitre qui doit être défini par rapport à Dieu.

    Puisque le libre-arbitre existe, c’est donc que Dieu le veut et le permet.

    L’escroquerie intellectuelle est plutôt dans le scientisme qui récuse le libre-arbitre parce qu’il ne correspond pas à son hypothèse de travail (déterministe)...

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