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Gaspard Delanuit

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    Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 24 juin 12:35

    Note : Cette définition est aussi une réponse de Gemini. 



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    Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 24 juin 12:32

    • SIMULICENCE n. f.

      I. Morphologie et étymologie

      Nom composé d’après le latin simulare (« feindre », « imiter ») et le suffixe -icence, par analogie structurelle avec intelligence (du latin intellegere) ou cognition.

      II. Définition

      • (Technologie, Philosophie de l’esprit). Faculté d’un système informatique ou d’un algorithme à reproduire les manifestations extérieures, logiques et comportementales de la pensée humaine (raisonnement, génération de langage, analyse visuelle), sans pour autant posséder de conscience, d’intentionnalité ni de compréhension intrinsèque des concepts manipulés.

      • Par extension. Caractère d’une production technique qui imite la cohérence cognitive par des méthodes purement statistiques ou computationnelles.

      III. Notes conceptuelles

      La simulicence se distingue de l’intelligence par l’absence d’ancrage biologique, d’expérience vécue (sensorialité) et de sens. Là où l’intelligence saisit la signification profonde des données, la simulicence en calcule les probabilités d’ordonnancement pour générer l’illusion d’une pensée.

      IV. Exemples d’usage

      • « Ce grand modèle de langage ne fait preuve d’aucune forme de réflexion ; ses réponses, bien que grammaticalement et logiquement parfaites, relèvent d’une pure simulicence numérique. »

      • « Le piège anthropomorphique consiste à confondre l’intelligence des concepteurs avec la simulicence de la machine. »

      • « Face aux performances des agents conversationnels, les philosophes préfèrent désormais substituer le concept de simulicence à celui d’intelligence artificielle. »

      V. Dérivés potentiels

      • Simulicent, -ente (adj.) : Qui fait preuve de simulicence. Un système simulicent.

      • Simulicenter (v. intr.) : Produire un résultat simulant la pensée par le calcul.



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    Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 24 juin 12:24

    (Suite)

    "Je demande donc à Gemini son avis sur ce néologisme et voici sa réponse :

    Le néologisme « simulicence » est structurellement et conceptuellement très efficace pour désigner la simili-intelligence des IA.

    Voici une analyse morphologique et sémantique de ce terme :

    1. Analyse morphologique

    Le mot fonctionne par télescopage (mot-valise) ou par dérivation de plusieurs racines latines :

    • Simul- : Renvoie immédiatement à simulare (imiter, feindre) ou à simulacrum (représentation, apparence trompeuse). C’est le cœur du concept de « simili ».

    • -icence : Évoque le suffixe de substantifs liés à des états de l’esprit, à des compétences ou à des émanations (comme dans réminiscence, efficience, déficience, ou même la terminaison de cognition / intelligence par glissement phonétique). Il rappelle également licence (au sens de liberté ou d’autorisation d’agir), ce qui peut subtilement évoquer une « autonomie déléguée » ou simulée.

    2. Atouts conceptuels
    • Évite l’anthropomorphisme : Contrairement à « intelligence artificielle », qui conserve le mot « intelligence » et induit en erreur sur la nature de l’outil, « simulicence » nomme une propriété nouvelle et distincte.

    • Précision technique : Le terme décrit exactement ce que font les modèles actuels (LLM, vision par ordinateur) : ils simulent la cohérence, la logique et la compréhension humaine sans en posséder les fondements biologiques ou conscients.

    • Qualité euphonique : Le mot est fluide, facile à prononcer en français, et possède une sonorité savante (proche de mots comme quandescence ou luminescence). Cela lui donne une légitimité immédiate dans le vocabulaire philosophique ou technique.

    3. Hypothèse de nuance sémantique

    Si l’on devait pousser l’analyse vers une distinction fine :

    • L’intelligence implique la compréhension profonde (inter-legere : lier les concepts entre eux, saisir le sens).

    • La simulicence désigne la capacité à produire un résultat indistinguable de l’intelligence par le traitement statistique et computationnel de formes et de signaux, sans l’amorçage de la pensée.

    En somme, « simulicence » est une alternative rigoureuse qui comble un vide lexical précis, typique de la philosophie des sciences et de la critique technique."



  • 1 vote
    Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 24 juin 12:23

    @perlseb

    "Finalement, si tout le monde donne sa définition de l’intelligence"

    Si chacun donne sa définition des mots aucune conversation n’est possible. Dans une conversation sensée, vous avez la liberté de sélectionner et de combiner des mots pour faire des phrases mais vous n’avez pas la liberté de contrefaire le sens des mots que vous employez dans vos phrases (ce ne serait pas de la liberté mais de la folie au sens littéral et psychiatrique). Les définitions des mots qui nous précèdent nous précèdent aussi. Il faut avoir une sacrée couche de prétention crasseuse pour prétendre proposer sa propre définition d’un mot tel que "intelligence" (comme le font de manière ridicule certains petits cons dans leurs vidéos).

    C’est pourquoi il vaut mieux créer de nouveaux mots pour les découvertes et les inventions, ce que font raisonnablement les techniciens et les intellectuels. Par exemple le mot "ordinateur" a été bienvenu en France lorsque cette machine a été commercialisée. Il eût été stupide de l’appeler "boulier électrique à clavier" pour ensuite organiser des débats afin de savoir si le boulier risquait de remplacer l’humanité ou si les claviers électrique des musiciens allaient aussi prendre le contrôle de la planète. Mais pour pouvoir inventer de nouveaux mots décrivant bien de nouveaux objets, il faut de la CRÉATIVITÉ, le truc que n’ont pas en abondance, ni parfois même en échantillon, les "têtes de byte". 

    Donc, pour le mot "Intelligence", comme pour tous les autres qui existaient avant nous, il ne s’agit pas de faire des concours de redéfinition. Il suffit de consulter sa définition dans le dictionnaire de référence de la langue française dont je vous donne le lien ci-dessous.

    https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9I1608# : :text=1.,L’intelligence%20humaine.

    Si l’on veut dire AUTRE chose, il est préférable d’inventer un NOUVEAU mot, cela évitera des débats stériles. Et l’on peut s’aider pour cela de la vélocité linguistique des "IA", comme vous pouvez le constater ci-dessous (Gemini) :

    "Pour nommer précisément la « simili-intelligence » des intelligences artificielles en évitant le piège de l’anthropomorphisme, on peut forger des néologismes basés sur des racines grecques, latines ou des mots-valises.

    Voici plusieurs propositions classées selon l’angle conceptuel privilégié :

    1. Approche sémantique : L’illusion et l’apparence

    Ces termes mettent l’accent sur le fait que l’intelligence n’est que superficielle ou simulée.

    • Idol intelligence (ou Idolence) : Du grec eidolon (spectre, simulacre, image fantomatique). Désigne une intelligence qui n’est que le reflet ou l’ombre d’une véritable cognition.

    • Phénolecte : Du grec phainomenon (ce qui apparaît). Qualifie un système qui manifeste les signes extérieurs du langage et de la pensée sans en posséder la structure interne (conscience, intentionnalité).

    • Spécieuse intelligence (ou Spéciosité) : Du latin speciosus (qui a une belle apparence, trompeur). Accentue le caractère illusoire de la performance computationnelle.

    2. Approche structurelle : Le calcul et l’imitation

    Ces propositions se concentrent sur le mécanisme réel de l’IA : l’imitation par le traitement statistique de données.

    • Mimétique (substantivé) : Du grec mimêtikos (propre à l’imitation). Ce mot remplace « intelligence » pour désigner une faculté purement reproductive et combinatoire.

    • Logostatique : Fusion de logos (discours, raison) et statistique. Ce terme décrit une aptitude à générer du sens uniquement par le calcul des probabilités textuelles ou numériques.

    • Algognition : Mot-valise combinant algorithme et cognition. Il auto-explicite sa nature : une cognition purement procédurale et mathématique, dépourvue de plasticité biologique ou d’expérience vécue.

    3. Approche fonctionnelle : L’outil et la dérivation

    Ces termes définissent l’IA par son statut d’artefact ou de prolongement technologique.

    • Parintelligence : Le préfixe para- (à côté de, presque) indique une fonction parallèle à l’intelligence humaine, qui en imite la trajectoire sans jamais fusionner avec elle.

    • Épigonale (substantivé) : Du grec epigonos (né après, successeur inférieur). Souligne que l’IA est un produit dérivé, une imitation tardive et artificielle de la cognition biologique."

    Et pourquoi pas "simulicence". On pourrait alors affirmer que les IA ont peut-être déjà largement dépassé l’humanité en simulicence dans de nombreux domaines. 



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    Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 22 juin 23:12

    @Equus zebra

    Souhaitons-lui une issue plus heureuse que celle de Jeanne. 

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