Il faut nommer ce phénomène pour ce qu’il est : le catastrophisme est devenu un actif financier dans l’industrie de l’IA. Plus un laboratoire parvient à convaincre le monde que ses systèmes sont proches de quelque chose d’irréversiblement dangereux, plus il capte l’attention, les capitaux et la bienveillance réglementaire. C’est une économie de la peur, et elle est parfaitement rationalisée.
Gary Marcus résume avec une lucidité désarmante la confusion que cela engendre chez les observateurs non techniques : il est devenu difficile de déterminer qui manipule davantage, la technologie elle-même ou ses créateurs. Le constat est sévère, mais il est juste. Et il souligne quelque chose d’essentiel : le problème n’est pas que les risques liés à l’IA soient inexistants. Certains sont réels, documentés, préoccupants. Le problème est que les mêmes acteurs qui commercialisent activement ces technologies se donnent le rôle de vigie, de lanceur d’alerte et d’arbitre ultime du risque acceptable. Cette triple posture est intenable intellectuellement, et elle devrait inspirer une méfiance systématique de la part des journalistes qui la couvrent." (source : lien précédemment donné)
Vous parlez sur ce fil de discussion, à plusieurs reprises, des "experts", des "spécialistes" et des personnes "formées" pour ceci et pour cela. Vous devriez faire davantage confiance... à vous-même. Un certain nombre de ces experts sont tout simplement des menteurs professionnels. Anthropic, par exemple (ils sont champions dans ce domaine), a plusieurs fois programmé ses machines pour produire des dérives afin de pouvoir ensuite faire le buzz et la grimpette boursière. Les journalistes (ces crétins incultes) sont tombés dans le panneau pour la plupart. en relayant l’infox sans vérifier ni réfléchir. Et ça continue encore et encore. Lisez par exemple cela (sans idée préconçue, sinon, ce n’est pas la peine). https://www.ia-info.fr/claude-mythos-fuite-marketing-ia-anthropic-alarmisme.html
"Vous faites un blocage, il n’y a malheureusement pas de discussion possible."
De quel "blocage" parlez-vous ? De fait, il y a bien une discussion, dans laquelle je suis très attentif à tout ce que vous dites. Je mets en doute vos présupposés bien plus que les raisonnements que vous développez sur ces présupposés. C’est probablement cela qui vous donne le sentiment que la conversation est impossible. Mon effort consiste à attirer votre attention vers ce niveau 2. À ce niveau 2, vous verriez qu’il n’y a pas de "problème" avec les robots conversationnels et qu’on peut en tirer de nombreux avantages, tout simplement parce qu’on travaille alors avec ce qu’ils sont réellement, sans être enveloppé par un nuage de mythologie science-fictionnelle ou publicitaire. Il ne s’agit pas de certitudes ou de doutes, mais de perception et d’action. Je vous l’ai dit plus haut : je ne veux pas vous convaincre de quoi que ce soit ; et je ne suis pas affecté le moins du monde par ce que vous ou d’autres peuvent croire au sujet des "IA". Je travaille avec ces outils tous les jours . Les vidéos ou les articles à leur sujet me paraissent ressembler à des bulles d’hypothèses spéculatives et de prédictions mirifiques ou catastrophiques. Cette eau gazeuse est très éloignée de l’expérience réels des utilisateurs.