Pour commencer Chitine, je t’invite à lire cet article "droits, devoirs et responsabilité" que j’ai écrit il y quelques temps déjà. Depuis, j’ai approfondi le sujet et d’autres !
le retour au niveau national est obligatoire, mais il ne se fera que si il sert de vitrine aux autres pays d’Europe et de la planète.
En effet, vous pouvez interdire des dissidents de nombreuses manières, interdire de relayer les infos de petits pays (comme la Finlande), mais pas la voix d’un pays aussi historiquement lié aux luttes pour les droits de l’homme et situé au coeur de l’Europe.
Bref, la France de par sa position centrale a tous les niveaux, peut jouer ce rôle moteur de révolution des peuples.
Je partage votre analyse avec quelques réserves, notamment sur le fait de dire que le travailleur chinois ou n’importe où ailleurs n’aurait pas le même regard et intérêt que le travailleur occidental. Pour s’en rendre compte il suffit d’observer, simplement, que la lutte syndicale pour les droits des travailleurs fonctionne de la même manière partout. Tout simplement parce que c’est lié à la dynamique du modèle économique. Un exemple tout frais, l’article sur agoravox "Grève et délocalisation... En Chine"’. Donc, Soral tort la réalité pour la faire correspondre avec sa vérité, un retour au nationalisme antagoniste.
toutefois, toute révolution commence d’abord par un combat intellectuels l, tant que celui ci n’est pas gagné, il ne peut y avoir de changement car il y manque les mots d’ordres. Ceux ci doivent êtres compris de tous, donc êtres simples et qui parles dans la réalité.
La seconde condition, est de montrer que ce changement n’affectera pas le niveau de vie mais au contraire l’améliorera dans tous les secteurs, tant social, économique, écologique et sécuritaire. En fait, je me suis rendu compte qu’il est possible de transformer le fond de la pensée économique sans changer la forme. Autrement dit, garder tous les instruments actuels de l’économie mais en les transformant dans leur raison d’être.
En tous les cas, le CNR prouve qu’il est possible de trouver des compromis acceptable par tous, si chacun peut y trouver son intérêt.
En fait, la dérégulation de l’économie vers l’ultra libéralisme est une volonté multiséculaire de la bourgeoisie, mais les luttes idéologiques et nationalistes l’ont toujours freinés voir empêchés en même temps qu’elles leur assurait le pouvoir. Ce n’est que la menace soviétique véhiculant l’idéal communiste, qui à obligé les dirigeants occidentaux à donner tant d’importance aux respect des conditions sociales. Ce n’est qu’une fois l’échec assuré de l’URSS que les dirigeants occidentaux ont retrouvés leur soif de domination et d’écrasement des travailleurs. Cependant, il leur fallait continuer à faire peser la menace d’un ennemi, ce fut l’Islam et aujourd’hui peut être la Russie. Mais pour cette dernière il s’agit avant tout d’un combat entre deux vision du monde, nationaliste et réactionnaire pour Poutine, mondialiste et totalitaire pour nos dirigeants occidentaux. L’Ukraine est un chiffon rouge agité par les occidentaux pour soit ramener Poutine vers ce NOM des oligarchies, soit le transformer en cet ennemi. Donc, quelle que soit la politique de Poutine, les dirigeants occidentaux sont gagnants et les peuples perdant, parce qu’ayant une vision manichéenne de la politique, ne peuvent pas imaginer qu’une politique puisse avoir que des avantages, quelle que soit le résultat. Le tout étant de toujours mener la danse et non la subir.
C’est vieux comme le monde mais chaque pays privilégiera toujours ses
propres intérêts, ce qui amènera une compétition de fait. Le terme même
de "coopération internationale" est un leurre car, en pratique, c’est toujours le plus fort qui impose sa loi aux autres.
Et il en a toujours été ainsi ! (L’Union Européenne a toujours eu pour
objectif une coopération entre les peuples et on voit où on en est
aujourd’hui...).
Je comprend ce que vous voulez dire, toutefois il y a au moins deux mais,
Premièrement, le principe de la coopération est que tous le monde trouve son intérêt, sinon il n’y a pas coopération. La mondialisation voulu par l’élite dirigeant ne parle pas de coopération, mais de concurrence. En sommes, ils proposent de faire un traité de paix pour se faire la guerre économique ; Mais cette dernière est un leurre, le but étant d’asseoir la domination d’une classe sur les autres. Donc, la coopération est celle des élites contre les autres classes sociales. C’est ce type de coopération que l’UE à mise en place, mais en faisant croire aux peuples qu’il s’agissait d’une coopération des peuples. Sauf que la réalité consiste bien à mettre les salariés en concurrence et non en coopération. le fédéralisme a en principe, pour but de redistribuer les écarts de richesses entre ses membres, mais l’exemple US montre que ce n’est plus son but dans le modèle économique actuel.
deuzio, la mondialisation politique est un fait nouveau de l’histoire, qui ne trouve pas d"’exemple dans le passé. Ce qui signifie que les pays de la planète se sont toujours trouvés avec des frontières extérieures, soit connus ou inconnus (océan). donc plat. Mais pour la première fois, le monde apparait comme circulaire, avec toutes les frontières connus, même si en certains points il existe encore des conflits, la plupart des pays et surtout des grandes nations se reconnaissent dans leur frontières propres.
Donc une situation nouvelle, dont la principale caractéristique est d’inverser le rapport de grandeur. C’est à dire, que le monde passe de l’état d’une conscience exogène, les uns contre les autres, à une vision endogène, les uns avec les autres...
Et là, c’est une véritable révolution évolution de la conscience générale.
Il faut bien comprendre que ce que dit Attali est exact, mais ce qu’il oubli sûrement, c’est qu’on peut douter de la volonté réelle des dirigeants de faire une véritable mondialisation, mais plutôt de revenir à un glacis géopolitique entre d’un coté l’occident et la partie de l’Asie la plus avancée, contre la Russie et la partie de l’Asie la plus attardé. Car il faut maintenir coûte que coûte la peur et la menace sur les populations pour garder le pouvoir sur elles. En effet, la nécessité de chef naît de la guerre ou menace et se meurt par la paix. Cet aphorisme est valable aussi pour la guerre économique ou concurrence. Dans une entreprise autogéré par ses salariés, le problème n’est pas la production, ni la recherche, mais la concurrence. Par nature, un ouvrier n’a pas l’esprit vindicatif, agressif ou guerrier pour savoir se battre face à la concurrence. De plus, il ne s’agit pas de détruire l’esprit de compétition, ni du mérite, mais de changer leur dynamique et surtout, de déplacer le centre de gravité, qui n’est plus la concurrence, mais la coopération où la compétition vise alors à trouver les solutions aux problèmes ou choix des citoyens. Une publicité de création des produits inversés, dans le même style que ce qui se développe par l’internet, c’est à dire ou l’offre est celle des projets et la demande, le choix des projets élus. Etc...
Une véritable paix mondiale signerait donc la fin de cette ploutocratie. C’est mécanique ! Mais ne signerait pas la fin de l’aristocratie, ni du capitalisme, sauf qu’il serait attaché dans l’espace-temps à la personne.