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jjwaDal

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  • 2 votes
    jjwaDal 1er août 2025 10:52

    On a affaire à un spécialiste du terrorisme "des autres" manifestement. A aucun moment il n’aborde les raisons de l’existence d’une résistance violente des palestiniens à une colonisation elle-même violente depuis plus de 75 ans.
    Il n’aborde pas plus la question de la définition générale du terrorisme, qui devrait être "le meurtre de civils innocents", car dans ce cas factuellement IDF a commis cent fois plus de terrorisme que toutes les organisations palestiniennes depuis le début du projet sioniste en Palestine…
    Il n’aborde pas plus la qualification et la quantification des actes terroristes commis le 7 octobre 2023, car le comptage des victimes et leur imputation n’a pu être fait que par la puissance occupante (juge et partie) en toute objectivité bien sûr.
    On sait que des actes relevant du terrorisme (définition ci-dessus) ont été commis par le Hamas, certes, mais aussi par IDF qui a appliqué la doctrine "Hannibal" sur sa propre population prise dans l’étau.
    Par ailleurs ce n’est nullement un hasard si une hécatombe de journalistes et d’observateurs indépendants (humanitaires, médecins, ONG) a eu lieu dans Gaza même, ce qui aboutit à supprimer beaucoup de témoins gênants, en vain puisque ses propres soldats de chargent d’informer le monde de leurs "exploits" dans le meurtre de masse en toute impunité.
    Il ne met pas plus dans la catégorie du terrorisme une campagne de bombardement aérien qui a visé toutes les infrastructures pouvant supporter la vie dans Gaza pour une population de plusieurs millions de personnes ni des intentions exprimées par les plus haut responsables israéliens.
    Il semble de l’opinion qu’en supprimant le thermomètre (le Hamas) il va supprimer la température du malade et la maladie elle-même, une posture fragile.
    La définition du terrorisme à la sauce occidentale doit amuser la planète entière (nous, mis à part) qui a vu les USA tuer sous des motifs spécieux des millions de civils dans la seconde moitié du XXième siècle, en victimes collatérales de "guerres pour la promotion de la démocratie dans le monde".
    Le mot ne fait certes pas la chose, mais la chose devrait faire le mot. On ne lutte pas contre le terrorisme en le condamnant qu’en ça arrange et le défendant quand ça nous arrange aussi.
    Comme aurait dit Sartres "Le terrorisme, c’est les autres".



  • 3 votes
    jjwaDal 14 juillet 2025 20:11

    @hase
    Non, la Russie s’est bien sûr mêlé des affaires ukrainiennes avant 2014, sachant que l’OTAN avait le projet de l’inclure et voyant le risque stratégique pour leur défense si cela arrivait et surtout le risque social en Ukraine avec une composante russe notable.
    Ceci dit de nombreux intellectuels américains ont décrit la responsabilité importante des USA et leurs vassaux européens dans ce monumental fiasco géopolitique.
    Il suffit d’écouter Jeffrey Sachs récemment au parlement européen (il doit exist ou John Mearsheimer pour en juger, mais on peut toujours dire bien sûr qu’ils colportent la propagande russe, alors que nos médias, eux bien sûr sont impartiaux, sinon on s’en serait aperçu.



  • 4 votes
    jjwaDal 13 juillet 2025 18:50

    On a connu Pascal Boniface plus perspicace. Car enfin la position russe est parfaitement compréhensible pour qui veut se donner la peine. La parole occidentale ne vaut déjà plus rien après le parjure de la parole donnée de ne pas étendre l’OTAN vers l’est après l’auto dissolution de l’URSS, après l’écran de fumée des accords de Minsk (qui ont permis pendant 8 ans à Poutine de refuser l’intégration de l’est ukrainien à la Russie), après le quasi accord D’Astana en Turquie en avril 2022 (après un mois de conflit), sabordé par l’Occident (Boris Johnson à la manœuvre), après deux agressions (impossibles sans le renseignement US) contre la composante nucléaire de la défense russe (radars de détection précoce et bombardiers stratégiques) , après le retrait unilatéral des USA de plusieurs accords de limitations des armements, après l’arrivée sponsorisé d’un chef terroriste applaudie par l’Occident en Syrie et l’agression de l’Iran en pleine négociation sur le nucléaire iranien, la messe est dite.
    Ce que promet Trump aujourd’hui peut être invalidé demain soit par lui, soit au pire par son successeur, d’une part et d’autre part l’Ukraine qui avait une garantie de sécurité avant la guerre dans la neutralité ne peut plus la trouver désormais que dans l’adhésion à l’OTAN, souhait qui est la cause première de l’intervention russe.
    Poutine sait que l’Ukraine ne peut adhérer à l’OTAN aussi longtemps que le pays est en guerre et il sait aussi qu’il n’a pas le pouvoir d’empêcher l’ouest ukrainien de rejoindre l’OTAN, tôt ou tard dès que la paix sera signée (par qui d’ailleurs, la signature de Zelensky ne valant plus rien ?).
    Trump croit pouvoir faire des concessions à la Russie, mais sans l’accord exclu des ukrainiens, c’est du vent. Un accord de paix doit impliquer toutes les parties et ni les ukrainiens ni l’U.E. ne sont prêts à faire les concessions mises en avant par Trump.
    Par ailleurs si l’actuelle direction ukrainienne qui n’a pas souhaité enrayer le début de guerre civile après les massacres contre les russes d’avril 2014, ni poursuivre les auteurs demeure, les buts de guerre russes ne sont pas atteints, or en cas d’arrêt des hostilités, elle serait maintenue en place, d’une façon ou d’une autre.
    Pour résumer la proposition de Trump est totalement irréaliste et risible. Si les USA cessaient demain toute livraison d’armes et surtout la fourniture de renseignements (satellitaire et aéroporté déjà), l’Ukraine serait quasiment obligé d’écouter les demandes russes et il n’en est rien.
    L’arrêt du conflit en l’état ne résoudrait aucun problème. Il est probable que l’objectif de la Russie (prévisible au point que je l’avais mentionné dès le début de leur intervention) est de repousser sa frontière avec l’Ukraine le plus à l’ouest possible, car elle n’a pas les moyens d’installer un Etat vassal en Ukraine (pratique courante des USA). L’Ukraine entrera bien dans l’OTAN, mais elle aura alors perdu une large partie de son territoire et tout le continent européen la sécurité qu’on devait attendre après 1989 et qui était ardemment souhaité par la Russie, Poutine y compris.



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    jjwaDal 30 juin 2025 19:02

    @Étirév
    Oui... Tout le monde a depuis longtemps oublié que le prétexte pour privatiser la création monétaire était qu’en laissant la planche à billets aux Etats ils allaient s’endetter à mort et seraient bien plus circonspect si l’emprunt leur coûtait des intérêts , les incitant à la modération.
    50 ans plus tard quasiment tout le monde est couvert de dettes qui objectivement seraient très diminuées s’il n’y avait jamais eu d’intérêts à payer, à capitaux empruntés identiques.
    Cette spirale de l’endettement était prévisible par ceux ayant proposé ce système car le taux de croissance d’une économie ne peut que diminuer au cours du temps (long) pour des raisons évidentes et que le libre échangisme débridé à casser le moteur de production/cotisation qui assurait les revenus de l’Etat, la libre circulation des capitaux y contribuant puisque l’argent se vend au plus offrant et tous les pays courant au moins disant social pour s’assurer les parts de marché.
    Absolument tout contribuait à nous endetter mortellement et donc la gabegie publique n’est que la cerise sur un gâteau qu’elle n’est pas, puisqu’une bonne part des prélèvements sont restitués sous forme d’avantages en nature qu’on n’a pas à payer comme aux USA par ex.



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    jjwaDal 2 février 2025 14:10

    Faire un sujet sur moins de 30 secondes délirantes il faut le faire. Musk se prête à la critique, mais il est plutôt moins préoccupant que beaucoup qui ont bien plus de pouvoir que lui et sont moins médiatiques.
    L’image qu’en donne Onfray est sans intérêt car il survole le sujet. Musk n’est pas un génie mais assez futé quand même pour avoir fait quelques dollars dans des secteurs où le ticket d’entrée était a priori jugé très dissuasif mais pas pour lui (le secteur automobile et le spatial.).
    Il était quand même assez futé pour comprendre que des lanceurs spatiaux réutilisables n’auraient aucun avenir sans un marché de charges à lancer qui n’existait pas et qu’il faudrait créer conjointement tout en en faisant une source massive de revenus pour construire sur fond propres une fusée bien plus performante et moins coûteuse que la Saturn-V des missions lunaires du passé. Ses motivations sont discutables mais ses réalisations (il sait se faire entourer, mauvais caractère ou pas, des plus brillants) parlent pour lui.
    L’idée qu’il fait fuir tout le monde est démenti par le fait que des gens ( et pas à des postes subalternes) le supportent depuis deux décennies (Shotwell par ex) et il n’a aucun mal pour recruter malgré sa réputation.
    Il pense à tort que la voiture électrique est une réponse aux problèmes environnementaux, il pense à tort (selon moi) que Mars est une assurance-vie pour l’espèce humaine, il pense à tort (selon moi) qu’il faut augmenter l’humain (style "Cyborg") pour pouvoir comprendre le monde digitalisé avec de l’I.A. partout que d’autres que lui font tout pour faire naître. Il a mis en garde contre ce développement, même s’il essaie de développer les véhicules autonomes par ex.
    Un personnage complexe donc qui n’est pas propriétaire d’une maison, n’a aucun yacht, dormait sur son lieu de travail (Tesla) quand ça allait mal et aux propos parfois limites il est vrai.
    L’analyse d’Onfray est passable au mieux pour avoir une ébauche du bonhomme, je déconseille d’en rester à ça pour se faire une opinion sur lui.

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