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@jjwaDal
Vers l’ouest bien sûr. Been a long long day...
@JPCiron
J’ai trouvé son analyse assez "raz des pâquerettes". Il y a des éléments de géopolitique majeurs dont il n’a pas parlé, une histoire post effondrement de l’URSS qui n’est pas anecdotique (Voir Pozner, Sachs, Mc Govern, Mearsheimer, etc..), des éléments de stratégie importants passés à la trappe de son analyse (dans la vidéo je précise) comme le fait élémentaire que j’avais signalé avant le conflit que s’ils ne peuvent empêcher l’Ukraine d’entrer dans l’OTAN, alors la frontière est de ce pays sera repoussée vers l’Est de la quantité nécessaire pour préserver un temps de réponse approprié de Moscou à une attaque (par ex jusqu’au Dniepr), le jeu trouble des USA pour décrocher à tout prix l’U.E. de la Russie, alors que tout indique que les européens ne la percevait pas (à raison selon moi) comme une menace, etc...
Il a néanmoins décrit correctement la difficulté d’intervenir dans un territoire où une forte proportion de la population attend d’être libérée de la guerre, parle la même langue et partage la même culture que l’assaillant. Difficile de "tirer dans le tas", un cas de figure que la plupart des armées ne rencontrent pas.
@sylvain66
Non. Poutine voulait une Ukraine neutre, ne rentrant pas dans l’OTAN pour servir de base avancée du délire "unipolariste" US et la préservation de la spécificité du Donbass avec une population qui après le coup d’Etat de 2014 (mais pas avant) demandait un statut d’autonomie (pas l’indépendance) au sein de l’Ukraine. Jamais l’armée ukrainienne n’aurait tenu en 2014 si la Russie l’avait envahie. L’OTAN a formé l’armée ukrainienne pendant les 8 ans durant lesquels les russes ont attendu le respect des accords de Minsk (1 puis 2).
On n’envahit pas un pays de 40 millions d’habitants, qui vous est hostile (partie ouest) sans toucher aux grandes infrastructures vitales avec 150 000 soldats.
Vu sa population l’armée russe pourrait facilement compter des millions d’hommes et les 300 000 réservistes ne sont clairement pas suffisants pour envahir la totalité de l’Ukraine (dont les russes se foutent). Au pire ils prendront la région sud et potentiellement toute la zone à l’est du Dniepr pour se donner de la profondeur défensive face à une possible entrée dans l’OTAN du reste de l’Ukraine.
Avec 150 000 hommes ils ont tout de même pris et tenu jusqu’à ce jour 20% du territoire ukrainien.
Jusqu’à il y a peu, l’essentiel du territoire ukrainien avait de l’électricité et du chauffage et les gens allaient à leur travail tous les jours, curieux pour un pays en guerre, non ?
Non et oui. Non, parce que la pyramide des âges en 1950 ou 1960 était bien plus favorable au financement des retraites par répartition et le coût général de la vie et des soins de santé bien inférieurs.
Mais oui, car non seulement on contrôlait la création monétaire au lieu de se faire rançonner par les marchés (un demi siècle de prise d’otages ça laisse des séquelles), mais aussi les mouvements de capitaux étaient contrôlés et un krach boursier ne pouvait inquiéter personne ni provoquer de crise sociale réelle, les économies moins interconnectées etc...
Nos emplettes créaient nos emplois (économie circulaire) en grande partie quand nous creusons un déficit commercial très important par la plupart de nos achats en 2022.
On nous a vendu l’abandon de souveraineté à l’U.E. puis l’OMC comme garanties (promis, juré) de croissance économique et donc d’augmentation de niveau de vie dans un monde virtuel, découplé des contraintes physiques sur les ressources et la conséquence de leur utilisation.
Tout cela a favorisé des transferts de richesses massives de ceux qui travaillent vers ceux qui décident des règles du jeu.
Impossible dans un monde où l’Etat disposait du privilège régalien de battre monnaie et de contrôler l’épargne générée dans ses frontières d’aboutir à une situation d’endettement collossale comme celle que de très nombreux pays développés connaissent (c’est systémique et pas dû aux politiques locales).
Après seulement sont venus les incompétents et les "assassins financiers" dont le rôle se borne à augmenter la dette souveraine pour mettre les peuples le canon du révolver sur la tempe et les accuser d’avoir fait la fête au village...
Il faut bien désigner des boucs émissaires pour cacher les causes réelles.
Excellente vidéo mais qui manque de profondeur d’analyse cependant car c’est un point d’inflexion, épilogue d’une histoire qu’on veut nous cacher et prélude à une autre qu’on aura du mal à nous expliquer.
Quand l’URSS s’est sabordée, J. Sachs était présent et l’a entendu de la bouche de Boris Yeltsin qui sortait de la réunion où la décision avait été prise. Aucun doute sur le fait que Gorbatchev comme Yeltsin (président de Russie) ne voulait qu’une chose, à savoir que la Russie devienne une démocratie "comme les autres", avec une économie comparable à la nôtre, coopérer avec nous, faire partie du "club" européen.
J. Sachs qui a été souvent instrumental à des postes très importants a clairement dit que ce souhait a été foudroyé volontairement par les USA au début des années 1990 quand la Russie a fait face à un défaut de paiement dans les affres de la transition économique et a reçu un avis de non recevoir de la part des USA, avec des motivations complexes mais qui ont précipité la Russie dans les affres des années 1990.
Puis sont venues les extensions de l’OTAN, la guerre en Serbie, etc...
La Russie ne pouvait faire partie de l’U.E. ni même être un partenaire car l’U.E. est un vassal des USA et les USA aspiraient névrotiquement à un monde unipolaire en orbite autour de leur modèle. La Russie ne pouvait être un de leurs vassaux, pas plus un partenaire jouant d’égal à égal.
Le sort des relations avec l’occident était dès lors scellé et de renoncements à faire pression sur l’Ukraine pour une solution politique interne puis la mise en demeure d’un dialogue sérieux avec la Russie on aboutit à une guerre parfaitement évitable puis au suicide européen totalement irréfléchi.
Les deux gazoduc ont été frappés comme clapet anti retour par de prétendus "alliés" et cela ne fait broncher personne.
L’Allemagne a été flinguée et l’U.E. va boire la tasse, non seulement par absence de diplomatie, mais aussi de projet commun, voire de simple bon sens.
Ce sont nos représentants élus comme non élus qui vont faire plonger notre niveau de vie par pure idéologie et pour mettre l’ampleur de leurs erreurs, leur imprévoyance et leur incompétence sous le tapis. Pour qui doutait que ces gens travaillent contre nous et non pour nous, que faut-il de plus ?
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