Pour ceux qui veulent réellement savoir ce que pense Mélenchon en termes de politique étrangère et de défense, voici un discours très clair : http://www.dailymotion.com/video/xpvina_intervention-de-jean-luc-melenchon-sur-la-defense_news . Mais je crois que beaucoup préfèrent se défouler sans trop réfléchir. C’est un réflexe reptilien qui de déclenche dés qu’apparait le nom "Mélenchon". . En résumé : prise de distance vis à vis de l’OTAN et de la politique américaine, indépendance, souveraineté, droit international par le biais de l’ONU. . Au passage j’ai appris quelque chose d’intéressant grâce à ce discours : la France a le deuxième territoire maritime au monde ce qui est un atout considérable. Il s’agit d’un potentiel énorme de ressources (les fonds marins sont LE grand univers que l’humanité s’apprête à explorer) et d’une responsabilité majeure sur le plan écologique. En réponse à ceux qui disent que la France est un petit pays qui n’a pas les moyens de son indépendance, c’est un argument de poids.
Juste sur la sémantique d’Erwanett : "l’état obèse" "saigne", "taille à coups de hache", "punis"... En trois phrases une grande violence se dégage, on est pas du tout dans une analyse raisonnable dépassionnée. Souvent les libéraux essayent de donner une dimension scientifique à leurs argumentaires, là on en est loin, ça ressemble plus à du défoulement.
Sur la question soulevée ici, à savoir le désintéressement, La Chute de Camus est un bouquin vraiment dérangeant. Mais la conscience existe, ce n’est pas juste une création de notre esprit destinée à justifier des choix définis par des intérêts. Pourquoi ? Parce que. Je n’ai pas de meilleur réponse. On le sait, on le sent. Quand, après avoir appris à l’écouter, on parvient à s’accorder avec cette voix intérieure, on se sent libre, on ne craint rien, on ressent dans chaque cellule de notre corps qu’on est dans la bonne direction. La question n’est pas de donner ou non une pièce à un sdf, il s’agit d’être Juste envers soi et envers les autres dans chacun de ses actes. De cette manière, l’égoïsme s’efface et l’être prend une autre dimension (j’en suis bien loin je vous rassure). L’homme n’est qu’un animal dont les limites sont partout mais par ce moyen, pour certains la conscience, pour d’autres la foi (pas celle des tartuffes) ou peut-être l’art, il touche à quelque chose qui le dépasse, qui lui donne son sens et qui, peut-être, lève le voile sur son potentiel devenir.