@yoananda2 La morale est universelle, c’est, pour moi, "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse", et sans ça, la vie à plusieurs est impossible. Laisser des pédophiles (quels que soient les religions, je ne vise pas les chrétiens en particulier) agir en toute impunité ne peut pas être considéré comme moral, ou éthique (c’est vrai que le terme "morale" a souvent une connotation négative, maintenant). Bien sûr, vous me direz que ça concerne peu de religieux en pourcentage, les pédophiles, mais si on ajoute tous ceux qui ne dénoncent pas, là ça commence à faire beaucoup de monde. Beaucoup trop à mon avis pour laisser ses jeunes les fréquenter.
@CoolDude Qu’est-ce que la liberté de religion ? Celle de se voir soumettre à moins de 2 ans la religion de ses parents ? Quand on parle de liberté, on doit avoir un choix, un choix effectué de manière volontaire et consciente.
Si on enseigne la religion aux enfants, on ne peut absolument pas en enseigner une seule. On doit soit en enseigner aucune (libre à eux de s’y intéresser plus tard ou ... jamais), soit enseigner plusieurs religions en même temps pour permettre un futur choix éclairé (sachant que l’absence de choix doit également rester possible dans tous les cas).
On en est loin. La religion est une soumission que les parents imposent à leurs enfants. Les conversion volontaires tout en connaissant d’autres religions sont très rares et sont souvent le résultat de pression de l’entourage (contrainte plus que liberté réelle).
@Sylvain Je comprends le cheminement que vous avez, c’est d’ailleurs celui que la société nous apprend à avoir, c’est ce qu’un chef d’entreprise calcule, combien d’argent il mise, combien il récupère. Le premier problème, c’est que Neymar ne crée rien de vraiment concret, du divertissement seulement, c’est-à-dire qu’en fait, ceux qui le regardent jouer ne font rien non plus et créent encore moins que lui. Et je ne parle pas d’argent, je parle d’activités, de réalisations qui vous donnent un peu plus de moral que des passivités, se rabaisser à regarder des "élites" qui ne peuvent plus être dans le monde réel en fin de compte. Je pense que, comme pour Mozart (qui était nourri par des paysans qui n’avaient jamais touché un instrument de musique), on ne peut pas dévaloriser ceux qui font un travail indispensable par rapport à ceux qui font du divertissement. On ne peut jamais être sûr que ceux qui divertissent les autres sont les meilleurs : pour en être sûr, il faudrait que chacun prenne le risque de faire du foot ou de la musique à temps plein : ça serait la mort assurée de la société toute entière. Le deuxième problème, c’est que si je veux acheter un yaourt ou faire le plein de ma voiture sans participer à la rémunération d’une "élite" à laquelle je n’adhère pas, je ne peux pas. En tant que consommateur, je suis condamné à payer (=travailler) pour des intermédiaires que je n’ai pas choisis. Et c’est là la beauté de la monnaie qui ne représente tout et rien en définitive : personne ne soupçonne à quel pont il est ponctionné quand il travaille. Créer une entreprise pour être acteur ne serait qu’accepter le système tel qu’il est, on n’a pas d’autre choix que ce système. Et sans choix, on est soumis, forcément.
Comme ce principe élitiste n’est ni viable ni juste, la vraie question à se poser est : pourquoi on le pousse au bout de sa logique, à tel point que ça en devient parfaitement immoral ? Ma réponse, c’est que c’est un indicateur du larbinisme des foules : tant que les stades sont pleins, alors ceux qui se gavent sans rien faire et en évitant de se mettre sous les projecteurs n’ont pas trop à s’inquiéter.
@Sylvain Vous croyez que c’est un clic qui transfère de l’argent ? Ce qui se passe, c’est qu’effectivement, Google rémunère en fonction des clics, mais il demande l’argent pour cette rémunération à ceux qui passent de la pub, pub elle-même payée par le yaourt. Ce sont au final ceux qui vendent des produits tangibles qui décident de l’enveloppe qu’ils affectent aux pubs internet et donc aux youtubeurs. Ensuite, si certains sports sont plus regardés que d’autres et plus suivis dans les stades, c’est aussi parce que les médias en font la "pub" en les passant plus souvent à la télé. Il y a des clubs de foot qui peuvent déjà se passer de public réel (stade), ils ont des droits télé suffisant pour payer leur masse salariale.
Personnellement, ça ne me gênerait pas si les joueurs de foot n’étaient payé que par ceux qui vont les voir physiquement dans les stades (ou qui payent un abonnement quelconque). Mais la paye de Neymar, justement, est surtout garantie par l’essence que l’on met dans nos voitures (Qatar Investment Authority), que l’on regarde le foot ou pas (on ne consomme pas que des yaourts).
Si vous ne voyez pas ces pyramides, d’où vient la richesse de certains, libre à vous de croire que le talent peut rendre millionnaire. Ce qu’on ne montre surtout pas, dans les médias, c’est aussi tous les jeunes qui ont cru qu’ils allaient gagner comme Neymar ou autre, et qui se retrouvent sans boulot et sans diplôme (et pourtant, ils sont bien plus nombreux que ceux dont on parle tout le temps). L’élitisme, ça ne marche pas vraiment mais on s’en fout, il faut juste donner l’illusion aux jeunes, l’illusion que le "mérite de taper dans un ballon" n’a aucune limite.
Le problème c’est que les gens sont complètement aveuglés par l’argent et ne comprennent pas le système et son absence totale de morale.
Les youtubeurs peuvent maintenant gagner beaucoup d’argent, donc c’est un nouveau métier qui peut être très lucratif, pourquoi se priver ?
Les gens se laissent persuader que c’est en cliquant qu’on les rémunère. Non. Vous les rémunérez (comme les sportifs, les comédiens, les riches actionnaires,...) quand vous achetez votre yaourt. Et si l’éleveur de vache est à la limite du suicide parce qu’il ne s’en sort pas, sachez que vous ne paierez par votre yaourt bon marché pour autant : le nombre d’intermédiaires qui se mettent entre lui et vous ne cessent d’augmenter avec le temps.
Il y a trop de personnes qui n’ont jamais travaillé de leur vie et qui gagnent pourtant plusieurs vies de vrai travailleur parfois en un seul mois. En fait, plus le métier que l’on fait est utile, et plus on a de chance de gagner très peu. Cette société est consternante d’immoralité. Il faut redéfinir le travail, et ne rémunérer QUE le travail. Le spectacle doit être libre et gratuit (on devrait faire ça dans son temps libre et si tout le monde travaillait vraiment, on en aurait beaucoup de temps libre).