@yoananda2 Je suis athée, donc pour moi, il n’y a rien de "sacré". Je respecte les autres, mais qu’ils respectent leurs enfants, c’est vraiment ce que je demande aux religieux et ce n’est pas les respecter que de choisir leur religion à leur place. Je mets la morale en premier plan de ce qui doit nous guider et comme je l’expliquais à Super Cochon, si on a de la morale, on ne peut pas avoir de chef (religieux ou autre) : si ce que nous demande notre chef est immoral, alors on ne va pas lui obéir, on obéit à la morale. Donc, un chef s’avère inutile (on est autonome dans nos actions). Pour l’inclusion des animaux dans la morale universelle, oui ce qu’on leur fait est totalement immoral. Si on n’aime pas vivre dans une prison quand on n’a rien fait, alors un animal n’a pas a subir cela. Si l’homme était moins nombreux sur terre, il pourrait chasser sans dévaster les écosystèmes. Maintenant, on peut aussi ne pas manger de viande, mais ça n’empêchera pas les dernières forêts primaires d’être rasées pour cultiver de l’huile de palme ou autre. Idéaliste ? On vit dans un monde qui court à sa perte, et j’ai eu la très bonne idée de ne pas faire d’enfants. J’essaie de l’analyser autant que je peux et de voir ce qu’on pourrait avoir à la place, sans chercher à imposer quoi que ce soit étant donné que nous sommes tous différents. Et la morale dit que plusieurs systèmes différents doivent cohabiter, sinon il y aura toujours des soumis à qui on imposera un système unique dont ils ne veulent pas (immoral).
@yoananda2 Je n’avais pas vu cotre commentaire du haut. Je ne pense pas que le fait d’évoluer et de ne pas chercher à respecter tout un tas de "traditions" soit synonyme de déracinement. La culture est bien plus vaste que cela et, à mon avis, personne ne peut être complètement sans culture. Bien sûr, il y a des grandes inégalités dans le savoir, mais si le savoir rapporte moins que de vendre de la drogue ou de taper dans un ballon, comment s’étonner ? N’est-ce pas ce que l’on cherche à construire : un nouveau féodalisme où les chefs auraient cette fois un avantage technologique qu’ils ne divulgueraient pas à la masse (de la même manière que la religion a caché tout ce qu’elle savait des anciens au Moyen-Âge) ?
@yoananda2 La morale est universelle, c’est, pour moi, "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse", et sans ça, la vie à plusieurs est impossible. Laisser des pédophiles (quels que soient les religions, je ne vise pas les chrétiens en particulier) agir en toute impunité ne peut pas être considéré comme moral, ou éthique (c’est vrai que le terme "morale" a souvent une connotation négative, maintenant). Bien sûr, vous me direz que ça concerne peu de religieux en pourcentage, les pédophiles, mais si on ajoute tous ceux qui ne dénoncent pas, là ça commence à faire beaucoup de monde. Beaucoup trop à mon avis pour laisser ses jeunes les fréquenter.
@CoolDude Qu’est-ce que la liberté de religion ? Celle de se voir soumettre à moins de 2 ans la religion de ses parents ? Quand on parle de liberté, on doit avoir un choix, un choix effectué de manière volontaire et consciente.
Si on enseigne la religion aux enfants, on ne peut absolument pas en enseigner une seule. On doit soit en enseigner aucune (libre à eux de s’y intéresser plus tard ou ... jamais), soit enseigner plusieurs religions en même temps pour permettre un futur choix éclairé (sachant que l’absence de choix doit également rester possible dans tous les cas).
On en est loin. La religion est une soumission que les parents imposent à leurs enfants. Les conversion volontaires tout en connaissant d’autres religions sont très rares et sont souvent le résultat de pression de l’entourage (contrainte plus que liberté réelle).
@Sylvain Je comprends le cheminement que vous avez, c’est d’ailleurs celui que la société nous apprend à avoir, c’est ce qu’un chef d’entreprise calcule, combien d’argent il mise, combien il récupère. Le premier problème, c’est que Neymar ne crée rien de vraiment concret, du divertissement seulement, c’est-à-dire qu’en fait, ceux qui le regardent jouer ne font rien non plus et créent encore moins que lui. Et je ne parle pas d’argent, je parle d’activités, de réalisations qui vous donnent un peu plus de moral que des passivités, se rabaisser à regarder des "élites" qui ne peuvent plus être dans le monde réel en fin de compte. Je pense que, comme pour Mozart (qui était nourri par des paysans qui n’avaient jamais touché un instrument de musique), on ne peut pas dévaloriser ceux qui font un travail indispensable par rapport à ceux qui font du divertissement. On ne peut jamais être sûr que ceux qui divertissent les autres sont les meilleurs : pour en être sûr, il faudrait que chacun prenne le risque de faire du foot ou de la musique à temps plein : ça serait la mort assurée de la société toute entière. Le deuxième problème, c’est que si je veux acheter un yaourt ou faire le plein de ma voiture sans participer à la rémunération d’une "élite" à laquelle je n’adhère pas, je ne peux pas. En tant que consommateur, je suis condamné à payer (=travailler) pour des intermédiaires que je n’ai pas choisis. Et c’est là la beauté de la monnaie qui ne représente tout et rien en définitive : personne ne soupçonne à quel pont il est ponctionné quand il travaille. Créer une entreprise pour être acteur ne serait qu’accepter le système tel qu’il est, on n’a pas d’autre choix que ce système. Et sans choix, on est soumis, forcément.
Comme ce principe élitiste n’est ni viable ni juste, la vraie question à se poser est : pourquoi on le pousse au bout de sa logique, à tel point que ça en devient parfaitement immoral ? Ma réponse, c’est que c’est un indicateur du larbinisme des foules : tant que les stades sont pleins, alors ceux qui se gavent sans rien faire et en évitant de se mettre sous les projecteurs n’ont pas trop à s’inquiéter.