Vous êtes juste convaincu par le capitalisme : pour investir, il faut des fonds, donc des riches.
Pour moi, pour investir, il faut un collectif qui va s’atteler à une tâche (les grands projets français de l’après-guerre était de cette veine : l’argent pouvait être créé comme on imprime n’importe quel papier, les riches ne servaient donc à rien). D’ailleurs, ce n’est pas l’argent qui intéresse directement ceux qui travaillent. Tant que la tâche est un investissement (qu’elle n’est pas rentable), ils ont besoin d’être supporté par la collectivité productive pendant cet investissement (nourris, logés, divertis, ...). Passer par la propriété privée et l’argent ne change rien aux flux finaux : les travailleurs investissent, ils s’auto-alimentent, s’auto-logent, etc... La case propriété privée / argent permet d’éviter que ces travailleurs décident eux-mêmes ce sur quoi ils vont investir. Comme je suis pour l’investissement démocratique (votes par internet par exemple pour savoir ce que l’on décide de produire à l’avenir, de maintenir ou de détruire...), je considère que les riches sont une nuisance (abus de pouvoir).
Pas de partis, pas de chef : des gens libres parce qu’égaux sur les décisions cruciales (c’est-à-dire acteurs de leur vie et de leur futur). On pourrait appeler ça l’auto-gestion coopérative.
Le capitalisme est une lutte de classes où ceux qui possédent gagnent forcément. Laissez lui les coudées franches et on revient à un système de castes digne de l’ancien régime (sans règle (libéralisme), il se satisfait complètement des conditions de travail du Bangladesh où les gens meurent sur leur lieu d’exploitation).
Discours un peu trop littéraire à mon goût, c’est-à-dire rendu bien trop complexe.
La réalité est assez simple. Pourquoi une "élite" française francophobe ? Il suffit de prendre un livre d’histoire. La France est un pays où le peuple s’est maintes fois soulevé : 1789, 1830, 1848, 1871 (en se faisant embobiné à chaque fois, évidemment)... C’est un pays à tradition de vraie gauche et il bénéficiait d’une influence certaine (le Français était encore la langue officielle jusqu’au milieu de 20ème siècle : une guerre n’avait pas suffit pour le supplanter).
Quand on fait partie de la haute bourgeoisie (fils à papa dans le Cognac pour Monnet, par exemple), croyez-vous qu’on se retrouve dans le slogan "liberté , EGALITE, FRATERNITE", c’est vraiment répugnant ! Même si on peut afficher sa richesse sans trop de risque, on n’en est pas admiré pour autant, beaucoup trouvant même une forme d’injustice derrière ces inégalités, là où d’autres cultures plus soumises pensent que le mérite et le travail auront fait la différence.
Bref, la loi de 1973, l’Europe, tout cela n’est qu’une lutte de classes où l’on cherche toujours à broyer les pays un peu trop à gauche (lorsque Staline à accepter de laisser la Grèce au camp occidental, ce pays, très orienté à gauche, qui recommançait à vivre l’autogestion avec succès, a été sévèrement réprimé et on a instauré la dictature des colonels).
On arrive donc au moment fatidique, celui où l’on va pouvoir saigner ce peuple maudit, celui où on va pouvoir le dresser, par le chômage et la misère, par la privatisation intégrale. Ce pays qui se trouvait, au niveau du système économique, entre les Etats-Unis et l’URSS et qui entretenait, diplomatiquement parlant, de bonnes relations avec ces 2 pays à la fois. Demain, comme les Grecs aujourd’hui, les enfants français partiront à l’école sans avoir mangé correctement : c’est comme ça qu’on devient plus compétitif.
Il devrait y avoir une règle très simple : tous ceux qui veulent la guerre devraient la faire en première ligne. Il y en aurait beaucoup moins : ce serait une forme de sélection.
Tant que ceux qui les décident en récupèrent les bénéfices (vente d’armes, marchés de reconstruction, trafic de drogue ...) sans pour autant prendre un seul risque (c’est la collectivité qui les finance), les guerres n’ont aucune raison de disparaître et la propagande trouvera toujours des "raisons" pour en faire sans cesse.
La guerre n’est ni plus ni moins qu’une autre forme de privatisation des bénéfices et de socialisation des pertes : à faire durer donc.
L’adversaire, c’est le peuple, celui dont il faut abuser jusqu’à la moelle en faisant sytématiquement croire qu’on travaille pour lui (c’est ça, le métier de politique, l’embobinage permanent).
Mais rassurez-vous, grâce à l’anticonstitutionalité du mandat impératif (ils peuvent mentir autant qu’ils veulent en campagne pour se faire élire, c’est absolument sans conséquence pour eux), ils ne prennent aucun risque dans leur métier sordide.
Le pire est quand même que la majorité des électeurs (on ne peut pas les appeler citoyens) s’imaginent être en démocratie, c’est là que c’est pitoyable. Voter pour quoi ? Pour un discours ? Ce discours n’a aucune valeur, et on ne peut que le constater après chaque élection.