La destruction des moyens naturels de vivre sur la planète depuis des décennies est pour moi une évidence, d’où mon expression de néo-négationnisme pour qualifier sa négation. Mais vous avez raison de dire que les climatosceptiques doivent pouvoir s’exprimer très librement. Et il ne faut, comme vous dites justement, ni les ridiculiser ni les diaboliser. En fait, selon moi, la société française actuelle est actuellement prise dans une sorte d’étau médiatique : il faut être "violemment pour ou violemment contre", sur de nombreux sujets. J’ai fait allusion à d’autres néo-négationnismes dans d’autres domaines. J’ai bien souvent dénoncé les deux suivants sur Agoravox : — L’islam n’est pas violent — La théologie criminogène ne conduit pas aux crimes effectivement commis par des croyants Je continuerai de combattre ces persévérants dénis, mais jamais sans diaboliser mes adversaires. Encore moins en tentant d’empêcher leur expression.
En fait, Severn Cullis-Suzuki a été interrogée récemment par Libération (qui n’est pas toujours le journal de la fausse Gauche, elle aussi pratiquante du néo-négationnisme en d’autres domaines).
Le lien pour lire l’article est dans celui que je cite ci-dessus.
Mais j’aimerais voir, sur Agoravox ou ailleurs, un entretien en vidéo.
Ceux qui méprisent Gréta Thunberg me
révoltent parce que c’est aussi la réalité de ce qu’elle dénonce qu’ils
méprisent. Ils sont ce que j’appelle de dangereux néo-négationnistes (il y en a d’autres dans d’autres domaines).
Mais il serait sans doute intéressant
d’interroger aujourd’hui Severn Cullis-Suzuki qui, 27 ans avant Gréta,
intervenait de manière semblable avec des objectifs eux aussi semblables, et
qui a continué son combat par la suite.
Il me semble qu’à 12 ans, elle était
politiquement plus mûre que Gréta à 16. Voir ici :
Le problème - le drame - pour les
musulmans qui veulent désacraliser la
violence, c’est qu’ils ne peuvent le faire sans désacraliser leur prophète
Mohamed, qui a attribué à Dieu de nombreux appels à la commettre, et qui l’a
abondamment pratiquée lui-même. Ils ne peuvent le faire sans désacraliser le
Coran, sans détruire, en fait, l’islam lui-même.
Les chrétiens n’ont aucune difficulté
de ce type puisque leur "Messie" n’a jamais attribué à Dieu des
appels à tuer. Il a, au contraire, tenté de convaincre ses coreligionnaires que
leur Dieu n’appelle qu’à l’amour, et
qu’il le veut universel.
C’est le maintien, dans le
christianisme, de l’attribution à Dieu des nombreux appels à massacrer contenus
dans l’Ancien Testament, et donc de leur
caractère sacré, qui a permis à l’islam dès sa naissance, 6 siècles après
l’auto-sacrifice de Jésus, de relancer la croyance en "de bons appels à
massacrer" pour "de bonnes raisons divines".
Le scandale du christianisme actuel,
alors que les "justes massacres" sont toujours pratiqués par des fidèles de l’islam, c’est que
les chrétiens s’obstinent à ne pas
vouloir désacraliser la violence attribuée au Dieu
"judéo-chrétien", alimentant et justifiant ainsi, indirectement, la durable
violence islamique.
A propos de Ghaleb Bencheikh , je crois
utile de répéter ici ce que j’ai déjà dit ce matin derrière un autre article :
Je réaffirme que, pour moi, l’islam est la plus épouvantable des
religions, tout simplement parce qu’elle a réanimé et re-justifié, il y a
14 siècles, la croyance en "des bons massacres voulus par Dieu pour de
bonnes raisons", croyance exprimée, il y a 3000 ans, dans la première
partie de la Bible.
Et pourtant, j’ai plus d’estime pour
certains responsables musulmans que pour de faux chrétiens, fussent-ils papes, qui s’obstinent à ne pas vouloir désacraliser
la violence religieuse "judéo-chrétienne".
J’ai plus d’estime aussi, pour ces
musulmans, que pour les athées
obscurantistes qui, par paresse intellectuelle ou/et par préjugé
confortable et trop difficile à abandonner, crachent sur les croyants de toutes
les religions abrahamiques en attribuant à celles-ci le même rôle dans la
violence effectivement commise dans le monde au nom de Dieu.
C’est ainsi que j’ai une très
grande estime pour le responsable musulman de haut niveau qu’est Ghaleb
Bencheikh. Il dit très explicitement, lui, qu’il faut désacraliser la violence et que "c’est l’un des grands
chantiers fondamentaux" de la Fondation de l’islam de France qu’il préside
(Voir Le Monde des religions n°97, du 27 août 2019).