La France était "un" peuple, avec ses différences et ses divergences, jusque dans les années 70. Aujourd’hui, c’est un aggrégat, ou plutôt un désagrégat.
C’est pour cela (entre autre) que la France n’est plus une nation et ne peut plus en être une d’après moi.
Oui, je pense aussi que le point de rupture est franchi et que l’homogénéisation nécessaire pour faire société n’est plus possible. Cela me rend triste, je serais bien soulagé de me tromper, mais je ne vois plus où est la sortie.
Il reste l’état (de l’ancien état-nation westphalien), et l’état, c’est le plus froid des monstres froids, comme on dit, le leviathan.
Je suis d’accord avec le monstre froid de l’état. Mais derrière, il y a la chose publique en question, que j’indiquais à ezechiel : les routes, les hôpitaux, les canalisations des eaux, la police, la justice, l’éclairage public, etc... Ou qu’on appelle ça le bien commun, peu importe. Qui gère ça comment ? La res-publica était une question complexe, mais concrète, pas cette incantation à la con qu’on en a fait aujourd’hui. C’était celle des Grecs qui appelaient ça la démocratie.
Je le vois en bien en micro, chez moi, les tribus dans leurs terrains de droit coutumier qui leur appartiennent. Un couple se forme veut s’installer. Il n’y a plus trop de place, on leur file un coin pourri, ils sont jeunes et vont bien se débrouiller avec ça. Sauf que le couple va mal vivre, les enfants seront turbulents, peu productifs et utiles. Une tribu peut vite se détériorer, comme ça, elle le sait très bien. Les endroits qui ressemblent à la Suisse, où tout est propre est beau : les gens sont paisibles avec de belles rangées de dents blanches qui lèvent le pouce bien droit. Les endroits où c’est bordélique, on reçoit plein de regards qui épient. Alors quand la chose publique est mal gérée, mal utilisable par chacun, dans une société en tension et animosité, oui, il faut un monstre froid à la place.
toute la camarilla devenant une basse cour de poulets sans têtes. On verra...
Mark Rutte, premier ministre, qui a forcé la destruction du monde agricole de son pays pour suivre l’agenda mondialiste, puis secrétaire de l’OTAN, qui a annoncé que les pays de l’UE devaient passer à l’industrie de guerre pour se confronter inévitablement à la Russie :
parles pour toi. Mais si tu as attends qu’une autorité extérieure vienne te dire quoi défendre...
Je n’aurais pas la forfanterie ni l’anachronisme d’affirmer que j’aurais été un résistant pendant la guerre. Mais ceux là ont écrit la plus belle page d’histoire de France, et nationale, depuis au moins la Révolution Française.
Macron a préparé les esprits à la guerre contre la Russie par des discours égrenés et avec certaines lois qu’il a décidées. Si celle-ci advenait, il n’est pas question pour moi de me battre pour Macron. Si la France devenait russe (et si par hasard elle n’était pas atomisée), cela ne me dérangerait pas plus que ça, même avec ses aspects pas cool, mais pas pire que le merdier français dans lequel nous sommes. Je me battrais pas plus pour une France islamique, invivable pour un pays qui a été chrétien, ni pour une France juive, dont on a vu sa propension à penser à notre place comment on doit vivre. S’il y avait une guerre et des gens capables de restaurer ou refonder la nation, immunisés contre ce qui l’empêche, oui, je me battrais avec eux.
Nos "élites", les élus, gestionnaires, décideurs, ont cette malfaisance de transformer l’or en plomb. de Gaulle n’est pas arrivé en scène à la régulière, par élection, mais par effraction. Cette question d’un système hostile à ses habitants n’est pas neuve. Est-ce la génération baby-boom, aveugle, qui a détruit le pays ? Marc Bloch nous a renseigné que c’est plus ancien. Je vois un continuum depuis la cour de Versailles qui a développé à la place de "l’élite" le parasitisme, dont Molière a brocardé la manière d’être et de penser avec "Les précieuses ridicules". Mais je ne pense pas que cela explique tout. Il y a eu les sans-culottes qui ont ont fait savoir qu’ils en avaient marre de se faire sucer le sang. Récemment, c’étaient les GJ, sur lesquels les zotorités ont couvert un lâcher de vampires antifas. La suite je n’e sais rien. Peut-être qu’avec Trump, l’UE va s’effondrer de lui-même, toute la camarilla devenant une basse cour de poulets sans têtes. On verra...
La France n’est pas née par magie au moment des traités de Westphalie.
Aucune des 193 nations reconnues n’est née ex-nihilo. Elles sont apparues selon des époques et des histoires singulières.
(...) se veut la continuité du Sacre des Rois juifs de l’Ancien Testament.
(...) les statues alignées des 28 Rois d’Israël, témoins et gardiens de la passation de pouvoir vers leurs successeurs.
Vous venez de loin, vous... Si vous reconnaissez une légitimité de la France à partir des rois d’Israël, alors je ne peux que confirmer que la France judéo-chrétienne comme judéo-maçonnique, c’est kif-kif bourricot : vous revendiquez un ADN judaïque au pays.
Je vois que vous essayez de vous raccrocher aux branches à votre 2ème commentaire que vous m’avez destiné. Je ne vais pas reprendre tous mes développements récents : une nation et sa légitimité = 1 territoire + 1 peuple + une chose publique que le peuple se décide. La nation française est née en 1789, avant, c’était un royaume. Le royaume ayant fourni ce qu’il fallait pour faire une nation, on est bien d’accord, avec des sujets appartenant au roi devenant des citoyens d’un pays qui leur appartient. Si vous êtes royaliste (le domaine et les gens lui appartiennent), ou théocrate : vous n’êtes pas nationaliste. Le christianisme a créé une religion, pas des nations. Concernant la sienne, Jésus l’a dit lui-même : rendez à César....
Un peuple est un tissu vivant, pas une entité figée : il évolue selon les réalités qui apparaissent et les influences croisées entre les peuples. Par contre, comme la nation, il ne peut pas non plus être créé ex-nihilo. Il existe grâce à un patrimoine matériel et immatériel commun, qui font notamment des moeurs communes. Sans ça un peuple ne peut pas se faire et ses habitants ne peuvent pas y coexister. Le christianisme est un des éléments de ce patrimoine, il appartient au peuple français, avec le temps de décider ce qu’il en fait. Et l’universalisme revendiqué aujourd’hui, son absolu, nie la notion même de peuple en rejetant sa capacité à décider de son destin. Je sais qu’on est d’accord que la mondialisation avec une gouvernance cooptée et centralisée de 8 milliards d’humains est la préparation d’un cauchemar.
le VRAI problème c’est nous ! Nous la France qui sommes incapables de défendre nos propres intérêts et qui préférons nous faire marcher sur la gueule (notamment par le président algérien) plutôt que de montrer les dents et de nous faire respecter.
Oui, complètement. Parce qu’on n’a plus rien à défendre : le nationalisme, c’est sale, le problème vient de là.
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Et j’en reviens à nos échanges précédents : il faut arrêter la moraline s’agissant d’actes de guerre. Oui la guerre c’est moche, sale degueulasse et tout ce qu’on veut, c’est une évidence.
Vous parlez abusivement de moraline quand il s’agit de modus vivendi. Tulsi Gabbard vient de prêter serment et a dit dans sa déclaration que la guerre ne doit pas être le premier, mais le dernier recours. Elle est justement militaire pour savoir qu’ils sont envoyés en sacrifice pour le bon vouloir de mauvais dirigeants qui ne savent pas (ne veulent pas savoir) que la politique (la diplomatie) sert justement à éviter de les envoyer à la mort à leur place. Un militaire sert à défendre son pays, pas à être envoyé pour des équipées sauvages au bon vouloir du prince.