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  • 2 votes
    ' TchakTchak 5 juin 2022 10:04

    @Gaspard Delanuit

    Oui, par exemple juan diaz :

    On est en mai ou en janvier ? Ou la clim est trop basse pour la saison dans le studio xd

    C’est vrai que les saisons, ça doit être un truc vaguement astrologique. On est loin de la science exacte avec ça.


  • 6 votes
    ' TchakTchak 4 juin 2022 22:35

    Quand est-ce qu’on va sortir de cette droiche et de cette gaute ? La majorité des Français a bien compris cette imposture et soit elle a renoncé à voter, soit elle est réduite à chercher comment voter contre, au lieu de voter pour.

    Mais l’inertie des relais politiques comme « intellectuels » l’empêche. Les partis politiques sont réduits à de simples écuries électorales, aux réflexions programmatiques présentant des mensonges démagogiques pour séduire ou des renforcements idéologiques pour se distinguer. Les intellectuels produisent des discours conformes à une population devenue âgée sensible aux combats d’une époque révolue, aveugle aux nouveaux enjeux de société.

     Le vrai clivage, que l’on cache, se situe entre les mondialistes et les souverainistes qui ouvriraient les débats utiles dont la société a besoin. Mais jamais un Bégeaudau ne voudra pas y choisir son camp. Bien commode de blablater toujours un antagonisme dépassé.



  • 1 vote
    ' TchakTchak 4 juin 2022 21:44

    @TchakTchak

    ... Il va falloir s’y mettre...



  • 2 votes
    ' TchakTchak 4 juin 2022 21:31

    Boris et Croa,

    Il y a eu deux approches venues, qui peuvent se repousser comme se croiser : l’agriculture bio à la française et l’agriculture organique issue du fonctionnement écologique.

    L’agriculture bio est relatif au label attestant l’absence d’ajouts chimiques et à son cahier de charges qui en permet l’obtention et l’agriculture organique est relatif à l’optimisation des moyens et ressources écologiques (exemples : paillage, plantes amies/ennemies, milpa, culture en butte, spirale aromatique, école de permaculture…). La traduction "organic food" en "produit bio" (ou l’inverse) est une approximation sémantique qui indique l’ambivalence entre les deux approches.

     

    L’agriculture industrielle a supplanté le génie paysan de jadis (sélection massale, protection contre l’érosion avec les haies, création de biefs d’irrigation, assolement biennal et triennal…) avec l’extension des monocultures adaptées au développement des transports à longue distance. Le génie paysan intégré au paysage est passé à l’ingénierie agricole externe avec développement des équipements motorisés et des intrants chimiques.

    La culture organique renoue avec celle traditionnelle en apportant un regard sur un milieu vivant, y compris scientifiquement éclairé (les époux Bourguignon, par exemple) plutôt que simplement domestique (le brûlis épuise à long terme, la jachère comme le labour sont inutiles…).

    Agriculture industrielle = rendement à l’hectare : comment monter la production de 6 à 7 tonnes de blé à l’ha ?

    Agriculture organique (dont bio) = productivité à l’ha : comment accroitre le nombre de productions simultanées sur un même ha ?

     

    Les Amish ont gardé l’agriculture traditionnelle. Je n’ai pas été voir sur place, mais ils sont bien restés en bio pour la plupart (pas tous, me dit Internet, le monde Amish n’est pas complètement homogène non plus). Leur paradigme : (la nature appartient à dieu, les humains en sont les gardiens qui en bénéficient) peut les rendre rétifs à l’approche holistique de l’agriculture organique (l’écosystème est le moteur biologique à comprendre et maintenir de production d’êtres vivants pour en bénéficier), d’autant plus qu’elle est apportée par le monde industriel qui a abîmé l’oeuvre divine.

     

     Cet article montre les ambivalences : aussi bien selon les Amish, la méfiance contre le monde industriel qui corrompt les humains, que le mépris, selon la journaliste, contre cette population qui préfère la croyance irrationnelle à un dieu au pouvoir des humains au progrès de ses moyens d’existence.

    https://www.courrierinternational.com/article/2010/08/26/les-amish-grands-pollueurs-devant-dieu

     

    - - - - - 

    Les échanges dans ce module sont intéressants : la reconnaissance auprès des Amish d’avoir su éviter les méfaits du monde industriel et consumériste l’emporte sur le dénigrement contre eux et leur choix d’un système théocratique impérieux. A l’époque du documentaire, la balance aurait sans doute été différente dans les échanges, pointant plutôt sur l’autoritarisme imposé aux mœurs.

    Les nécessités difficiles de résilience et de l’autonomie d’existence n’étaient pas apparentes : les périls écologiques, technologiques et économiques n’existaient pas encore.

    Il va falloir, hein, pour ceux qui n’ont rien commencé...



  • 7 votes
    ' TchakTchak 2 juin 2022 15:45

    Sympa votre texte, merci.

    Les Amish vivent selon un fonctionnement autoritaire. La religion sert de corset au contrat social. Je me demande si la vie autogestionnaire en mode libéral est possible. Ces vies autarciques sont rares, aujourd’hui. Il y a les zapatistes qui ont l’air de bien marcher, mais c’est une nation indigène spécifique. Marinaleda, qui date des années 1970, tient bien la route. Mais la période utopique des années beatniks n’a pas laissé grande chose, voire quasiment rien.

    En fait, je me demande si une simple société de lois civiles et possible. Peut-être que non et qu’il faut une décision spirituelle commune décidée comme loi de société. Le monothéisme est un peu trop raide pour moi et risque de ne pas être attractif pour lancer des sociétés autogestionnaires. Mais c’est peut-être la piste : pour créer une telle société et qu’elle soit viable, il faut des lois communes civiles et spirituelles. C’était la limite aux productions du Siècle des Lumières : n’avoir réfléchi qu’aux lois civiles, (justement pour échapper à l’emprise monothéiste sur les esprits, notamment après les guerres de religions). Ce siècle a permis l’émergence des sociétés de gens égaux, en droits et statuts, notamment sortir du servage, mais on sait bien maintenant qu’on crève lentement du matérialisme.

    En tout cas les Amish ont su garder intacte et pleinement vivante une espèce qui a presque complètement disparue : celle de l’homo faber. C’est très précieux pour l’avenir.

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